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Publié par Gaia - Dreuz le 1 août 2013

Le président de la Commission médicale d’établissement estime que repousser cette échéance pourrait s’avérer dangereux, notamment à cause du manque de moyens.

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Le conflit autour de la reconversion du plus vieil hôpital parisien, l’Hôtel-Dieu, a rebondi jeudi avec la mise en garde du Pr Capron, autorité médicale de l’AP-HP, contre le risque sanitaire à maintenir les urgences, dont la fermeture pourtant décidée a été repoussée par Marisol Touraine.

«La loi m’ordonne de parler. Je le fais aujourd’hui solennellement. Ceux qui refuseront de m’entendre doivent, comme moi, être disposés à s’en justifier le jour venu», a déclaré dans un long communiqué le professeur Loïc Capron, président de la Commission médicale d’établissement (CME), sorte de parlement des médecins où sont avalisées les décisions médicales concernant les 37 hôpitaux de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

«Maintenir ce service d’accueil des urgences (SAU) serait flouer les Parisiens, de manière irresponsable et condamnable, en les mettant à la merci d’un accident grave dû à l’insuffisance de moyens», a-t-il affirmé, précisant que le code de la santé publique «confie au président de la CME la charge d’améliorer la qualité et la sécurité des soins».

Or, rappelle-t-il, la CME a décidé par un vote en novembre 2012 de fermer le service des urgences car «il ne possède plus l’environnement exigé pour soigner correctement les malades». La date de fermeture prévue était le 4 novembre. Mais, début juillet la ministre de la Santé Marisol Touraine a décidé de la repousser à une date indéterminée mais probablement postérieure aux élections municipales de mars 2014.

Pour la direction générale de l’AP-HP et la CME, la fermeture des urgences s’inscrit dans un ambitieux projet de reconversion de l’hôpital historique, situé à deux pas de la cathédrale Notre-Dame, pour en faire un «hôpital universitaire de santé publique», c’est-à-dire sans lits mais axé sur la médecine générale (maison médicale ouverte 24 heures sur 24), la formation, la recherche et la santé publique.

Le projet, d’un coût de 150 millions d’euros, doit être autofinancé par la vente du siège actuel de l’AP-HP, près de l’Hôtel de Ville, le nouveau siège étant transféré à l’Hôtel-Dieu.
A Lyon et Marseille des hôpitaux reconvertis en hôtels

Ces derniers mois, plusieurs services ont été déménagés et le service des urgences, l’un des derniers à devoir partir, devait fermer le 4 novembre. Mais la CGT et un urgentiste, le Dr Gérald Kierzek, ont organisé une résistance au projet, politiquement et médiatiquement efficace, mettant en avant les risques d’une fermeture d’un service d’urgences dans le coeur touristique de Paris. Le Dr Kierzek cherche à promouvoir un projet alternatif, préconisant de recréer un hôpital de proximité.

Le conflit a vite pris une tournure politique à quelques mois des élections municipales. Jeudi sur RTL, Marisol Touraine a confirmé que «pour le moment il n’y a pas de fermeture prévue», ajoutant que la date envisagée ne lui «paraissait pas responsable, ni raisonnable». «Donc des concertations vont s’engager pour aboutir à des décisions qui soient partagées par tous», a-t-elle dit.

Mais la décision ministérielle, interprétée comme une première victoire pour les opposants à la fermeture, a suscité un profond mécontentement dans la communauté médicale, ulcérée de voir que des enjeux politiques, de surcroît locaux, puissent prendre le pas sur des décisions approuvées par les plus hautes sommités médicales de l’AP-HP.

D’abord sourde, cette colère vient de se manifester avec éclat par le virulent communiqué du Pr Capron. Interrogé par l’AFP, le président de la CME est allé plus loin. «C’est Kierzek ou moi, alerte contre alerte, ils doivent choisir», a-t-il lancé. Il a révélé qu’il avait dû se rendre à l’Elysée avec la directrice générale de l’AP-HP Mireille Faugère où des conseillers ont cherché à lui faire comprendre qu’il devrait prendre en compte «le contexte politique local». «A l’Elysée ! Dans quelle République sommes nous», s’est-il emporté.

La reconversion de l’Hôtel-Dieu parisien a fait l’objet de multiples projets dans le passé, mais qui n’ont jamais abouti. Alors que d’autres villes ont réussi à donner une nouvelle vie à leur propre Hôtel-Dieu comme Marseille et Lyon (palaces hôteliers), Toulouse (siège du CHU) ou encore Beaune (musée des hospices).

http://www.liberation.fr/societe/2013/08/01/urgences-de-l-hotel-dieu-la-mise-en-garde-du-professeur-capron_922218?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

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