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Publié par Gaia - Dreuz le 2 août 2013

L’agression d’un policier par un jeune vendeur d’origine daghestanaise a mis le feu aux poudres : les forces de l’ordre ont lancé une grande opération de « nettoyage » sur les marchés de la capitale. La presse russe s’en réjouit sans réserves, et donne son avis sur les mesures à prendre.

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L’interpellation d’un jeune vendeur de pastèques sur le marché moscovite de Matvéévski, samedi 27 juillet, a mal tourné. Magomed Magomedov, 18 ans, originaire du Daghestan (république du Caucase du nord, dans la Fédération de Russie) et accusé de viol sur mineure, s’est violemment opposé à son arrestation. Sa famille s’est acharnée sur un des policiers venus l’interpeller, Anton Koudriachov, hospitalisé depuis dans un état grave après avoir reçu un coup violent à la tête.

Un coup de trop, qui a provoqué une vague d’indignation parmi les Moscovites et a conduit à une campagne sans précédent de « décriminalisation des marchés de Moscou », ordonnée par le ministre de l’Intérieur Vladimir Kolokoltsev. L’objectif affiché par la police : identifier les immigrés illégaux impliqués dans le crime organisé, qui sont traditionnellement structurés selon l’appartenance ethnique.

En deux jours, plus de mille personnes ont été interpellées, dont 500 placées en détention provisoire. La majorité de ces travailleurs illégaux sont des ressortissants de pays d’Asie centrale (Tadjikistan, Ouzbékistan, Kirghizistan), tandis que d’autres sont des ressortissants des républiques du Caucase russe, souvent perçus comme des brigands sans foi ni loi par la population russe.

« La guerre aux groupes criminels est déclarée »

« La guerre aux groupes criminels ethniques est enfin déclarée », se réjouit le journal en ligne russe Vzgliad, qui espère un « assainissement de la situation criminelle dans la capitale russe [Moscou accueille 1,1 millions d’immigrés issus d’Etats postsoviétiques, dont 300 000 illégaux], mais aussi de la situation interethnique, les deux étant intimement liées ». Ces deux jours ne sont donc que « le début d’une opération de longue haleine », précise le journal.

Si les ressortissants d’Asie centrale travaillent sur des chantiers, les nord-Caucasiens, notamment les Daghestanais et les gens originaires de Kabardino-Balkarie, chapeautent tous les marchés de la capitale, où ils instaurent leurs règles du jeu et contrôlent les prix. Le tout protégé par de « hauts responsables corrompus de la police ».

Selon le journal, les relations interethniques à Moscou sont « au bord de l’explosion ». « Si les Russes sont, dans leur grande majorité, respectueux des lois et calmes, les montagnards [du Caucase du nord] sont plus remuants et entreprenants, ils considèrent le territoire des autres comme une source de butin, où aucune règle ni limite n’est de mise ». Selon Vzgliad, « créer des emplois, construire de nouvelles usines et développer le tourisme dans le Caucase du nord, comme le prévoit le programme fédéral, ne suffira pas à calmer les esprits. Encore faut-il habituer les gens à l’idée qu’il faut travailler à la maison, chez soi, et honnêtement ».

La corruption des fonctionnaires et policiers

Pour le site du magazine russe Odnako, l’unique remède contre les tensions interethniques est « de tuer les ghettos », « instaurer une situation où chacun, qu’il soit Russe ou Caucasien, sera puni selon la loi s’il l’a enfreinte » et où « personne n’évitera le châtiment ». « La corruption des fonctionnaires et policiers russes, achetés par des organisations ethniques, doit être punie et rendue publique », ajoute le magazine.

Sur le site Svobodnaïa Pressa, Mikhaïl Pachkine, président du syndicat de la police de Moscou, incrimine avant tout « les policiers, procureurs, juges d’instruction » qui se vendent à des « mafias et clans criminels ethniques », et qui vivent en communautés soudées. Lorsqu’un membre du clan est arrêté, la mésaventure ne dure jamais longtemps : « l’ange gardien » haut placé est toujours là pour voler à son secours. Une situation comparable avec celle en Europe, où, selon Mikhaïl Pachkine, les communautés d’immigrés « vivent entre elles en vase clos, forcent les habitants à accepter leurs règles du jeu, et profitent en plus de tous les bienfaits de l’Etat providence, comme des allocations. Et ils font fi de tout ce qui est hors de leurs traditions ».

Les premiers pas de la décriminalisation de Moscou ont déjà commencé : le marché Matvéévski, ainsi que quatre autres, seront détruits d’ici à 2015. Par ailleurs, le gouverneur de la région de Moscou, Andréï Vorobiov, a annoncé une réduction d’un tiers du nombre de travailleurs immigrés. L’essentiel est que cette campagne de décriminalisation « ne se transforme pas en une opération médiatique grand public », met en garde Svobodnaïa Pressa.

www.courrierinternational.com/article/2013/08/01/sur-les-marches-de-moscou-les-immigres-ne-sont-plus-les-bienvenus

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