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Publié par Michel Garroté le 27 août 2013


Syrie : tractations autour d’une intervention armée

Les Etats-Unis sont-ils sur le point de frapper la Syrie ?

Michel Garroté, réd en chef  –-  Hier, j’écrivais : j’ignore, à ce stade et pour l’instant, si des armes chimiques ont été récemment utilisées en Syrie ; et j’ignore si dans l’affirmative, elles ont été utilisées par le régime ou par les insurgés (cf. première source en bas de page). Au demeurant, je sais pertinemment que Bachar al-Assad et les insurgés sunnites disposent d’armes chimiques et j’en ai fait la démonstration sur dreuz.info. Ce que j’ignore, c’est si ces armes chimiques ont été récemment utilisées ou pas en Syrie, par qui et pourquoi.

Aujourd’hui, je lis que plusieurs spécialistes des armes chimiques estiment que l’enquête en Syrie des experts de l’ONU, qui se sont rendus hier lundi sur l’un des sites d’un « assaut présumé au gaz neurotoxique », risque d’avoir été entamée trop tard pour trouver des preuves (cf. deuxième source en bas de page). Obama accuse le dictateur syrien Bachar al Assad d’avoir ordonné il y a cinq jours un assaut « incontestable » à l’arme chimique dans la banlieue est de Damas. Obama est un professionnel du mensonge. De ce fait, ce qu’il déclare « incontestable » doit donc encore être prouvé et démontré par d’autres que lui.

Ralf Trapp, un spécialiste du désarmement qui a collaboré avec l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), basée à La Haye, souligne que les traces de composants chimiques disparaissent en quelques jours de l’urine des victimes, même si elles peuvent rester plusieurs semaines dans leur sang. « Il faudrait les recueillir le plus tôt possible après l’incident, de préférence pendant les deux semaines qui suivent l’utilisation présumée » de composants chimiques, explique-t-il. La traçabilité des échantillons doit ensuite être assurée de façon très précise, jusqu’à ce qu’ils soient transmis à deux ou trois laboratoires situés dans les vingt pays avec qui l’OIAC a signé des accords.

De son côté, George A. Lopez, ancien conseiller à l’ONU, doute de l’utilité de l’enquête et juge que Damas a tout fait pour éviter qu’elle soit concluante, en particulier en continuant à bombarder les zones concernées : « cela a accéléré la détérioration et la contamination des composants chimiques nécessaires pour apporter la preuve incontestable de l’utilisation de ce type de gaz », regrette-t-il.

Quant à Jean-Pascal Zanders, ancien collaborateur de l’Institut d’Etudes de Sécurité de l’Union Européenne (IESUE), il rappelle que le recueil des échantillons n’est pas le seul but de l’enquête, qui a aussi pour but de rencontrer des témoins : « on est confronté à un nombre très important de personnes qui aurait été affectées par les attaques chimiques ; les gens donneront plusieurs récits et en comparant ces récits les uns aux autres, on sera peut-être capable d’avoir une idée de ce qui s’est produit ».

Je note que les trois experts susmentionnés parlent au conditionnel. En clair, ils ignorent si des armes chimiques ont été récemment utilisées en Syrie ; et dans l’affirmative, ils ignorent si elles ont été utilisées par le régime ou par les insurgés…

Reproduction autorisée avec mention :

© M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Sources :

http://www.dreuz.info/2013/08/al-assad-le-chimique/

http://fr.news.yahoo.com/bient%C3%B4t-trop-tard-pour-enqu%C3%AAter-en-syrie-selon-055503273.html

Post scriptum : Valeurs actuelles est sceptique sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien : « […] Sur le plan politique, une telle action, en ce moment, serait aberrante de la part du régime Assad. En plus de quarante ans de pouvoir, il a employé les moyens les plus durs contre son peuple, contre son voisin Le Liban ou les soldats français à Beyrouth, à une certaine époque. Sa dureté ne fait aucun doute. Mais Assad est aussi conseillé sur la meilleure stratégie à adopter, sur le terrain militaire comme dans la manœuvre médiatique qui l’accompagne. Ce n’est pas au moment du retour des inspecteurs de l’AIEA, autorisés à se rendre en Syrie, qu’il était le plus judicieux de lancer une telle opération chimique, aussi provocatrice. L’emploi de ces armes est de plus aléatoire. Les retombées médiatiques d’une telle action s’annonçaient plus désastreuses que les effets escomptés – rarement obtenus – sur les objectifs visés.

Hypothèse. Sans négliger la cruauté intrinsèque du régime Assad, on ne peut écarter la capacité de nuisance des plus extrémistes des insurgés, dont certains se sont emparé de stocks chimiques. Ils seraient capables de les activer et de les retourner de telles armes contre des civils, avec trois objectifs : provoquer une levée de bouclier internationale, déclencher une intervention d’urgence, faire vaciller le soutien de la Russie et de l’Iran à Assad.

Les spécialistes ont en mémoire des cas de manipulation de ce type. Deux exemples : le faux charnier de Timisoara (Roumanie, décembre 1989), cas d’école d’une intoxication réussie des médias occidentaux ; les bombardements suspects de civils bosniaques à Sarajevo (Bosnie), entre 1993 et 1995, qui entrainèrent une robuste intervention occidentale armée. En Syrie, comme hier en Roumanie ou en Bosnie, le plus grand discernement s’impose. »

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