Publié par Ftouh Souhail le 1 septembre 2013

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Vendredi 30 août 2013, des centaines de manifestants se sont rassemblés avenue Habib Bourguiba, au centre ville de Tunis, en soutien au régime de Bachar Assad.

Parmi les manifestants, se trouvent, surtout, des militants du Front populaire, qui regroupe des partis baathistes, nationaliste arabes et marxistes. Des hommes ont brandit le portrait de Hassan Nasrallah, le chef du mouvement terroriste chiite du Hezbollah, qui participe aux massacres quotidiennes aux côtés de l’armée régulière syrienne.

Cette manifestation, qui n’est pas la première, vient une semaine après la mort de 1.429 de victimes innocentes (dont 426 enfants) gazées à Damas dans le conflit communautaire entre alaouites et sunnites.

Quelque 31 Palestiniens ont été tués en Syrie dans cette attaque chimique du 21 Août, dans l’indifférence des tunisiens. D’ailleurs la réaction du camp pro-palestinien en Tunisie a été inexistante. Pourtant, 1.472 palestiniens ont été liquidés, selon un décompte de L’OLP, par l’armée syrienne durant les 22 derniers mois et pas une ligne dans la presse en Tunisie n’a dénoncé cette situation.

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Ces manifestants, qui se sont rassemblés vendredi à Tunis, ne pensent pas que Assad doit rendre compte du massacre de son peuple ni de celui des Palestiniens. Soit.

Lorsque les avions de l’armée syrienne avaient bombardé, le 16 décembre 2012, le camp palestinien de Yarmouk pour la première fois, ainsi que les quartiers l’entourant dans le sud de la capitale, les médias tunisiens, sans souci d’objectivité, ni du devoir d’impartialité, n’ont pas respecté l’éthique pour dénoncer cette attaque. Le camp de Yarmouk abrite pourtant 150 000 palestiniens dans le district de la ville de Damas.

Alors que le régime se livre à une répression sanglante de la révolte populaire, les Palestiniens de Syrie sont divisés sur la question du conflit brutal qui frappe ce pays, certains ayant même pris les armes à côtés des rebelles pour combattre les forces pro-régime.

En outre, le Hezbollah, la milice libanaise chiite pro-iranienne, a également accusé les Palestiniens de Syrie d’être rangés du côté de la rébellion du front sunnite qui lutte contre le front chiite représenté par l’Iran et la minorité allaouite de Syrie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Souhail Ftouh pour www.Dreuz.info

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