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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 septembre 2013

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« Le Président François Hollande est à la traîne d’Obama, il lui porte son cartable et son manteau pendant que Poutine et Obama sont engagés dans des discussions privées », écrit le New York Times avec un mordant que d’autres laquais, que sur internet nous évoquons avec dérision comme les journalistes du pouvoir, n’ont pas la tremper d’afficher.

« Et pendant ce temps, Hollande s’imagine, naïf, qu’il joue un rôle clé dans les décisions sur la Syrie ! » se moque le quotidien new-yorkais.

Aux guignols de l’info, une exception dans le paysage médiatique consensuel, Hollande est montré visitant une école et demandant à Obama la permission d’aller faire pipi. Je ne suis même pas sûr que les élèves demandent encore la permission.

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Si Hollande pensait que sa décision d’adopter une posture volontaire aux cotés des Etats Unis, pour lancer une frappe contre la Syrie, lui donnerait une stature internationale, et l’aiderait à regagner un peu d’autorité en France, les évènements de la semaine passée ont du lui faire l’effet d’une douche froide :

  • L’opinion publique s’est retournée : le sondage publié par le Figaro de ce week end indique que plus des 2/3 des Français sont hostiles à toute action contre la Syrie.
  • De plus en plus de voix, à gauche comme à droite, demandent un vote de l’Assemblée nationale, ce que la loi n’exige pas.
  • Les tentatives d’aide du secrétaire d’état John Kerry, qui a comparé le refus de la France aux accords de Munich de 1938, ont produit l’effet inverse, révélant que le président français avait besoin de la bouée de sauvetage de la Maison blanche pour ne pas se noyer, et ont souligné ses faiblesses au lieu de le grandir.
  • Alors que son intervention au Mali lui a valu un éphémère regain de popularité, sa décision d’intervenir en Syrie, si elle était motivée par l’attrait de remonter dans les sondages, a été un échec total – et l’opération n’a pas commencé.
  • Coincé entre le ridicule, lui qui annonçait fièrement, un lundi : « nous pourrions frapper la Syrie dès jeudi », et le risque de s’écrouler dans les sondages si – et c’est probable – les Français lui mettent sur le dos le drame humanitaire et l’embrasement de la région qui pourrait découler d’une intervention militaire, Hollande en est réduit à attendre, impuissant comme un anonyme citoyen, le vote du parlement américain qui décide pour la France. Et cela, personne n’a manqué de le remarquer.
  • Hollande est maintenant l’objet d’une avalanche de critiques – souvent contradictoires -tant de son camp politique que de la Droite. Qui de lui reprocher d’avoir parlé à la légère, qui d’avoir engagé trop vite la France dans un conflit où elle devra affronter la Russie, qui d’être trop timide d’attendre le bon vouloir des Etats Unis et des Nations unies, qui de lui reprocher de ne pas tenir compte de l’opinion majoritairement hostile des Français, et donc de ne plus les représenter, ou, à l’inverse, d’avoir porté préjudice à la fonction présidentielle qui lui confère le droit d’employer la force sans faire appel à l’Assemblée nationale.
  • Comme en Grande Bretagne, comme aux Etats Unis, la France pose maintenant les questions fondamentales auxquelles la diplomatie français peine à répondre : pouvons-nous agir ? Est-ce en conformité avec le droit international ? Est-ce que cela va servir à quelque chose ? Est-ce que le conflit ne va pas, avec ou sans frappes, s’éterniser ? Assad ne va-t-il pas devenir encore plus agressif après l’intervention occidentale ? Est-il vraiment l’auteur des attaques chimiques ?

Le pire de tout, ajoute le New York Times, est probablement que François Hollande, qui n’a aucune expérience en politique étrangère, a échoué dans une tâche essentielle : celle de protéger la fierté et l’image de la France, et d’avoir présenté au monde entier l’image d’un président impuissant, un laquais des Etats Unis.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.nytimes.com/

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