FLASH
[21/10/2017] Espagne : le gouvernement prévoit la destitution du président catalan Puigdemont dans les 6 mois  |  Espagne : Le gouvernement suspend l’autonomie de la Catalogne (application article 155)  |  L’Assemblée a voté la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages d’ici 2020 : ça va coûter très cher aux Français  |  Israël a tiré sur les positions de l’artillerie syrienne après 5 roquettes tirées sur le Golan  |  Elus du personnel : leur nombre devrait baisser nettement dans les grandes entreprises (enfin)  |  Egypte : 58 policiers tués lors d’un attentat de l’organisation Hasm à Giza au sud du Caire  |  #Allemagne : plusieurs personnes ont été blessées dans une attaque de couteau à Munich  |  Règlement de compte hier soir à Marseille. 2 individus armés (fusil à pompe) ont tué un homme à la Bricarde  |  Pendant la nuit, 2 roquettes tirées depuis la Syrie ont atteint le Golan – pas de blessé  |  [20/10/2017] #Pologne : 8 blessés dans une attaque au couteau dans le centre commercial VIVO à Stalowa Wola  |  Une ex-assistante parlementaire porte plainte contre le député LREM Christophe Arend pour harcèlement et agression sexuelle  |  Une ex-salafiste porte plainte contre Tariq Ramadan pour “viol, agression sexuelle et harcèlement”  |  Un musulman plein d’amour et de tolérance s’est fait exploser dans la mosquée de l’imam Zaman de Kaboul en Afghanistan  |  Le Hamas à Trump : « Israël, nous voulons l’anéantir, pas le reconnaître » et les médias feignent de ne pas entendre  |  [19/10/2017] Ariane Fornia, fille d’Eric Besson, accuse l’ex-ministre Pierre Joxe d’agression sexuelle  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Michel Garroté le 11 septembre 2013

 

Shoah-Weinrich

 

Michel Garroté, réd en chef  –-  Dans cet ouvrage, Max Weinreich s’attache à montrer que « la science allemande a fourni les idées et les techniques qui ont conduit à un massacre sans précédent et l’ont justifié », dixit Hannah Arendt dans Commentary (voir les sources en bas de page).

Et ceci non seulement à partir de la prise du pouvoir d’Hitler en 1933, sous la férule d’un régime autoritaire, mais dès les années 20, par la manipulation idéologique des discours érudits des différentes disciplines.

Le livre se partage en deux parties. La première qui traite de la planification et de la préparation et qui va jusqu’à la guerre. La seconde qui s’intitule « expérimentation à grande échelle ». Weinreich relie directement le soubassement théorique élaboré par l’élite intellectuelle allemande et la mise en œuvre pratique de l’extermination à l’échelle européenne.

L’étude montre tout d’abord comment le régime national-socialiste a travaillé sans relâche à la conquête des universités et des universitaires, établissant de nombreux instituts scientifiques ad hoc, afin de fonder, mener et justifier sa solution de la question juive.

Bien avant que certains de ces instituts deviennent des officines du ministère de la Propagande du Reich sous la houlette de Goebbels, des penseurs allemands, des professeurs et des savants se sont jetés avec enthousiasme dans ce processus d’élaboration idéologique qui est devenu une arme aux mains du régime national-socialiste.

Une des parties de cette étude apporte aussi un éclairage sur les institutions de recherche anti-juive créées sur le modèle allemand en Italie, France, Lituanie, Croatie, Danemark et Hongrie.

Max Weinreich insiste sur le rôle joué par ces constructions pseudo-scientifiques lorsque commencent les massacres de masse des populations juives qui accompagnent l’invasion de l’Union soviétique en juin 1941.

Max Weinreich a examiné des milliers de documents qui ont été ramenés au YIVO – installé à New York, dès les premières victoires des Alliés. Certains d’entre eux étaient classés confidentiels, d’autres étaient des écrits largement publiés et diffusés, dont 5’000 publications allemandes du temps de guerre.

L’appareil critique du livre fait apparaître l’océan bibliographique de la science raciale nationale-socialiste, élaborée par des sommités universitaires travaillant d’arrache-pied et se répandant dans une multitude de publications à prétention scientifique.

Tout au long de l’étude, Weinreich cite un nombre impressionnant de textes issus de toutes les disciplines des sciences humaines et des sciences naturelles : anthropologie physique et culturelle, philosophie, histoire, droit, économie, géographie, démographie, théologie, linguistique, médecine, biologie, physique.

Le travail de Max Weinreich révèle aussi à quel point l’objectif suprême de la solution de la question juive a toujours été placé  —  par les dirigeants nationaux-socialistes et les factions qui s’affrontent à travers différents instituts et organes de presse notamment les différends entre Walter Frank et Alfred Rosenberg  —  au-dessus des luttes pour le pouvoir qui les divisent, anticipant en cela les travaux d’historiens ultérieurs.

Pionnier de la recherche sur le rôle des élites intellectuelles allemandes dans la construction des théories raciales, le livre de Weinreich est également resté indépassé par l’ampleur de la documentation examinée.

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Sources :

« Hitler et les professeurs : le rôle des universitaires allemands dans les crimes commis contre le peuple juif », Max Weinreich (1894-1969), éditions Belles lettres, Paris, France, août 2013, traduit de l’anglais et de l’original yiddish par Isabelle Rozembaumas :

http://www.cicad.ch/fr/shoah-news/hitler-et-les-professeurs-le-r%C3%B4le-des-universitaires-allemands-dans-les-crimes-commis#overlay-context=fr/shoah-news/hitler-et-les-professeurs-le-r%25C3%25B4le-des-universitaires-allemands-dans-les-crimes-commis

http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100424560

   

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz