FLASH
[15:36] Le gouvernement français lance un groupe de réflexion sur la prostitution des mineures. Ils ont besoin d’un groupe de réflexion pour un sujet pareil ?  |  Le maire communiste de New York annonce une vague de 9 000 chômages techniques dans un contexte de crise budgétaire suite à sa gestion déplorable  |  Gavin Newsom, gouverneur de Californie, interdit les véhicules à essence à partir de 2035  |  Un rapport du Sénat lie Hunter Biden (le fils de Joe) à un « réseau de prostitution et de traite des êtres humains »  |  La Belgique passe au rouge sur la carte européenne du coronavirus  |  Pékin derrière la demande de la Barbade à abandonner la Reine d’Angleterre comme chef d’État  |  Un navire de guerre russe entre en collision avec un navire danois  |  Les États-Unis rejettent Loukachenko comme dirigeant légitimement élu du Belarus  |  Les électeurs de Biden attaquent la maison d’un supporter de Trump du Minnesota  |  Portland refuse l’autorisation de rassemblement des Proud Boys à cause du COVID, et autorise le rassemblement Black Lives Matter en raison de la liberté d’expression  |  Le Venezuela va expédier du pétrole à l’Iran malgré les menaces de sanction américaines  |  Les négociations à Abou Dhabi entre les États-Unis et le Soudan se sont terminées sans avancée sur la reconnaissance d’Israël par le Soudan  |  4 antifa, dont le partenaire d’un homme tué à Kenosha, poursuivent Facebook pour avoir « permis à des milices de droite de recruter »  |  Portland : Des émeutiers antifa et soutiens de Biden ont tiré un mortier sur le bâtiment de la police  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Michel Garroté le 9 octobre 2013

 

Poujade-1

 

Michel Garroté, réd en chef  –-  Le Financial Times déplore que pour défendre les librairies indépendantes, les députés français  —  qui ont voté contre le cumul de la gratuité des frais de port et de la remise autorisée de 5% sur le prix unique du livre  —  ont oublié un principe fondamental du commerce : la satisfaction du client.

L’esprit de Pierre Poujade, vaillant défenseur des petits commerçants au cours des années 1950, souffle sur la vie politique française. L’Assemblée nationale a voté cette semaine à l’unanimité une loi interdisant aux concurrents en ligne des libraires d’offrir les frais de livraison à leurs clients, ou plus exactement, de cumuler la gratuité de la livraison et la remise de 5% de la loi Lang sur le prix unique du livre. Cette mesure s’inscrit dans un combat plus ambitieux destiné à préserver les symboles de la culture française comme la librairie de quartier.

Et c’est avec les mêmes intentions que les législateurs défendent bec et ongles la pureté de la langue française ou les quotas de films en langue française. Qu’un gouvernement prenne des mesures quand la dérégulation du marché est sur le point de mettre en péril un équilibre social vers lequel un pays aspire est parfaitement légitime.

Si cette loi conduit les plus pingres des amateurs de livres à pousser les portes des petites librairies au lieu de satisfaire leurs caprices littéraires en quelques clics, ça pourrait certes permettre à certaines librairies en difficulté de remonter la pente. Mais cette exception culturelle a beau se comprendre dans un certain contexte, cette loi montre également l’ineptie de l’interventionnisme de l’Etat.

poste-1

Au lieu de subventionner les petites boutiques, les députés ont préféré pénaliser leurs concurrents en ligne. Ce soutien indirect va-t-il vraiment encourager les clients à se rendre dans les magasins du centre-ville ? Cela reste à prouver.

Cette mesure devrait au contraire faire gonfler les profits des vendeurs en ligne, puisque les bibliophiles vont probablement continuer à préférer le confort de la vente par Internet. Les milieux d’affaires reprochent souvent aux gouvernements de préférer miser sur les gagnants au lieu de mener une véritable politique industrielle. Mais ici, la France a apparemment misé sur le mauvais cheval. Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, a reconnu que cette loi visait surtout Amazon, le géant de la vente en ligne.

Et rappelons qu’il y a quelques mois le président François Hollande avait réussi à racketter Google de 60 millions d’euros au profit de la presse française, en le menaçant de tout un arsenal de lois répressives si le moteur de recherches américain ne s’exécutait pas. Les commerces prospèrent parce qu’ils donnent entière satisfaction à leurs clients, et non parce les dirigeants politiques poussent les clients à entrer chez eux.

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Et sources :

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/3c173108-2c3a-11e3-acf4-00144feab7de.html#axzz1sI728srl

http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/08/loi-anti-amazon-le-retour-de-poujade

   

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz