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Publié par Guy Millière le 12 octobre 2013

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S’il fallait trouver un symbole de la transformation profonde que subit présentement la France, celui-ci pourrait être le recours massif au béton et à l’enlaidissement dont je traitais ici la semaine dernière.

Celui-ci pourrait être aussi (et l’un va de pair avec l’autre) le mouvement de démolition des églises de France qui s’est mis en marche et qui s’accentue. Un quartier ou un village qui perd son église est un quartier ou un village qui perd une part cruciale de son âme et de son ancrage dans ce qu’était la France jusqu’à une période récente : un pays de tradition et de valeurs chrétiennes.

On me dira, bien sûr, que les églises sont vides et qu’une déchristianisation est en marche, et je répondrai que c’est, hélas, exact.

Mais la disparition des églises ne peut qu’accentuer le mouvement et, en aucun cas, le freiner ou permettre de conserver quelque espoir qu’il puisse un jour s’inverser : c’est, au contraire, accélérer le mouvement.

On me dira aussi que l’entretien des églises coûte cher aux municipalités qui prennent ce type de décisions.

Je dirai là qu’il s’agit d’un argument abominablement hypocrite : au regard des gaspillages financiers immenses qui s’observent à tous les échelons de l’État et des municipalités elles-mêmes, au regard du coût de la tonne de béton, l’entretien des églises représente très peu. Et, derrière ce type d’argument, il y a autre chose, qui avance dissimulé : une volonté, précisément d’éradiquer la tradition et les valeurs que les églises incarnent.

La montée des idées et des dogmes de gauche en ce pays va de pair avec une volonté de faire table rase de cette tradition et de ces valeurs. Cela passe par la démolition des églises. Cela passe aussi par les attaques incessantes contre le christianisme. Cela ne peut être dissocié du fait que le christianisme peut sans cesse se trouver diffamé, attaqué, traîné dans la boue, quand ce n’est pas dans les excréments et dans l’urine.

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Ceux que le grand penseur américain Russell Kirk appelait les « ennemis des choses permanentes » sont à l’œuvre : ils entendent broyer les repères éthiques qui, depuis des siècles, permettent de distinguer le bien du mal et permettre à l’être humain de se tenir debout face à la barbarie et les remplacer par un relativisme et une volonté de remodelage d’essence totalitaire hérité de ce que les Lumières en France ont eu de pire, et qui a conduit à 1793, à Robespierre et à la Terreur.

Ils sont à l’origine de la prolifération de l’obscénité et de la pornographie, de l’irrespect croissant pour la vie humaine, de la mansuétude envers le crime, de la destruction qui monte de la famille. Il n’y a, de fait, pas que les églises qu’ils démolissent.

Et, pendant qu’ils démolissent les églises, pendant qu’ils sèment le béton et l’enlaidissement, ils créent, en fait, une situation où tous les repères se désagrègent et s’abolissent, et que j’ai définie voici quelques mois en reprenant un mot à Émile Durkheim, l’anomie – qui est, précisément, la dissolution de tous les repères culturels et moraux permettant à une société de fonctionner.

Pendant qu’ils créent l’anomie en cédant à ce que Friedrich Hayek appelait la « présomption fatale », ils facilitent aussi, par ce qui semble être un mouvement de haine envers leur propre civilisation, la construction d’autres édifices qui, eux, sont aisément pleins : des mosquées.

Si les églises disparaissent, les mosquées, elles, se construisent. Elles correspondent à un changement de population. Elles correspondent aussi à une non-intégration des populations musulmanes qui, ne discernant plus à quoi s’intégrer et n’étant, de toute façon, pas du tout incitées à s’intégrer, se tournent vers leurs valeurs d’origine.

Le monde musulman étant secoué par l’islam radical, les mosquées se font ici ou là les vectrices de l’islam radical. L’anomie, dès lors, s’ourle d’un fanatisme délétère.

La France subit une transformation profonde, disais-je en commençant. Parler de transformation n’est peut-être pas pertinent : les pelleteuses qui démolissent les églises de France renvoient à une démolition beaucoup plus vaste, aux allures d’effroyable anéantissement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière dans les 4 vérités

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