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Publié par Gaia - Dreuz le 16 octobre 2013

Depuis la rentrée, des joueuses de basket-ball de confession musulmane et âgées de 14 à 21 ans tentent d’accorder leur pratique sportive et leurs convictions religieuses. Évoluant au sein de l’équipe féminine du quartier de Ronceray-Glonnières au Mans, ces jeunes filles ont pris l’initiative de jouer voilées. Pour être plus précis, elles ont décidé de couvrir leur corps en fonction des préconisations de leur religion : tee-shirt pour couvrir les bras, collant pour cacher les jambes et foulard pour couvrir la tête.

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Certes, la France est un pays laïque où chacun peut exercer en toute liberté sa religion, mais sur un terrain de basket-ball, il n’y a pas de religion, pas de sexe, pas de différence ou d’appartenance, si ce n’est à un maillot. La Fédération est intransigeante : « La France applique le règlement international. Et celui-ci n’autorise pas le port d’un voile. Les joueurs peuvent uniquement porter des protections aux bras et aux jambes, et un bandeau sur la tête ne dépassant pas 5 centimètres de largeur. C’est à l’arbitre de vérifier que chaque joueur respecte cette réglementation, et, en cas de non-respect du règlement, l’arbitre peut et doit interdire au joueur de participer à la rencontre. »
En foot, la Fifa est pour, la FFF est contre

En cela, ce ne sont pas des règles de vivre ensemble propres à une société qui s’appliquent, mais des règles de sécurité et de conditionnement du déroulement d’une partie. Ces règles sont indépendantes de toute « classification ». On comprend que ces jeunes filles souhaitent respecter leur religion, mais, sur un parquet, qu’un joueur soit catholique, musulman ou juif, les règles n’en ont strictement rien à faire. Si une personne veut jouer, elle doit se conformer aux règles du jeu. Sans doute les intentions de ces premières sportives de France en hidjab qui ne pensent qu’à courir, dribbler, tirer et faire des passes sont-elles innocentes, mais, d’après le règlement, qui est clair et logique, elles n’ont le droit de porter ni le voile ni ces autres vêtements pour couvrir leur corps.

Au cours d’un match officiel, les basketteurs et basketteuses n’ont donc pas le droit de porter de foulard ou de bandana, ni de collants et de tee-shirt qui ne sont pas des protections. Si on y réfléchit bien, au-delà des conditions hygiéniques déplorables que cela peut causer, le voile représente un risque majeur pour la sécurité de ces jeunes filles. En effet, elles peuvent s’étrangler avec le foulard et courir le risque d’être involontairement étranglées par une adversaire. Et si certains évoquent le bandana, celui-ci peut tomber et provoquer une torsion de la cheville à une joueuse qui court dessus. Ces dangers potentiels, qu’ils soient minimes ou pas, sont réels. La Fédération de basket ne peut pas tolérer le risque qu’un jour une jeune fille se blesse durement ou mette sa vie en danger pour une question de religion qui n’a rien à faire sur un terrain. Le comité départemental de la Sarthe soutient cette initiative. La Fédération de basket n’a pas fait de déclaration officielle. À noter que la Fifa a autorisé en juillet 2012 le port du voile dans des compétitions officielles de football, mais que la Fédération française de football s’y est à l’inverse opposée.

DROIT DE RÉPONSE de Nolwenn Bahn, joueuse et secrétaire du club de basket de Ronceray-Glonnières, au Mans : Nous sommes en tout à peu près 25 filles, seulement 4 portent un chèche sur leurs cheveux, ce qui est loin des propos d' »équipe voilée et musulmane » ou de « joueuses voilées ». Nous ne parlons pas entre nous de religion mais uniquement de basket. C’est une équipe cosmopolite composée de plusieurs jeunes femmes/filles d’origines ethniques, religieuses différentes. Chrétiennes et/ou musulmanes jouent ensemble, et ce n’est absolument pas là notre raison de jouer. Cette équipe a été créée avant tout grâce à des filles voulant jouer au basket et qui n’avaient pas de club dans leur (grand) quartier. Nous ne sommes en aucun cas un club communautaire ou exclusivement musulman. Chrétienne, juive, musulmane, athée, chaque jeune fille de ce quartier est libre de venir s’inscrire, et chacune est reçue comme une personne à part entière. Aucun propos religieux n’est tenu ni pendant nos heures d’entraînement, ni pendant nos heures de match. La religion ou le voile islamique n’ont rien à voir avec le sport que nous pratiquons, nous avons seulement respecté l’envie de certaines (quatre, soit une minorité) de jouer avec un chèche sur leurs cheveux.

http://mobile.lepoint.fr/societe/des-basketteuses-autorisees-a-jouer-voilees-15-10-2013-1744081_23.php

© Gaïa pour www.Dreuz.info

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