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Publié par Hervé Roubaix le 2 novembre 2013

Washington pense que les groupes de pression pro-israéliens sont super-puissants. Le peuple américain ne se laisse pas balader, et n’est pas trop d’accord.

Un sondage sur l’attitude des Etats Unis envers les Juifs américains, commandé par l’ADL (Anti-Defamation League), vient déboulonner quelques uns des clichés antisémites les plus tenaces.

1er constat: l’antisémitisme, au Etats Unis, baisse. 12% des américains n’aiment pas les Juifs, un recul de 3 point par rapport au même sondage effectué en 2012.

2e constat : dans cet environnement faiblement antisémite (dont les Juifs européens seraient très heureux), 30% des répondants pensent que les Juifs américains sont plus loyaux envers Israël qu’envers les Etats-Unis, tout comme ils considèrent que les Catholiques américains sont secrètement plus fidèles au Vatican qu’aux Etats-Unis.

3e constat : surprise, lorsqu’on leur demande quels sont les cinq lobbies les plus puissants, qui ont « le plus d’influence sur les décisions du gouvernement américain », un très médiocre 4% des personnes interrogées considère que c’est le lobby pro-israélien. En fait, ils voient le lobby juif comme infiniment moins puissant que les quatre lobbies considérés comme les plus influents :

Lobby israélien Washington

Ces révélations surprennent les « experts en politique étrangère » de Washington, qu’il est courant d’entendre parler sur tous les tons allant de l’admiration à l’irritation en passant par le respect, du « formidable pouvoir des lobbies pro-israéliens », particulièrement l’AIPAC.

Plus étonnant encore, même les 14% qui considèrent que les Juifs « ont trop de pouvoirs aux Etats Unis » et les 30% qui pensent que les Juifs sont plus loyaux envers Israël, ne partagent pas la vision de la « communauté » des spécialistes de politique étrangère sur l’influence du lobby pro-israélien.

Michael Koplow, un analyste du Moyen Orient à l’institut israélien, explique cet écart de perception entre les « spécialistes » et le grand public, par le fait que Washington surestime l’influence de l’AIPAC pour la simple raison qu’il soutient des décisions qui sont déjà populaires dans l’environnement pro-israélien et fortement anti-palestinien qui règne aux Etats-Unis (88% des américains considèrent les Palestiniens comme les agresseurs)

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L’ironie, ajoute Koplow, et que Walt et Mearsheimer expliquent dans leur livre [« The Israel Lobby and American Foreign Policy »] est que la lourde insistence à considérer que les lobbies pro-israéliens et l’AIPAC contrôlent la politique des Etats Unis au Moyen-Orient renforce leur pouvoir en convainquant un nombre croissant que cette perception est réalité. Cette distorsion encourage ensuite le gouvernement à croire cette exagération, et donc vous voyez l’ADL et l’American Jewish Committee être invités à des réunions privées à la Maison Blanche en raison de la croyance qu’ils ont beaucoup d’influence.

En fait, le Congrès décide ce que l’opinion publique lui dicte, et il se trouve que l’opinion publique se sent très proche des valeurs démocratiques d’un pays comme Israël, mais, surtout, ils ont un profond ressentiment contre les régimes autoritaires, lesquels représentent la norme chez les ennemis d’Israël. De là à conclure que la politique étrangère pro-israélienne du Congrès est dictée par les tout-puissants lobbies israéliens, il n’y a qu’un pas, que ne franchit pas le public, bien plus conscient de la formidable influence des lobbies du pétrole, de l’industrie pharmaceutique, du tabac et des défenseurs du droit de posséder une arme.

Washington vit dans sa propre bulle, un peu comme les eurodéputés dans leur tour d’argent à Bruxelles, coupés de la réalité. L’autre constat est que les plus éduqués, et surtout parce qu’ils sont les plus éduqués, se font prendre facilement à leur propre narratif et ont bien trop confiance en leur savoir pour remettre en cause leurs paradigmes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

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