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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 5 novembre 2013

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Le Dr Roy Spencer est chercheur en recherche fondamentale à l’Université d’Alabama, à Huntsville. Il dénonce, comme la plupart de ses confrères les plus sérieux, la vaste farce du CO2, mais avec humour.

Il est le chef de l’équipe scientifique de l’AMSR de la Nasa (Advanced Microwave Scanning Radiometer, servant à mesurer la contribution de l’énergie globale au système d’observation terrestre, et étudier les cycles de l’eau).

Il a reçu la médaille de la NASA pour “exceptionnelle réalisation scientifique” sur son travail avec les satellites de surveillance de la température mondiale.

Alors que l’ONU prépare sa plus importante réunion sur le climat pour l’année 2013, à Varsovie, en Pologne, le Dr Spencer continue à mettre en évidence l’une des faiblesses les plus flagrantes des recherches de l’ONU sur la science du climat, à savoir que les modèles informatiques du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) continuent à prédire un monde plus chaud que les observations réelles de température le montrent.

l’“échec homérique” du modèle climatique

Bien que le Dr Spencer n’ait aucun mal à illustrer ce qu’il appelle un “échec homérique” du modèle climatique, et ce d’une manière que tout observateur normalement instruit peut comprendre, le nouveau rapport du GIEC ignore effrontément les données réelles, et oblige à douter de “la confiance à 95%” que place le GIEC dans son évaluation du réchauffement climatique.

En écho à ce constat, Ross McKitrick, économiste canadien spécialisé dans l’analyse des règlementations environnementales, professeur d’économie à l’université de Guelph, et découvreur des vices de la fameuse courbe des températures du GIEC (abandonnée dans son dernier rapport), résume ainsi le 5e rapport du GIEC sur le changement climatique :

« Depuis que nous avons commencé en 1990, nous avions vu juste pour l’Arctique, faux pour l’Antarctique, faux pour la troposphère tropicale, faux pour la température de surface, faux pour les ouragans, faux pour les Himalayas, faux pour la sensibilité climatique. Nous n’avons pas la moindre idée au sujet des nuages, et pour les tendances régionales, nous ne servons à rien. Sur ces bases, nous sommes sûrs à 95% d’avoir raison.”

Jean-Michel Bélouve, journaliste économique et politique, ajoute, dans un article publié dans LePeuple.be :

“le message des scientifiques travaillant au sein du GIEC est beaucoup plus pondéré que celui des délégués politiques qui en déduisent la fameuse synthèse pour décideurs”… (JPG : et les taxes qui ont enflammé la Bretagne)

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Bélouve ajoute : “si nos politiques avaient la sagesse de s’appuyer sur ce rapport scientifique au lieu de s’en tenir à sa seule extraction politique, ils seraient amenés à questionner la pertinence de toutes les actions extrêmement contraignantes et coûteuses passées et à venir visant à limiter nos émissions de CO2.”

Brutalement dit, la lecture du chapitre 9 du dernier rapport du GIEC (que personne ne lira) révèle que le GIEC a perdu confiance dans ses propres modèles climatiques…

Pour en avoir le cœur net, le fils d’un ami – dont je tairai le nom car il occupe un poste de décideur à l’institut PostCarbon, un acteur important de la lutte contre le CO2, m’a apporté son commentaire sur les dernières déclarations du Dr Roy Spencer.

Voici ce qu’il dit :

“Je parlais justement de ce sujet avec un spécialiste du climat, qui a récemment pris sa retraite en tant que chercheur principal à la NASA, et qui a travaillé sur le climat depuis les années 1970.

Comme il me l’a dit, le problème avec les modèles climatiques est qu’il en existe des centaines. Différentes séries sont agrégées entre-elles ce qui tend à lisser les différences. Nous vivons sur un de ces modèles (ou proche d’un de ces modèles), mais nous ne saurons lequel que de manière rétrospective.

On a beaucoup parlé du fait que le réchauffement a ralenti. Les négationnistes du réchauffement climatique utilisent cet argument, et le fait que l’année 1998 reste l’année record (en terme de chaleur) pour donner l’impression que les températures mondiales ne sont pas réellement en train de monter. Ce n’est pas vrai. Elles sont “juste en train de monter plus lentement” – pour l’instant.

Une des explications est que l’océan absorbe plus de CO2 que prévu. C’est bien à court terme, mais peut-être pas tant que ça dans une vue d’ensemble.

Parmi les modèles climatiques, certains ont des points de stagnation temporaire dans le réchauffement, mais encore une fois, ceux-ci sont arrondis une fois mis dans un ensemble.”

Donc, nous dit-il, il existe plusieurs modèles de prévisions du réchauffement climatique, et l’on ne sait pas lequel est le bon !

Vous comprenez pourquoi je ne publie pas son nom : contrairement à la nuance de son commentaire, des centaines de millions d’euros sont collectées sans nuance, chaque année, pour lutter contre un CO2 dont il n’est même pas certain qu’il ait quoi que ce soit à voir avec le réchauffement climatique, lequel n’est même plus une réalité.

Les Bretons, c’est ma conclusion, ont raison de s’en prendre aux portiques écotaxes – mais pas forcément pour les raisons qu’ils croient.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://www.cfact.org/

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