Publié par Jean-Patrick Grumberg le 20 novembre 2013

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Vous entrez dans un restaurant, vous demandez la carte, le chef arrive, et vous dit : « en ce qui me concerne, il n’est pas question que je mange cette nourriture ».

C’est exactement ce qui se passe, en ce moment, à l’Assemblée nationale.

Alors que le projet de loi sur les retraites est en nouvelle lecture à l’Assemblée,

Alors que le PS le défend comme nécessaire et juste,

Alors que la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a la volonté de « préserver notre système par répartition »,

Alors que les socialistes expliquent que la réforme comporte des « avancées sociales jamais vues »,

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Alors que l’UDI et l’UMP aimeraient faire converger les régimes publics et privés,

TOUT ce beau monde refuse de manger les plats qu’il prépare, refuse de vivre selon les lois qu’il vote.

Par leur choix (un député, après un premier mandat de cinq ans, perçoit une pension de 1.200 euros mensuels, soit autant (en moyenne) qu’un Français après toute une vie de labeur), les députés montrent que le projet de loi qu’ils discutent est en tous points mauvais : il n’est pas assez bon pour eux.

L’Assemblée nationale et le Sénat se doivent d’être exemplaires et solidaires, au moment où il est demandé à chaque Français de faire de très douloureux efforts financiers. Et il n’en est rien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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