Publié par Michel Garroté le 21 novembre 2013

 

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Michel Garroté, réd en chef  –-  Le parquet de Paris a ouvert en une enquête préliminaire — toujours en cours – sur « Jeanne », un micro-parti de la présidente du FN, Marine Le Pen, apprend-on de source judiciaire, aujourd’hui, jeudi 21 novembre 2013. Cette enquête sur « Jeanne », confiée à la Brigade financière de la police judiciaire parisienne, porte aussi sur un micro-parti de Jean-Marie Le Pen, « Cotelec ».

Les investigations concernent des prêts accordés par ces deux structures à des candidats FN lors des cantonales de 2011 et des législatives de 2012. L’enquête a démarré après une dénonciation de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Le micro-parti « Jeanne », lancé fin 2010, est dirigé par des proches de la présidente du FN.

Marine Le Pen affirme être soumise à une enquête permanente évoquant une sorte de combat politique contre tout ce qui, de près ou de loin, a une relation avec le FN. Alors que l’on évoque des taux d’intérêts particulièrement élevés de 6,5% ou 7% dans les prêts accordés par « Jeanne » à des candidats frontistes, Marine Le Pen répond qu’il s’agit d’un débat complètement dérisoire quand on sait que ces prêts sont de court terme.

« Jeanne » a fourni des kits de campagne électorale aux candidats FN aux cantonales de 2011 et aux législatives de 2012, kits conçus par la société « Riwal », dirigée par Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen et ancien leader du Gud, le syndicat étudiant de droite. Une source au FN confirme que « Riwal » était le prestataire principal de « Jeanne ».

La plupart des grands partis politiques français utilisent des micro-partis pour financer leurs campagnes électorales. On attend avec impatience les enquêtes du parquet sur le PS et l’UMP.

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© Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

  

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