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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 28 novembre 2013

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« Je préfère vos condamnations à vos condoléances » disait Golda Meir. Ce réalisme froid en direction des diplomates indifférents à la sécurité d’Israël mais larmoyants le jour de célébration de la Shoah résonne dans les couloirs de la Knesset, qui compare les condamnations qu’Israël aurait à affronter en cas de frappes sur les installation atomiques de l’Iran, aux gros titres catastrophés si Israël était atteint par un missile monté d’une tête nucléaire.

D’un point de vue militaire, frapper les infrastructure nucléaires de l’Iran est risqué, compliqué, mais possible, explique le Professeur Efraim Inbar, directeur du centre d’études stratégiques Begin-Sadat, professeur d’études politiques à l’université Bar-Ilan, et contributeur du Middle East Forum.

Efraim Inbar rappelle que le génie et la détermination sont les ingrédients nécessaires pour une opération réussie et un succès politique aux réponses internationales navigables. Israël possède les deux dit-il.

Efraim Inbar:

« Les cibles à atteindre, des cibles éloignées, suppose, pour l’aviation israélienne, de déjouer les systèmes de défense anti-aériens iraniens. Mais le nombre d’infrastructures nucléaires a endommager ou détruire est en revanche largement surestimé. Le réacteur à eau lourde d’Arak – destiné à produire du plutonium, un produit fissible permettant de fabriquer une bombe atomique – n’est pas encore en activité, mais il représente une cible nécessaire, semblable au réacteur irakien qui a été détruit par Israël en 1981.

L’aviation israélienne a la capacité de frapper des cibles lointaines. Selon plusieurs rapports, Israel Air Force (IAF) possède plus de 400 avions de combat, plus que la plupart des pays au monde. La flotte comprend le F-15I, l’un des avions les plus avancés au monde, et qui peut transporter des armes de très grande précisions sur de longues distances. »

Lors d’une visite à la base de recherche aérienne de Ramon en Israël avec un groupe d’entrepreneurs de la très haute technologie, Randi Zuckerberg, la sœur aînée du fondateur de Facebook, relatait comment les membres du groupe ont été choqués de constater que les israéliens utilisaient la pointe de la haute technologie américaine, et trouvaient encore le moyen de l’améliorer pour faire de meilleurs équipements.

Efraim Inbar :

« L’aviation militaire possède un certain nombre de tankers d’approvisionnement en carburant en vol qui permettent aux avions d’atteindre l’Iran. L’IAF a fait un certain nombre d’exercices, largement couverts par les médias, au cours desquels des dizaines de jets ont couverts de longues distances, attestant de la capacité d’Israël d’atteindre l’Iran.

Le trajet pour atteindre les cibles passe au dessus des pays Arabes. Mais il semble prudent de considérer que ces pays regarderaient dans une autre direction, voire même coopéreraient avec Israël.

L’Arabie Saoudite avait annoncé qu’elle ouvrirait un couloir aérien à l’aviation israélienne, en 2010, lorsque les informations alarmantes avaient commencé à émergé après que l’ancien chef de l’AIEA, Mohamed El Baradei, ne put cacher plus longtemps les rapports sur le nucléaire iranien dont il tentait d’occulter le contenu. Plusieurs sources avaient même rapporté que les Saoud avaient mis comme conditions au survol de l’Arabie par son aviation, qu’Israël efface toutes les étoiles de David  de ses avions, et qu’ils affirmeraient, dans les médias, que leur espace aérien avait été violé par les « sionistes ». Le monde sunnite est très nerveux à l’idée que l’Iran chiite, qui ambitionne de détruire la Mecque et raccourcir les musulmans sunnites avec, atteigne l’arme nucléaire.

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Efraim Inbar :

« De plus, l’IAF possède une technologie exceptionnelle qui pourrait aveugler, voire paralyser les systèmes de défense anti-aériens iraniens. Les opérations en Syrie et au Soudan, qui n’ont été révélées qu’après que les frappes aient été conduites, sont une indication en ce sens. L’Iran a peut être un bon système de défense qui peut gêner l’aviation israélienne, mais il est moins que probable qu’il puisse l’empêcher de conduire une attaque victorieuse. »

L’aspect critique de l’opération est la capacité d’Israël de détruire les cibles sous-terraines. Les Etats Unis ont fourni à Israël des bunker-buster bombs, des bombes capables de faire exploser des bunker, et il est plus que probable qu’Israël est capable de développer et produire les siennes. A cela, s’ajoute l’obligation d’une présence au sol, principalement pour s’assurer que les cibles ont bien été détruites. Les forces de Tsahal ont reçu l’entraînement pour ce genre d’opérations. En revanche, il est évidemment difficile de jouer sur la surprise, les iraniens étant à la fois en alerte, et surtout, excellents joueurs d’échec. Il est à ce titre très regrettable qu’Israël n’a pas frappé il y a quelques années. La bonne nouvelle est que malgré la perte de l’effet de surprise, il existe un certain nombre d’opportunités tactiques pour surprendre les iraniens. »

Quelles sont les conséquences à craindre ?

Efraim Inbar :

« L’Iran possède en fait bien peu de moyens de « punir » Israël. Son arsenal de missile peut partiellement – voire largement – être intercepté par le système anti-balistique israélien, notamment grâce au missile Arrow 2. Les prétentions terroristes de l’Iran contre des cibles israéliennes à l’étranger, ces dernières années, n’ont pas été impressionnantes. Ses alliés aux portes d’Israël, le Hezbollah et le Hamas possèdent, certes, plusieurs milliers de missiles qui peuvent créer de gros dégâts. Mais il n’est pas prouvé qu’ils s’activent à premier demande de l’Iran. »

De retour d’un voyage en Arabie Saoudite, Michel Suleiman, le président libanais, qui venait chercher de l’assistance pour former une coalition pour les prochaines élections, s’est vu vertement réprimander par le roi Saoud, qui lui a demandé de mener la guerre contre le Hezbollah et de lui imposer le retrait de ses combattants de Syrie. Le Hezbollah, dans son fief, est en proie à une guerre civile qui gronde, tandis qu’une partie de ses forces sont sur le front syrien.

Efraim Inbar :

« Quand bien même le Hezbollah décidait d’entrer en action, Israël possède la capacité militaire d’envahir et détruire les sites de lancement de missiles, réduisant de beaucoup la capacité destructrice de l’organisation terroriste.

Les réactions négatives de la « communauté internationale » suite à une attaque contre l’Iran sont elles aussi largement exagérées. Dans le passé, Israël a déjà détruit des installations nucléaires, en Irak en 1981, en Syrie en 2007, avec peu, voire pas de répercutions internationales. Des condamnation hypocrites – oui, il y en aura, mais elles seront accompagnées – en privé – d’un franc sentiment de délivrance. Pour tout dire, de nombreux pays du Moyen Orient espèrent, attendent que les israéliens les débarrassent du nucléaire iranien. »

Conclusion

Efraim Inbar :

« Alors que l’apaisement de l’Iran semble être la ligne en vogue adoptée par l’Occident, une frappe israélienne pourrait donner du courage à des acteurs de l’arène internationale qui ont du mal à accepter la présence d’un Iran nucléaire. De plus, il ne manque pas de commentateurs dans le monde pour penser que la seule langue que comprennent les Etats voyous est la force.

Frapper l’Iran, pour Israël, est un pari historique. L’histoire, le bon sens et la nécessité se conjuguent ici dans la direction d’une attaque préventive. »

J’ai noté des négociations de Genève deux aspects qui selon moi stérilisent la critique d’Israël. La première est que la semaine ou Khamenei déclarait que les israéliens sont des sous hommes, des chiens enragés qui devaient disparaître, les leaders européens et le ministre iranien se tapaient sur le ventre et s’affichaient tout éclat de rire bu comme copain coquin. La seconde est qu’à aucun moment dans les négociations les ministres occidentaux n’ont exigé la moindre déclaration officielle de leur équivalent iranien que l’Iran renonçait à « rayer Israël de la carte du temps ».

Nous les Juifs avons appris au cours de l’histoire que lorsqu’un dirigeant d’un pays nous menace, nous devons prendre ces menaces au sérieux.

Quand aux ricanements des journalistes suite aux réactions israéliennes, je les renvoie au début de cet article…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

http://www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/14151#.UpQ4gWQW3oM

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