Publié par Gaia - Dreuz le 10 décembre 2013

Le procédé était bien rodé : ils guettaient des jeunes à la sortie de boîtes de nuit parisiennes, proposaient de les raccompagner et les abandonnaient en banlieue après les avoir dépouillés. Deux hommes ont été condamnés lundi à cinq ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Pontoise.

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Poursuivis pour des faits d’extorsion, de vol avec violence, de violence aggravée en réunion, d’escroquerie et tentative d’escroquerie, et de séquestration, les deux prévenus originaires de Sarcelles (Val-d’Oise), âgés de 21 et 23 ans, encouraient jusqu’à 10 ans de prison.

Déjà condamnés pour des faits similaires, pris en flagrant délit en juin 2013, ils avaient, à la découverte de nouvelles victimes, à nouveau été arrêtés en novembre et placés en détention.

Ils menaçaient les victimes d’une épée ou un couteau

Entre mai et juin 2013, les deux complices sont accusés d’avoir extorqué sept personnes avec le même mode opératoire. Ils guettaient leurs victimes, des hommes âgés de 20 à 27 ans, à la sortie de boîtes de nuit, souvent près des Champs-Élysées. Touriste étranger un peu paumé, Francilien qui sort tard du travail, étudiant qui ne peut pas s’offrir le taxi ou «clubbers» passablement éméchés, ils engageaient la conversation et proposaient de les raccompagner. Sous prétexte de faire le plein, ils prenaient alors la route de la grande banlieue et, une fois arrivés, vidaient les poches de leurs victimes, les menaçant d’une épée ou d’un couteau. Une fois les cartes de crédit, avec le code, et les téléphones portables volés, ils les expulsaient du véhicule, souvent autour de Sarcelles.

Peu prolixes lors de l’audience, contestant même avoir été présents lors de l’agression de certaines victimes, les deux prévenus n’ont pas expliqué leur geste. «Je pensais que c’était facile de se faire de l’argent comme ça», a déclaré l’un deux. «Mais je n’ai pas de mots pour expliquer». L’autre, niant avoir participé à cinq séquestrations, ajoutera ne pas savoir «ce qui lui a pris».

«On voit bien qu’il y en a un qui a un rôle prédominant», a déclaré la vice-procureur, Mme Pagès-Couderc, lors de son réquisitoire. «L’un avait le rôle de gentil et l’autre donnait les ordres, passait les coups de fil», ajoutera la magistrate. Le ministère public avait requis une peine de trois ans d’emprisonnement pour l’un, cinq ans pour l’autre.

http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/ils-depouillaient-des-jeunes-a-la-sortie-des-boites-de-nuit-5-ans-de-prison-09-12-2013-3392433.php

© Gaïa pour www.Dreuz.info

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