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Publié par Gilles William Goldnadel le 16 décembre 2013

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Dans un bel ensemble, tout ce que l’Iran politique compte de sommités vient de réaffirmer que rien ni personne n’empêcherait celui-ci de poursuivre son programme d’enrichissement nucléaire et que rien ni personne ne l’obligerait à démanteler ses infrastructures pour y parvenir.

Les Iraniens ont raison. En toute hypothèse, ce n’est certainement pas l’accord clair-obscur signé à Genève sur un document que nul ne peut se targuer d’avoir lu, qui contraindra l’État islamiste à renoncer à se doter dans les meilleurs délais de l’arme suprême.

Du flou et de l’incertitude dans lequel nous nous trouvons, émergent, malgré tout, de sombres assurances : dans quelques jours, la république islamique va voir levées plusieurs sanctions internationales qui l’étranglaient financièrement et récupérer plus de 7 milliards de dollars. Ces mesures seraient réversibles, mais déjà de nombreuses entreprises s’apprêtent sans état d’âme particulier à commercer à nouveau avec un pays pour qui ces mainlevées valent quasi réhabilitation.

En contrepartie, l’Iran sera seulement obligé de mettre officiellement la pédale douce sur son enrichissement -sans l’interrompre- et sans restituer le stock d’uranium déjà frauduleusement obtenu pour pouvoir fabriquer l’arme atomique. Aucune des milliers de centrifugeuses existantes ne sera détruite. Les contrôles internationaux acceptés, ne l’empêcheront pas de poursuivre, comme avant, ses activités clandestines. Il n’est même pas sûr qu’un tel accord ralentira d’une quelconque minute le programme engagé.

On comparera avec la situation qui aurait prévalu si, comme envisagées, les sanctions qui donnaient leurs effets avaient été aggravées.

À ce stade prosaïque, il n’est peut-être pas interdit de faire un peu de morale politique.

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Quarante huit heures après que le guide si spirituel des Iraniens islamistes ait prophétisé la destruction de l’État juif, les poignées de main, embrassades et autres effusions entre diplomates persans, obamaniens et européens sablant le champagne ne choquaient ni des chancelleries ni des salles de rédaction ordinairement plus vétilleuses.

Même à Munich, français et anglais étaient demeurés dans la retenue. Je sais bien qu’il n’est pas de bon goût médiatique, à une époque où la Seconde Guerre mondiale est pourtant mise à toutes les sauces antiracistes, de faire référence historique à la capitale bavaroise, mais je renverrai quand même à cet article paru cette semaine dans le Wall Street Journal et qui considère ces accords de Genève comme encore plus sinistres que ceux de Munich.

À Munich, Chamberlain, en raison du retard pris pour cause de pacifisme travailliste, avait besoin de temps pour se réarmer. À Genève, c’est l’Iran pré-atomique qui avait besoin de temps et d’argent et qui les a obtenus. En France, à l’exception salutaire d’un Pierre Rousselin du Figaro, la plupart des distingués chroniqueurs de politique étrangère n’ont pas manqué de complimenter les négociateurs genevois pour avoir sauvé la paix. Déjà, en 1934, le prix Nobel de la paix avait été décerné à Arthur Henderson, ministre travailliste des affaires étrangères pour son opposition au réarmement massif de l’Angleterre et pour sa présidence de la Conférence de désarmement à Genève….

J’imagine déjà les inévitables commentaires à cet article qui vont vouer aux gémonies son auteur et renvoyer rituellement dos à dos l’État d’Israël et un État dictatorial et fanatique qui veut le détruire, martyrise la Syrie via le Hezbollah, claquemure les femmes, pend les homosexuels et ne manquera pas, s’il obtient la bombe, de menacer, avec ses engins balistiques, le monde entier.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Marianne

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