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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 décembre 2013

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Le premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré hier mercredi 18 décembre, lors de la convention du Likoud, le parti de centre droit, que si un accord de paix est trouvé avec les arabes palestiniens, la signature des négociateurs ne suffira pas. L’accord devra être validé par la Knesset, le parlement israélien. Et si la Knesset approuve les conditions de l’accord, il sera alors soumis au vote populaire par référendum.

Sa déclaration a déclenché un tonnerre d’applaudissements.

Netanyahu a joué ici une excellente carte et a fait d’une pierre quatre coups.

• D’une part, il a désarmé la bombe à retardement John Kerry, qui est entré dans les négociations en déclarant Israël coupable de présence illégitime en Judée et en Samarie, contrairement à ce que dit le droit international (sur ce point, Israël est totalement responsable en ce sens que personne n’a jamais vu l’accusé d’avoir volé une terre renoncer à sortir son titre de propriété pour faire valoir les droits qu’il détient).

Kerry en outre pousse vers une solution de paix dans des conditions de sécurité que les américains eux-mêmes, en 1967, avaient jugé impossible à assurer, alors que les arabes ne possédaient pas encore de roquettes kassam et de missiles.

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Netanyahu a retiré la pression formidable exercée sur lui par l’administration Obama, sans qu’à aucun moment il puisse lui en être fait reproche. Aucun diplomate de l’Union européenne élu démocratiquement ne pourrait trouver les arguments pour accuser le premier ministre israélien de faire appel à la voie démocratique sans se déjuger.

• D’autre part, il anéantit toute contestation au sein de la coalition gouvernementale, et coupe les ailes à la gauche radicale israélienne, dont le pouvoir de nuisance a certes considérablement diminué depuis les années 2000, mais qui est toujours constituée des intellectuels, des leaders d’opinion et des journalistes les plus visibles du pays.

• Ensuite, il démontre une fois de plus qu’il est, comme les grands hommes d’Etat de l’histoire, habité des valeurs qui font les grands hommes d’état de l’histoire, en ceci qu’il replace le peuple au centre de la vie politique, en rappelant que c’est dans l’intérêt exclusif de la population et pour son bien être que les élus sont élus et travaillent, et non afin d’utiliser la population comme animaux de laboratoire pour tester des nouvelles idéologies progressistes fantaisistes, ou pour financer leur train de vie décadent.

• Et pour terminer, s’il est en phase avec l’opinion des israéliens, il ne les infantilise pas pour autant et il les met face à leur destin, à leurs responsabilités et à leurs choix. Eux et eux seuls décideront de leur sort et nul ne pourra contester le droit d’un peuple à disposer de lui-même, sauf à affirmer que ce droit, revendiqué pour les arabes palestiniens et le reste du monde, n’est pas destiné aux juifs.

Ma conclusion : C’est du peuple qu’un gouvernement reçoit ses pouvoirs pour des raisons techniques de bonne gestion. C’est au peuple, dont il est au service, qu’il obéit et non l’inverse. Netanyahu ne l’oublie pas. Le premier ministre israélien rappelle qu’un gouvernement de passage pour quelques années ne peut pas engager l’avenir de tout un peuple et de toute une nation. Ce matin, je me sens fier d’être israélien. Ce n’est pas toujours le cas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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