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Publié par Guy Millière le 17 janvier 2014

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Les annonces de François Hollande qui ont retenu l’attention lors de sa conférence de presse n’ont pas été celles concernant sa vie privé ou sa technique du scooter et du casque intégral, mais celles concernant la politique économique.

Après vingt mois passés à plonger dans tous les tournoiements du socialisme à la française et consacrés à augmenter taxes et impôts, à accroître les réglementations, à créer des emplois improductifs supplémentaires, à permettre à des enfants d’avoir deux papas ou deux mamans dûment mariés et, sans doute quelques animaux de compagnie, à tenter d’inventer quelques subterfuges destinés à tenter de ne pas faire fuir tous les entrepreneurs qui restent dans ce pays, après avoir envoyé sa compagne à l’hôpital, François Hollande a sorti un lapin de son chapeau : il a, dit-il, compris que ce sont bel et bien les entrepreneurs qui créent des emplois, et que tous les habitants de ce pays ne peuvent pas devenir fonctionnaires, oui !

Il a même dit, jetant dans la consternation tous les disciples de Karl Marx et de John Maynard Keynes que compte son gouvernement, que l’offre créait la demande, et s’est fait ainsi le disciple involontaire de Jean-Baptiste Say. Quelqu’un aurait pu lui suggérer quelques phrases tirées directement du « Traité d’économie politique » (1803) : « Plus les producteurs sont nombreux et les productions multiples, plus les débouchés sont faciles, variés et vastes ». Là, les disciples de Karl Marx et de John Maynard Keynes auraient eu une crise d’épilepsie. Ou encore : « Que les achats qu’on fait à l’étranger soient acquittés en marchandise ou en argent, ils procurent à l’industrie nationale des débouchés pareils ». Cela serait allé tellement droit au cœur d’Arnaud Montebourg qu’il serait tombé foudroyé et aurait conduit aux imprécations de tous les ignorants adeptes du protectionnisme. Mais nul ne lui a fait ce genre de suggestion. Et rattrapant de la main gauche ce qu’il a lâché, avec parcimonie, de la main droite, il a aussitôt ajouté que ce que, dans son immense magnanimité d’énarque, il envisagerait de laisser au secteur entrepreneurial, il le contrôlerait aussitôt strictement en créant une bureaucratie supplémentaire. Appelée « Observatoire des contreparties ».

Les allègements de charge sur les entreprises hypothétiquement promis ne compensent pas les alourdissements d’impôts effectués depuis juin 2012. Le Medef veut y voir un recul de l’asphyxie qui menace le pays : je crains qu’il ne doive s’apercevoir bientôt qu’il n’y a là qu’un leurre destiné à durer le temps qu’ont duré les leurres précédents. Des gens se livrent à des calculs alambiquées et disent que va se créer un trou de cinquante milliards dans le budget, d’autres murmurent que le trou sera moins grand si des emplois supplémentaires sont créés et rapportent des impôts, ou qu’il sera plus petit si aucun emploi n’est créé, ce qui est le plus probable. Aucune baisse des dépenses de l’Etat n’est proposée pour l’heure : cela impliquerait de diminuer le nombre des membres de la fonction publique, qui sont presque tous des électeurs socialistes, et qui, si leurs emplois et leurs « avantages acquis » étaient touchés, descendraient immédiatement dans la rue. Hollande s’est dit « social-démocrate », et cela est perçu ici ou là comme une prouesse : mais la social-démocratie est le visage prédominant du socialisme en Europe depuis longtemps, et c’est du socialisme.

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Certains l’ont dit « social libéral » : ce qu’il y a de libéral dans son propos (fort peu) est étouffé par ce qu’il y a en lui de social ou, pour être exact (le mot social étant vide de sens, ou presque, comme l’a expliqué Friedrich Hayek), de socialiste. Une société bien portante serait une société où des dirigeants lisent intégralement Jean Baptiste Say, mais aussi Turgot, et comprennent qu’il faut laisser faire les entrepreneurs et laisser passer les biens et les services. Nous en sommes extrêmement loin.

Une opportunité s’ouvre pour que l’UMP adapte son programme : François Hollande en a recopié des pages entières. S’il poussait ainsi l’UMP à devenir effectivement un parti libéral et conservateur, il aurait au moins accompli cela. Pour l’heure, la croissance en France va rester alentour de zéro, le chômage va se maintenir tout près de 11% (en en excluant les centaines de milliers de gens qui touchent le RSA), et la pauvreté s’approcher des dix millions de personnes. Divers économistes du monde qui parle anglais estiment qu’en moyenne les coûts salariaux devraient baisser de quatorze à quinze pour cent pour qu’un minimum de compétitivité se retrouve dans ce pays : les salaires nets ne pouvant être abaissés, la monnaie ne pouvant être dévaluée, et les charges ne pouvant sans doute pas être abaissée de ce montant avec un Président « social-démocrate », on devine aisément l’avenir. Quand Standard and Poors a abaissé la note de la France en novembre dernier, le texte d’accompagnement disait que les « prélèvements obligatoires en France étaient désormais supérieurs à ceux de la Suède sans la flexibilité de l’économie et du marché du travail suédois. Les prélèvements obligatoires en Allemagne sont nettement inférieurs à ce qu’ils sont en France, et les dépenses publiques y sont elles-mêmes inférieures de 10% à ce qu’elles sont en France. L’Allemagne est en excédent budgétaire, la France a un déficit de près de cinq pour cent. La « convergence » est loin, très loin.

Au train où vont les choses, il devient probable qu’il n’y aura plus, pour l’heure, de première dame dans le bureau de la première dame à l’Elysée : cela fera un peu moins d’argent dépensé, mais cela ne changera rien au sort de ceux à qui il manque dix euros pour finir le mois. Et ils n’auront pas assez d’argent en poche pour acheter Closer aux fins de suivre la suite des aventures du « social-démocrate» dans les alcôves.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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