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Publié par Joseph Cuesta le 23 janvier 2014

Trierweiler-15

J’ai beau activer ma mémoire, je n’ai pas souvenir que dans un Etat de droit libre et démocratique, une première dame se soit comportée de la sorte. Valérie Trierweiler est le symbole le plus affligeant de la caste dirigeante française. Elle est devenue la risée des médias du monde entier. Infantile, provinciale, égocentrique et neurasthénique, Valérie Trierweiler, depuis mai 2012, et, surtout, depuis janvier 2014, est devenue le révélateur d’une clique politico-médiatique qui touche le fond, qui sombre dans les abysses.

La réalité politicienne française est encore plus nulle que la téléréalité anglo-saxonne pour gamines de quatorze ans. Au-delà de cette dame, c’est tout un système qui se révèle puéril. Si François Hollande et Valérie Trierweiler se comportent de la sorte dans le but d’exaspérer les Français, alors l’exercice est réussi. Personnellement, c’est cela que je retiens de cette affaire, et, non pas, ses détails tragicomiques.

Cependant, ces détails ont leur importance. Ils sont éclairants. Les informations parues dans Le Figaro, Closer, VSD, Paris-Match et le Nouvel Observateur nous donnent une idée assez précise du narcissisme et de l’idiotie qui règnent dans la cours de récréation des gouvernants français. Le couple Sarkozy-Bruni, pipole et ridicule, a discrédité l’UMP pour longtemps. La trilogie Hollande-Trierweiler-Gayet est de même nature, mais avec un degré de bouffonnerie encore plus élevé.

Les Français ont le sentiment que non seulement l’appareil de l’Etat, la machine du pouvoir, pratique le racket fiscal, mais que par-dessus le marché, il se fout littéralement de leur gueule. En Ukraine, en Thaïlande, le peuple a fini par opter pour la violence physique contre les oligarques. En France, pour le moment, le peuple n’opte pas pour la violence physique contre ses oligarques, au demeurant très bien protégés par leurs services de sécurité.

Cela dit, lorsque les Français soudain décident de se révolter, ils ne font pas dans le détail, comme en témoignent 1789 et Mai 68. Dimanche 26 janvier, les organisations affiliées à « Jour de Colère » vont descendre dans la rue à Paris. Il faut reconnaître que depuis que la gauche est au pouvoir, les Français ont toutes les raisons de monde pour envahir les rues de Paris. Certes, ce n’est ni Kiev, ni Bangkok. Pour l’instant.

Ainsi donc, lefigaro.fr raconte (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Quinze jours après les révélations de Closer sur la liaison de François Hollande avec Julie Gayet, l’affaire reste à la une des hebdomadaires. Affichant Valérie Trierweiler, Closer multiplie les titres choc : « ils veulent la faire taire », « son séjour sous contrôle à la lanterne », « pendant ce temps-là, Julie Gayet fait la fête ».

Le magazine, à l’origine du scandale, décrit une compagne du chef de l’Etat plus que jamais décidée à rester première dame. « Elle n’est pas prête à renoncer à son statut de first lady, ni à son compagnon. Elle serait prête à pardonner à l’homme qui partage sa vie depuis 10 ans ».

Cette réconciliation relèverait de l’exploit, suggère Closer. Pour se rabibocher, il faut être deux. Et Valérie est toute seule. Leurs relations sont glaciales commente-t-il sur un ton sibyllin. Le journal met ainsi en exergue les disputes homériques survenues entre le chef de l’Etat et sa compagne.

La première a eu lieu le 10 janvier lorsque François Hollande a confirmé sa liaison. L’Elysée bruit encore de leur scène du ménage. Valérie Trierweiler a parcouru au pas de course le couloir qui mène vers le bureau du président avant d’y débarquer avec fracas et d’entrer dans une colère noire, ces fameuses colères qui lui valent sa réputation.

La seconde s’est déroulée lors de la visite de François Hollande à la Salpêtrière où Valérie Trierweiler était hospitalisée pour se reposer: Il parle de l’Après à celle qui reste officiellement sa compagne, il fera tout ce qu’il faut pour prendre soin d’elle, Valérie entre dans une colère noire, aux cris succèdent les larmes. Elle mettra du temps à se calmer.

Selon Closer, l’avenir de Valérie Trierweiler doit aussi se lire à l’aune de la lutte des clans des conseillers à l’Elysée. Une partie lui est hostile mais d’autres « ont fait volte-face » et ne plaident plus ouvertement pour une séparation, affirme l’hebdomadaire qui cite Aquilino Morelle ou Claudine Ripert-Landler, en charge de la communication, « qui se verrait bien jouer la rabibocheuse ».

Pour VSD, qui se demande en couverture si « Hollande est piégé ? », cette perspective n’est plus aussi inimaginable qu’avant. Un proche du chef de l’Etat explique : « Jusqu’ici il pensait pouvoir acter une séparation mais il vient de comprendre que ce ne serait pas si simple. Valérie compte s’accrocher. Je le connais. Il est en train de céder »

Au contraire de Trierweiler. Elle est plusieurs fois revenue en vain à la charge pour assister aux vœux du président le 14 janvier puis à ceux prononcés en Corrèze, quatre jours plus tard (ndjc – donc elle était obligée de rester au lit pour raison de santé tout en étant apte à accompagner Hollande en Corrèze…).

« Valérie souhaite un retour alors que Hollande désirait une rupture car la situation de son couple s’était dégradée depuis longtemps. Il y avait de réels différends et il espérait une sortie vers le haut », assure VSD qui confirme que François Hollande a passé samedi après-midi et dimanche matin à la Lanterne avec Valérie Trierweiler (ndjc – et la nuit du samedi au dimanche ?).

Et de poursuivre : « Entre les équipes du chef de l’Etat et de la première dame, la guerre fait rage. Celui qui maîtrisera la com’ gagnera la partie ». L’hebdomadaire sous-entend même que la journaliste aurait un moyen de pression considérable pour rester : « en un an et demi passé aux côtés du chef de l’Etat, elle a été témoin de petits et grands secrets de la République ».

Quant à Paris-Match, employeur de Trierweiler, il met à l’honneur Julie Gayet, dernière actrice de ce triangle amoureux. Paris-Match ouvre sur « Julie Gayet, la discrète, enquête sur le secret du président ». L’hebdomadaire dresse un portrait tendre de l’ascension de cette « fille normale » qui malgré la controverse « n’a pas quitté son quartier ».

Paris-Match publie des photos de la comédienne en train de faire ses courses et mentionne, comme Closer, la soirée entre amis organisée par l’actrice samedi. « La famille Gayet serait soulagée de ne plus avoir à garder le secret de la relation de l’actrice et du président », révèle l’hebdomadaire qui se demande si après être « arrivé au sommet du pouvoir, le chef de l’Etat en a fini avec les guerrières, et s’il rêvait de repos près de l’âme sœur ? ».

Le Nouvel Observateur qui consacre un dossier au pouvoir de nuisance des paparazzis rapporte lui l’étrange entrevue entre François Hollande et le photographe Pascal Rostain. Le paparazzo qui avait un temps abrité les amours de François Hollande et Valérie Trierweiler a demandé au printemps à voir le chef de l’Etat pour discuter des rumeurs circulant sur son compte avec Julie Gayet.

Aussitôt surgit Valérie Trierweiler furieuse : « Ah, qu’est-ce que tu fous là ? C’est encore pour parler de Julie Gayet ! ». Elle houspille aussi son compagnon : « T’as rien de mieux à faire », avant de l’embarquer à son bras, raconte Pascal Rostain (fin des extraits adaptés de l’article paru sur lefigaro.fr ; voir lien vers source en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

www.dreuz.info

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/01/23/01016-20140123ARTFIG00409-trierweiler-hollande-est-en-train-de-ceder-selon-vsd.php

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