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Publié par Guy Millière le 1 février 2014

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Jean-Philippe Delsol, avocat fiscaliste, auteur de nombreux ouvrages, et co-auteur avec Jean-Philippe Feldman, Patrick Simon et moi d’un ouvrage publié au temps où je présidais l’Institut Turgot (Avancer vers l’État de droit) vient de publier un nouveau livre, dont je recommande vivement la lecture, et qui constitue un réquisitoire contre la France telle qu’elle est.

Parlant au nom d’un entrepreneur et, au-delà de lui, au nom de tous ceux qui fuient, il a titré le réquisitoire à la première personne : « Pourquoi je vais quitter la France* ». Les principaux griefs qui doivent être énoncés le sont, avec une précision sans merci : L’État, en France, dit Delsol, est devenu un « État fiscal ». La dépense publique, qui s’élève désormais à 57 % du PIB incarne une « intrusion publique dans toutes les relations sociales et toujours plus dans les rapports économiques. Pire, elle se finance largement par l’emprunt, au détriment des entreprises ». Et c’est un fait : les prélèvements obligatoires, qui sont désormais les plus lourds du monde développé, représentent 46 % du PIB, ce qui fait que les 11 % de la dépense publique non couverts par les prélèvements doivent être empruntés.

Delsol évoque en ce contexte le nombre de ceux qui vivent de l’État : à ceux qui en vivent de façon pleine et permanente (les fonctionnaires), qui sont 5,2 millions, s’ajoutent l’ensemble des « salariés du secteur parapublic », les salariés des associations subventionnées par l’État, les bénéficiaires de contrats d’apprentissage et d’emplois aidés, qui touchent les uns et les autres, pour l’essentiel, de l’argent pu­blic, les bénéficiaires du RSA, les chômeurs de longue durée. Le total s’élève à 14,5 millions de personnes, soit plus de la moitié de la « population active ». Qui peut s’étonner si « se perdent la volonté de travailler et l’esprit d’initiative » ?

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Delsol se fait plus explicite concernant les blocages qui en résultent : « L’impôt est un enrayeur », dit-il, une entrave au dynamisme, à la croissance et à la prospérité. « Tout impôt renchérit les prix et atteint la compétitivité. » Or, les taux en France sont exorbitants (la France a le taux d’impôt sur les sociétés le plus élevé d’Europe, et elle a aussi le taux marginal supérieur d’impôt sur le revenu le plus élevé d’Europe).

Prétendant remédier au problème créé par le poids écrasant de l’État, les gouvernements successifs utilisent l’État et se conduisent, poursuit Delsol, en « pompiers pyromanes » : plus les aides publiques se font nombreuses, plus le chômage et la pauvreté augmentent.

Delsol passe ensuite en revue les fausses bonnes idées qui conduisent, en général, au désastre accentué, telles le protectionnisme, ou la taxe sur les transactions financières. Puis, il rappelle les principes fondamentaux du droit, qui ne cessent d’être violés en France, et souligne que la démocratie absolue, affranchie des règles du droit naturel, peut devenir totalitaire. Il conclut en exposant les moyens de partir, mais aussi les conditions imposées à ceux qui entendent partir, et il donne les détails sur une « taxe de sortie » dont il faut s’acquitter pour s’en aller.

Envisageant divers pays comme lieux de nouvelle résidence, il finit par présenter les avantages de la Suisse, qui, c’est un fait, n’est pas dans l’Union européenne et peut encore exercer la concurrence fiscale que l’Union européenne cherche à supprimer – en appelant « harmonisation » ce qui est en réalité uniformisation. D’autres destinations, plus lointaines, au­raient pu être proposées.

Le livre de Jean-Philippe Delsol devrait être pris comme un signal d’alarme par les dirigeants politiques et les médias français. Car il décrit un pays qui s’asphyxie. Je crains qu’il n’inspire que fort peu les dirigeants politiques, qui savent que, pour être élus, ils doivent compter sur les voix de tous ceux qui vivent de l’argent pris et redistribué par l’État. Je crains qu’il ne soit pas commenté dans les médias. Je crains dès lors que le nombre de ceux qui quittent la France ne continue à s’accroître dans les années à venir…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Les4vérités.com

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