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Publié par Philippe Karsenty le 6 février 2014

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Ce lundi 3 février 2014, un nouvel épisode de la bataille pour la vérité dans l’affaire al Dura s’est déroulé dans les locaux du Conseil Economique, Social et Environnemental où étaient remis les « Gaspard » de la politique.

Les Gaspard sont des « trophées » – remis conjointement par le quotidien L’Opinion et le think-tank libéral de Gaspard Koenig, Génération Libre – qui « couronnent » les propos les plus antilibéraux.

Parmi les premiers « lauréats » figurent Vincent Peillon, Laurent Vauquiez, Arnaud Montebourg et Marine Le Pen.

A l’issue de cette remise des prix, il y avait un cocktail où se trouvait une journaliste de France 2, Françoise Laborde. En 2009, Mme Laborde est devenue parallèlement l’un des neuf conseillers du CSA.

Françoise Laborde, une sage comme ils disent…

Ayant en mémoire l’excellent article de la paire Yohann Taïeb et Jonathan Curiel – Selon sa charte, le CSA se doit de sanctionner Françoise Laborde pour son soutien à Charles Enderlin – je connaissais ses travers. Ainsi, au moment où la Cour de cassation avait annulé l’arrêt qui me relaxait, avait-elle écrit sur Facebook alors qu’elle siégeait déjà au CSA : « Charles, enfin la justice !!! Tiens bon… tu es le plus courageux et le plus honnête… Toi tu sais ne pas te taire et dire ce que tu vois. Bizz. »

Bien évidemment, compte tenu du délabrement de nos institutions démocratiques et des dysfonctionnements du CSA, Françoise Laborde n’avait pas été sanctionnée pour cet écart déontologique. Une journaliste de France 2 pouvait ainsi être à la fois juge et partie, avoir à donner son avis sur le travail d’une chaîne pour laquelle elle avait travaillé si longtemps et dont elle était encore l’employée mise en disponibilité.

Comment espérer que le CSA sanctionne un jour sérieusement France Télévisions quand on observe que parmi les neuf conseillers, un tiers d’entre eux a déjà travaillé pour le groupe audiovisuel public ?

Malgré la connaissance de ces faits, je suis tout de même allé à la rencontre de Mme Laborde ce lundi 3 février 2014 afin de connaître son état d’esprit actuel.

Vous pourriez penser que c’était inutile. Je ne le pense pas car il m’est déjà arrivé de faire changer d’avis des signataires de la pétition du Nouvel Observateur en soutien à Charles Enderlin qui, après avoir analysé les éléments, sont revenus sur leur position.

Je suis donc allé poliment me présenter à Françoise Laborde en lui expliquant précisément qui j’étais. Elle a alors tourné les talons et a refusé de me parler. J’ai insisté en lui expliquant qu’il serait utile qu’on échange quelques mots. Elle m’a alors envoyé promener en me répondant : « Je suis l’amie de Charles Enderlin. Je ne veux pas vous entendre. » Je lui ai alors répliqué que sa réponse n’était pas acceptable compte tenu de sa position au CSA et des conséquences dramatiques du faux reportage de son confrère de France 2.

Je suis revenu à la charge une dernière fois pour pouvoir m’entretenir avec elle mais ce fut peine perdue.

La violence de sa réaction, sa fuite et son agressivité rendaient toute conversation impossible.

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Maintenant, les choses sont simples. Vous êtes des milliers à m’exprimer votre soutien depuis des années dans ce combat historique pour la vérité et la lutte contre la propagande terroriste.

Je lance donc un appel à tous les avocats et juristes, français ou étrangers, qui liront cet article. Il doit bien y avoir en France, ou ailleurs, des moyens légaux de sanctionner ces agissements.

Ceux qui pensent pouvoir m’aider à mettre en place une stratégie juridique pour mettre Françoise Laborde hors d’état de nuire, et l’empêcher de continuer à protéger les reportages vecteurs de haine diffusés par France 2, sont invités à me contacter en message privé, et en toute confidentialité sur  ma page Facebook ou par email : pk@m-r.fr

A ceux que cela intéresse, je tiens à rappeler que la loi Léotard du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication stipule, dans son article 5, que « pendant la durée de leurs fonctions et durant un an à compter de la cessation de leurs fonctions, les membres du conseil sont tenus de s’abstenir de toute prise de position publique sur les questions dont le conseil a ou a eu à connaître ou qui sont susceptibles de lui être soumises dans l’exercice de sa mission ».

Mais peut-être sommes-nous déjà dans une république bananière où le mélange des genres est devenu la règle et où les conflits d’intérêts ne gênent personne… ce qui n’est pas impossible quand on observe que Françoise Laborde avait déjà été mise en cause dans un tout autre dossier où elle avait été accusée de favoritisme (lire Françoise Laborde brave l’interdit du CSA & La chaîne Edonys attaque le CSA).

Françoise Laborde avait aussi fait parler d’elle quand, en 2011, elle apparaissait publiquement et dans les médias pour ses affaires personnelles alors qu’au même moment, elle était en arrêt maladie pour le CSA (lire cet article édifiant), qui la payait donc à ne rien faire ou plutôt si, à faire la promotion de ses affaires personnelles.
Affaires personnelles qu’elle a su faire fructifier, notamment grâce à ses réseaux au sein de France Télévisions. J’en veux pour preuve ces quelques émissions dans lesquelles les antennes publiques étaient mises à contribution pour faire la promotion du vignoble qu’elle possède dans le bordelais : voir ici « le superbe cadre du monastère de Saint-Mont, propriété de Françoise Laborde, devenue pour la circonstance Mme la comtesse », iciici et ici.
Et c’est cette même Françoise Laborde qui se permettait, malgré tout cela, de donner des leçons de morale aux cheminots de la SNCF : « Les cheminots selon Françoise Laborde : privilégiés et collabos ».

Pour percevoir la conception de l’éthique chez Françoise Laborde, on peut aussi lire cet article : Françoise Laborde plagie, les éditions Fayard payent
Bonne nouvelle dans cet environnement plutôt glauque : une loi a enfin été votée. Cette loi a contraint Françoise Laborde à démissionner de France 2 il y a seulement deux semaines…

Pour mémoire, dès 2004, sous la présidence de Dominique Baudis, et à son invitation, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel avait été officiellement saisi de l’affaire al Dura.

Son directeur de cabinet, Camille Pascal, en avait décidé autrement en choisissant d’enterrer le dossier.

Il semble qu’en échange, il ait été nommé secrétaire général de France Télévisions malgré l’opposition de la commission de déontologie de la fonction publique qui avait émis un avis négatif à cette nomination.

Par la suite, Camille Pascal est devenu le conseiller audiovisuel de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Il a pu ainsi parachever son travail de sape. C’est ce même Camille Pascal qui m’avait accusé d’appartenir aux services secrets israéliens (pour écouter ses propos,cliquez ici).

Par la suite, j’ai rencontré Michel Boyon, le successeur de Dominique Baudis à la présidence du CSA. Il semblait réceptif mais n’a rien entrepris pour faire évoluer  les choses favorablement.

Puis Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin, lui a succédé en janvier 2013. L’ex-président du CRIF, Richard Prasquier, s’était entretenu longuement avec M. Schrameck de l’affaire al Dura. Sans effet notable.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Philippe Karsenty pour Dreuz.info.

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