FLASH
[17/01/2018] Des Israéliens se sont rendu dans la capitale juive pour prier au Mont du Temple. Sans la présence des forces de sécurité, ils auraient été décapités aux cris d’Allahou Akbar – et l’UE veut faire croire qu’il faut partager la ville !  |  3 pays dans le monde (à part les USA), ont une rue Martin Luther King: le Sénégal, le Brésil, et Israël (King était profondément pro-israélien) – ça ne rime pas bien avec Apartheid  |  Eric Trump, votre père est-il raciste ? Mon père n’est pas raciste du tout, en fait, il ne voit qu’une seule couleur : le vert, l’économie !  |  Examen médical de Trump (par le médecin d’Obama): il ne boit pas, ne se drogue pas, ne fume pas, est en excellente santé physique et mentale – et a des gênes pour vivre 200 ans ! »  |  Pendant la nuit, Tsahal a arrêté en Judée Samarie 16 colons arabes suspectés de terrorisme  |  [15/01/2018] La gauche, toujours du côté du mal : Sadiq Khan, le maire de Londres, n’accueillera pas le président Trump, mais en 2001, il a représenté le prédicateur de haine Louis Farrakhan qui disait que les juifs sont des « suceurs de sang » et Hitler un « très grand homme »  |  Religion d’amour et de paix : en Irak, au moins 8 morts et 40 blessés dans un double attentat à Bagdad  |  [14/01/2018] Abou Hamza Hamdan, un terroriste du Hamas, a été éliminé lors d’un attentat à la voiture piégée à Sidon, au Liban  |  Sur MSNBC, un pasteur noir pro-Trump dit à la journaliste d’aller vivre en Haïti si elle doute que c’est un « pays de merde »  |  Tweet du Premier ministre indien Modi à Netanyahu: « Bienvenue en Inde, mon ami PM @netanyahu! Votre visite en Inde est historique et spéciale. Elle renforcera encore l’étroite amitié entre nos deux pays »  |  La Pologne pourrait tenir un référendum pour quitter l’UE, selon Donald Tusk  |  Israël ferme ses missions diplomatiques de Biélorussie, République dominicaine, Érythrée, Irlande et Lettonie pour en ouvrir d’autres en Afrique  |  En Autriche, 20 000 manifestants qui rejettent le principe démocratique contre la coalition gouvernementale incluant l’extrême droite – mais l’extrême gauche criminelle, pas de problème  |  Laurent Wauquiez : « Avec Emmanuel Macron, les clandestins resteront sur notre sol »  |  Le Premier ministre thaïlandais Prayuth Chan-Ocha a installé un découpage en carton de sa photo pour que les journalistes posent leurs questions, puis il a quitté la conférence de presse  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Guy Millière le 6 février 2014

unnamed

J’ai, juste avant mon retour des Etats Unis vers la France, appris le décès de Barry Rubin. C’est une nouvelle que je redoutais depuis que celui-ci a révélé la maladie, en général toujours fatale, qui le rongeait depuis un an. Néanmoins, les propos qu’il tenait à ce sujet ces dernières semaines étaient teintés d’un optimisme qui laissait espérer l’impossible. L’espoir a donc été vain.

Je dois dire que je suis imprégné d’une immense tristesse. Barry Rubin était américain et israélien. J’ai entretenu des relations avec lui, pendant es années. Je l’ai rencontré plusieurs fois, aux Etats Unis, dans sa résidence de Chevy Chase, dans le Maryland, tout près de Washington, DC. Je devais le revoir au mois de juin de l’an dernier, à Tel Aviv. Des difficultés de circulation à la sortie de Jérusalem m’en ont empêché, et je m’en veux de n’avoir pas anticipé ces difficultés de circulation, puisqu’elles ont signifié que je ne reverrais jamais un homme pour qui j’avais une profonde estime.

Barry Rubin était l’un des meilleurs spécialistes du Proche Orient, et chacune de ses analyses était porteuse d’une acuité et d’une lucidité remarquables.

C’était un auteur prolifique : à ses articles publiés chaque semaine dans le Jerusalem Post s’ajoutaient une dizaine d’articles par mois publiés aux Etats Unis par pjmedia.com. Il publiait aussi des articles de fonds dans la revue qu’il avait créée, MERIA (Middle East Review of International Affairs), et sur le site du centre de recherche qu’il dirigeait et qu’il avait aussi créé : GLORIA (Global Research in International Affairs). Il a été l’auteur d’une vingtaine de livres, qui figurent dans ma bibliothèque, parmi lesquels Israel: An Introduction*, la meilleure et la plus exhaustive présentation d’Israël disponible aujourd’hui en langue anglaise, The Truth about Syria*, la meilleure explication de la réalité syrienne que je connaisse, Hating America*, la meilleure histoire de la haine anti-américaine que je connaisse là encore. Il venait de publier un livre indispensable sur les relations troubles entre nazisme, islamisme et palestinisme : Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East*.

Il est peu d’auteurs qui m’ont appris quelque chose. Barry Rubin m’a beaucoup appris.

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Il est peu de gens dont je considère les écrits comme fiables : les écrits de Barry Rubin n’ont cessé d’être extrêmement fiables, jusqu’à la fin de sa vie, si tragiquement écourtée.

Barry Rubin avait été de gauche lorsqu’il avait vingt ans, puis il avait réfléchi. Comme beaucoup de gens qui ont commencé leur vie à gauche, puis ont réfléchi, il ne tombait dans aucun des pièges idéologiques de la gauche.

Il aimait les Etats Unis comme je peux les aimer moi aussi : non pas parce que c’était son pays natal, mais parce que c’était un pays porté par des valeurs essentielles et un idéal, présent chez les Pères fondateurs et présent aussi jusqu’à ce jour chez les millions de gens qui font l’Amérique conservatrice.

Il aimait Israël, comme je peux aimer Israël moi aussi, et il a été un ardent défenseur d’Israël, un vrai défenseur d’Israël, un homme sans illusions sur le « processus de paix », comme il avait été sans illusions sur le « printemps arabe ».

C’était, de surcroît, un homme d’une immense générosité, d’une très grande disponibilité et d’une également grande ouverture d’esprit.

Il va me manquer. Il me manque déjà. Il manque à ses nombreux amis et à ses innombrables lecteurs. Il manque plus encore à son épouse et à ses enfants, je le sais.

Il nous reste à nous, qui partageons ses combats, à poursuivre notre route et à être fidèles à ce qu’il nous a apporté, et nous apportera encore, car sa pensée est vivante.

Qu’il repose en paix, dans une vraie paix, dans cette terre d’Israël qu’il avait choisi pour y vivre le reste de ses jours.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

* En achetant les livres avec ces liens Amazon, vous bénéficiez d’une remise de 5% et vous soutenez Dreuz qui reçoit une commission de 5%.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz