Publié par Michel Garroté le 12 février 2014

juifs-sefarades-2

Michel Garroté, réd en chef  —  Expulsés d’Espagne au 15e siècle, les Juifs sépharades ne pouvaient jusqu’à présent obtenir le passeport espagnol qu’après de longues démarches, et, pour les Juifs Israéliens sépharades, à condition de renoncer à leur nationalité israélienne.

Récemment, le gouvernement espagnol a annoncé son avant-projet : permettre la double nationalité et faciliter la naturalisation de toute personne, quel que soit son pays d’origine, dès lors qu’elle peut prouver qu’elle est issue de la communauté juive sépharade, une identité considérée comme circonstance exceptionnelle de lien avec l’Espagne.

Cette perspective suscite déjà un vif intérêt et de très nombreuses démarches auprès des ambassades et consulats espagnols à Tel Aviv et à Jérusalem. Ce n’est certes qu’un avant-projet, qui doit encore être approuvé par le Parlement. Cela dit, 3,5 millions de Juifs sépharades pourraient être concernés par cette mesure du gouvernement de droite espagnol. L’Espagne compte deux millions de musulmans et 15’000 Juifs…

Le gouvernement israélien n’a pas encore réagi à cette annonce, mais le geste espagnol a été interprété comme étant de bonne foi. L’Espagne n’est pas le seul pays à prendre une telle initiative. Le Portugal a adopté une loi similaire. Le précédent gouvernement espagnol, qui était de gauche, avait régularisé de très nombreux musulmans, notamment marocains. Mais cette fois  —  fait rarissime  —  il s’agit de Juifs d’origine espagnole. Tant mieux.

Reproduction autorisée avec mention :

© Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz