Publié par Gaia - Dreuz le 12 février 2014

Dimanche soir, l’Angoumoisin interpellé dans la nuit de vendredi à samedi au Why Not après avoir porté des coups de couteau à trois autres clients a été incarcéré à la maison d’arrêt d’Angoulême. Il venait d’être mis en examen pour « violences volontaires avec armes ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours ».

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Commerçant âgé de 34 ans, Mahidine Taïbi, l’auteur des coups de couteau, était depuis un an à la tête d’une boucherie, rue de Basseau. Très impliqué dans la vie locale, il était proche de l’équipe de Samuel Cazenave, candidat aux élections municipales d’Angoulême. « Je suis sidéré, c’est un garçon brillant, intelligent », dit le candidat UDI, assurant qu’il ne l’avait finalement pas retenu sur sa liste. « Je le lui avais annoncé il y a une semaine. »

Au cours de son audition par les enquêteurs, l’homme a affirmé que le couteau utilisé lors de l’altercation – avec une impressionnante lame de plus de 20 centimètres – appartenait à ses adversaires, qu’il s’est défendu face à une agression. Des adversaires, et futures victimes, bien connus de la justice: l’un d’eux a été incarcéré récemment dans une affaire de stupéfiants. Un autre a été condamné il y a trois semaines par le tribunal correctionnel d’Angoulême à deux ans de prison ferme, plus un de sursis, pour avoir tiré trois balles dans les jambes d’un autre homme en pleine rue à Angoulême.

Selon les premiers éléments de l’enquête, Mahidine Taïbi serait entré seul dans le bar, en milieu de nuit. Non alcoolisé, il aurait siroté un soda, toujours seul. « Un premier gars est venu le voir et est reparti. Puis ils sont revenus à deux. Ils lui ont dit quelque chose et des coups sont partis », raconte un témoin.

Présent à un mètre de la scène, Emmanuel Brissonneau, le patron de l’établissement, n’a même pas vu qu’un couteau avait été sorti. « ça a été très vite. Avec mon personnel, on les a maîtrisés. Ce n’est que quand on a vu qu’un couteau avait volé derrière le comptoir, qu’on a compris », dit-il. À ce moment-là, les trois victimes avaient réussi à sortir de la boîte de nuit. Présent à proximité de l’établissement, les policiers sont immédiatement intervenus et ont fait évacuer le Why Not.

Les trois blessés sont aujourd’hui tirés d’affaire.

http://www.charentelibre.fr/2014/02/11/incarcere-apres-les-coups-de-couteau-au-why-not,1879668.php

© Gaïa pour www.Dreuz.info

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz