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Publié par Guy Millière le 19 février 2014

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Ces derniers jours, Manuel Valls, regardant la manifestation « jour de colère », puis la « manifestation pour tous », a évoqué le « risque » de voir émerger des Tea parties à la française – pour fustiger ce mouvement, bien sûr.

Des gens proches de la manifestation pour tous ont eux-mêmes procédé à une comparaison en­tre ce qui se passe en France et les Tea parties américains.

Faut-il le dire ? Manuel Valls se trompe et trompe ceux qui l’écoutent. Je me doute qu’il le sait et qu’il a des intentions obscures derrière la tête. Les proches de la manifestation pour tous se trompent eux aussi, me semble-t-il.

Les Tea parties aux États-Unis sont un mouvement proprement américain, qui n’est pas exportable. Elles sont un mouvement de révolte contre une fiscalité très excessive, contre l’intervention tentaculaire du gouvernement dans la vie de la population. Elles sont basées sur la défense de la Constitution américaine, du Bill of Rights américain, des valeurs de libre entreprise, de libre-échange, de droit naturel des êtres humains qui n’avaient cessé de parcourir la population des treize colonies qui allaient devenir les États-Unis d’Amérique.

Elles sont libérales, au sens français du terme, conservatrices au sens américain du terme – où ce qu’il s’agit de conserver, c’est, en deçà même de l’esprit de Thomas Jefferson, d’Alexander Hamilton, de Benjamin Franklin de James Madison ou de John Adams, l’esprit de John Locke, de David Hume et des auteurs des Cato’s Letters.

« Jour de colère » a été une protestation hétéroclite, porteuse ici ou là d’éléments racistes et antisémites nauséabonds, sans but précis et défini, sinon le départ de Hollande.

La « manifestation pour tous » s’est assemblée pour défendre la famille et combattre la théorie du genre, qu’on essaie d’injecter dans le système scolaire. Ce combat est noble, mais ne constitue qu’un mince fragment de ce qu’on trouve dans les Tea parties américaines.

Il n’y a, en France, quasiment aucune défense audible de la libre entreprise et du libre-échange, car les libéraux au sens français du terme sont très minoritaires en ce pays, submergés par un courant anarcho-capitaliste qui les décrédibilise, marginalisés par étatistes, dirigistes et protectionnistes.

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C’est un fait global que je déplore, mais c’est un fait néanmoins. Il n’y a, par ailleurs, quasiment pas de défense d’ensemble en France de l’idée de droit naturel des êtres humains.

Il n’y a pas eu, en France, de Tea parties voici deux siècles et il n’existe pas, en France, de référence à des textes fondateurs sur lesquels s’appuyer qui soient comparables à la Constitution et au Bill of Rights américains.

La Déclaration des droits de 1789 n’est pas un texte fondateur et n’est, à bien y regarder, pas une déclaration des droits digne de ce nom, puisqu’elle autorise la loi à restreindre les droits. Elle porte, dès lors, en elle l’annulation possible des droits qu’elle est censée affirmer.

La révolution française n’est pas un événement fondateur, au sens où a pu l’être la révolution américaine aux États-Unis : elle n’a pas fondé une société libre, mais ouvert une longue phase d’instabilité politique au sein de laquelle les régimes les plus divers se sont succédés.

Ce qui manque en France, ce sont les repères intellectuels qui permettraient une refondation. Ces repères existent mais, tout comme les libéraux sont marginalisés, les repères sont, eux aussi, marginalisés.

Les soulèvements en France sont, dès lors, sans cohérence. Ils ne peuvent, en ces conditions, je le crains, que mener à rien. Et ils ne peuvent, je le crains aussi, que déboucher sur rien, car, entre la bouillie intellectuelle de gauche et les crispations intellectuelles d’une droite, pour l’essentiel aussi étatiste que la gauche, aussi dirigiste que celle-ci, plus protectionniste que celle-ci, il n’y a quasiment rien. Le travail de mes amis de Contribuables associés, celui de l’Aleps, de quelques autres, et puis ? Aucun relais politique qui dépasse la taille d’un groupuscule, hélas…

© Guy Millière paru dans les4vérités.com

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