Publié par Gilles William Goldnadel le 4 mars 2014

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Assurément le ministre de l’intérieur n’aurait pas dû, au lieu de répondre à sa question pertinente sur les violentes manifestations de Nantes, rappeler à Claude Goasguen un lointain et prétendu passé.

Mais de la même manière que j’ai fait ailleurs l’amical reproche à Alain Finkielkraut de prendre au sérieux les imprécations ridicules de petits marquis du PS, je ne pense pas que l’on doive désormais prendre au tragique les démonstrations hypermnésiques de la gauche amnésique.

Longtemps, la droite complexée a encaissé les coups sans mot dire. Il lui arrive de boxer en contre, comme à l’Assemblée Nationale. Mais le combat culturel permanent que je préconise depuis toujours doit épouser les principes de l’art pugilistique : ne jamais laisser de répit à l’adversaire.

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Si la droite décomplexée, en vertu d’un devoir politique et moral impérieux, complexait sans relâche la gauche socialiste sur ses présentes et obscènes alliances avec le Parti Communiste, avec le Front de gauche chaveziste, avec les Verts dont l’extrémisme démagogique s’illustre chaque jour de Paris jusqu’à Nantes, il est douteux que celle-ci joue longtemps les précepteurs d’histoire ancienne.

Au lieu de cela, pas de semaine sans qu’un député rose ou un folliculaire assorti, ne rappelle que tel dirigeait tel journal très droitier il y a 25 ans, ou que tel autre, étudiant, faisait le coup de poing contre les communistes il y a près d’un demi-siècle. À ce petit jeu-là, il y aurait beaucoup à rire en rappelant inlassablement le passé trotskiste de moult sénateurs socialistes ventrus, et celui, stalinien ou maoïste, d’intellectuels courus.

Las, la droite n’a pas l’esprit au jeu.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs actuelles.

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