FLASH
[18/10/2017] France : 54% des condamnés pour jihad en 2014 auront purgé leur peine et seront libres en 2020 de faire devinez quoi!  |  Israël élu à la tête du COPUOS, le comité pour un usage pacifique de l’espace de l’ONU  |  JP Grumberg: Proverbe Yiddish pour les gens de gauche : ce que tu ne vois pas avec tes yeux, ne l’invente pas avec ta bouche  |  Israël attentat : un colon arabe palestinien a foncé sur des soldats israéliens avec un couteau à Gush Etzion. Terroriste blessé  |  Les constructions juives en Judée Samarie reçoivent une couverture média mondiale. L’abandon mondial du nationalisme Kurde, rien  |  Perquisition au siège du MoDem dans le cadre de l’enquête sur les emplois fictifs des assistants parlementaires européens  |  [17/10/2017] Israël refuse tout dialogue avec un gouvernement palestinien d’union avec des terroristes du Hamas  |  Grande-Bretagne : le patron du Mi5 prévient que le danger terroriste va exploser en intensité  |  Catalogne : 691 entreprises ont délocalisé leur siège social  |  Projet d’attentat par des terroristes ultra-droite: Mélenchon, Castaner et ds mosquées étaient visés selon LCI  |  10 activistes d’extrême droite qui préparaient une attaque arrêtés par la police  |  Effet Trump: la bourse franchit les 23000 points pour la 1ere fois de ses 121 années d’existence  |  Trump : « on m’a demandé si Hillary Clinton se présentera en 2020. J’ai répondu : ‘j’espère que oui !’  |  Daphne Caruana Galizia, qui a révélé les Panama Papers, a été tuée par une bombe plantée près de sa voiture  |  [16/10/2017] Israël va construire 1600 logements dans la partie Est de la capitale Jérusalem  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Jean-Patrick Grumberg le 21 mars 2014

BjBpvoaCcAEIEdu

“Ni notre éducation, ni notre formation à l’école ne nous préparent à accepter la diversité”, déclare Hicham Rachidi, secrétaire général du Groupe antiraciste marocain d’accompagnement et de défense des étrangers (Gadem).

“Je ne m’appelle pas ‘un noir’. J’ai un nom !”. En marocain, ça donne : “Massmiytich Azzi !” et c’est l’intitulé de la campagne contre le racisme quotidien envers les migrants subsahariens au Maroc, lancée le 21 mars à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les discriminations et le racisme de l’ONU.

En choisissant le mot “Azzi” péjorativement utilisé pour qualifier les migrants subsahariens, la campagne veut secouer les Marocains, qui n’admettent pas leur racisme.

Pour Hicham Rachidi, « l’intégration n’est pas réglée si la population ne réalise pas que le racisme est un problème réel chez elle », en référence au racisme anti-noir des arabo-musulmans marocains.

Mais quid du racisme des noirs envers les arabes, envers le blanc ? Le racisme n’est-il pas un peu trop rapidement et superficiellement réputé viser les minorités, seulement les minorité, lesquelles ne sont pas moins racistes que les populations de souche ?

“Le racisme primaire, ce sont les insultes dans la rue, les pancartes affichées dans certains immeubles interdisent la location ‘aux africains’ et surtout le comportement incompréhensible de la police qui donne l’occasion à la population de nous regarder de cette façon”, s’indigne Camara Laye, coordinateur du Conseil des migrants subsahariens au Maroc.

Camara, Guinéen de 30 ans, réfugié au Maroc, pense que la lutte contre le racisme doit passer par la sensibilisation des autorités. Le Maroc, qui s’est engagé dans une grande politique de rapprochement avec les pays subsahariens, implique l’acceptation sociale et culturelle des noirs sur sa terre, ce qui est loin d’aller de soi :

• En août 2013, Toussaint-Alex Mianzoukouta, un Congolais professeur de français à Tanger, décédait d’un traumatisme crânien après avoir été jeté d’un fourgon de police.

• Le 14 août, Ismaila Faye, un ressortissant sénégalais, était tué par un Marocain à la gare routière de Rabat pour une place dans le bus.

• Le 10 octobre 2013, Moussa Seck, un autre Sénégalais, succombait à ses blessures en tombant du 4e étage d’un immeuble à Tanger (au nord du Maroc), alors qu’il tentait d’échapper à des policiers marocains.

• Tina Melon, une ivoirienne de 16 ans, a affirmé avoir été violée par cinq membres des forces auxiliaires marocaines à Tanger.

En réaction, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) remettait à Mohammed VI un rapport intitulé : “Immigration et étrangers au Maroc : pour une politique d’asile et d’immigration radicalement nouvelle”, où il demande au Maroc de reconnaître le statut de réfugié, d’élaborer une politique d’intégration et aussi de régulariser les “sans-papiers”.

Cet article vous a intéressé ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Mohammed VI annonça une réforme en profondeur de la politique migratoire, et le Maroc reconnu pour la première fois son statut de pays d’accueil, alors qu’il s’est toujours considéré comme un lieu de passage pour les migrants.

Le 9 février dernier, 18 migrants subsahariens ont trouvé la mort à Ceuta (enclave espagnole au Nord du Maroc) après que la Guardia Civil espagnole a tiré sur eux.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz