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Publié par Gilles William Goldnadel le 25 mars 2014

Goldnadel

Il paraîtrait que M. Sarkozy aurait exagéré en évoquant « La vie des autres » et déploré que la police ait espionné longuement la sienne. L’allusion, même cinématographique, à l’Allemagne communiste était insupportable pour la gauche indignée.

Il y a quelques mois pourtant, les Jeunes Socialistes ont publié une caricature de l’ancien président en Adolf Hitler exécutant le salut nazi, portant la marque et l’adresse du parti de la rue de Solférino sans susciter ni excuses ni indignation. Tout au long du quinquennat, M. Montebourg, M. Hamon et autres princes consorts antifascistes autoproclamés n’ont pas dédaigné les références historiques les plus indignes sans inspirer autant de protestation. On voudra bien considérer en conséquence que lorsqu’un homme vilipendé, sans recours juridique immédiat possible, le secret de l’instruction foulé au pied, celui de ses conversations avec son avocat transformé en paillasson médiatique, fait référence à l’Allemagne de la Stasi, il devrait être, dans notre monde de l’hyperbole obligée, particulièrement complimenté pour son sens de l’euphémisme. Mais non, Sarkozy est un violent, qu’il ose seulement répondre à l’injure c’est injurier la justice, qu’il prétende légitimement soupçonner de partialité la juge d’un syndicat qui l’a punaisé sur le mur des cons, c’est insulter dangereusement l’ensemble des magistrats.

Et si Sarkozy, par la force des choses, n’était pas aujourd’hui devenu le symbole vivant du résistant à l’indignation sélective et à l’injustice médiatico-politique qui ne trompent plus les Français ?

Toujours, s’agissant des fantômes de la Stasi, planant à nouveau au-dessus de la France, il est piquant de constater que l’Humanité aura été sans doute la plus sévère pour morigéner l’épître de Sarkozy. Pourtant, du temps où sévissait la police politique est-allemande, l’organe officiel du Parti Communiste Français se montrait bien placide envers les méthodes des camarades de la république « démocratique ».À l’époque, il n’y avait pas grande offense à y faire référence. Quant aux alliés socialistes, l’alliance avec le parti frère ne posait pas et ne pose toujours pas problème. Mais je sens que je vais encore provoquer quelques indignations.

Messieurs Tariq Ramadan et Edgar Morin viennent de publier un livre en commun au titre bien trouvé : « Au péril des idées ».

Ce n’est pas le fait qu’ils aient écrit à quatre mains un ouvrage qui me frappe, mais leur extrême convergence.

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Il faut en effet attendre la page 233 d’un opus qui en compte 282 pour lire l’expression : « enfin un désaccord ! ». Après cela, on me dira que l’islamo-gauchisme est une chimère.

Une question me taraude un peu dans cette affaire : qui compromet le plus l’autre ?

J’ai personnellement ma réponse : Ramadan, intellectuel brillant, a certes depuis longtemps mis un bœuf sur sa langue et écrit habilement à l’encre sympathique lorsqu’il s’agit de défendre la cause islamiste. Mais nul ne peut prétendre qu’il ait trahi son identité musulmane radicale.

Morin en revanche, celui qui persiste à décrire dans le livre commun,pour le plus grand bonheur de son non- contradicteur, qu’Israël est le bourreau et le palestinien la victime par essence, aime à se dire « marrane ». Sans comprendre que ceux-ci cachaient leur identité juive alors que lui aime la clamer pour accabler les siens.

Celui qui écrivait dans le Monde « que les Juifs prennent plaisir à humilier les palestiniens »,celui qui a démonté la rumeur d’Orléans pour monter celle d’un massacre imaginaire à Jénine, est en fait le dhimmi de son compère de plume.

Un jour j’écrirai peut-être le tome 2 « du vieil homme m’indigne »,tant M. Morin est le digne héritier de ce Stéphane Hessel qu’il admirait tant. Héritier, lui aussi intouchable, car nul dans la presse iconographique et convenable n’a osé seulement s’interroger sur ce mariage littéraire si harmonieux.

Au-delà de ces remarques désabusées, une observation ultime : tandis que Ramadan est loué dedans son camp pour son inflexible intransigeance à l’autre, Morin est religieusement encensé chez lui pour se poser en s’opposant aux siens.

Ainsi cheminent ensemble l’Orient dans son réveil et l’Occident dans son coucher.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs actuelles.

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