Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 avril 2014

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L’observatoire marocain contre la normalisation avec Israël, une organisation marocaine antisémite, a publié la liste de marocains et d’entreprises marocaines qu’elle accuse de collaborer avec l’Etat juif, et qui représentent « le symbole de l’infiltration sioniste au Maroc », rapporte le site marocain Hespress.com.

Parmi les noms cités se trouve André Azoulay, un juif marocain et conseillé du roi Mohammed VI ; Driss El Yazami, président du conseil des droits de l’homme ; l’homme d’affaire et chroniqueur de Luxe Radio Gabriel Banon, présenté comme « ex-colonel de l’armée sioniste » ; Ibrahim el Fassi Fihri, fondateur du programme d’échange étudiant Amadeus ; Noureddine Saïl, directeur du Centre cinématographique marocain ; le réalisateur Kamal Hachkar ; l’ancien tennisman Younes El Aynaoui ; le militant associatif Mounir Kejji ; le directeur du Festival des droits de l’homme Omar Louzi. Parmi les militants politiques, le rapport cite Ahmed Dgharni et Ahmed Assid.

Ils sont tous accusés du crime de s’être rendus en Israël et d’avoir encouragé de coopérer avec l’Etat hébreu, alors que, inconciliable paradoxe, le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a encouragé les Marocains à visiter Jérusalem, lors d’un discours prononcé en janvier 2014 à Marrakech.

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L’observatoire contre la normalisation a été créé il y a un an par cinq partis politiques dont le parti Islamiste au pouvoir, et a tenté de faire voter des lois d’Apartheid qui visent à emprisonner toute personne se rendant en Israël, déclarer illégal toute coopération commerciale avec l’entité sioniste, interdire l’entrée des Israéliens sur le sol Marocain, tout en accusant Israël d’être un état Apartheid.

Avant 1948, il y avait 300 000 Juifs au Maroc. En 1971, il n’en restait plus que 35 000, et en 2013, moins de 3 000, entre Rabat et Casablanca.

Bien qu’il faille noter que le roi du Maroc a toujours été en quelques sortes un ami des Juifs, des Marocains brûlent régulièrement des drapeaux israéliens, un vieillard juif a été battu à mort à Fez, en 2012, et les manuels d’histoire font disparaitre les racines judéo-berbères et musulmanes du pays.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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