Publié par Michel Garroté le 16 avril 2014

guillotinne-2

Michel Garroté, réd en chef  –-  « Les filles qui prennent la pilule, des semi-meurtrières ? ». « L’avortement, un homicide volontaire ? ». Ces affirmations ont-elles réellement été formulées dans une école (personnellement j’en doute) ou est-ce la gauche cathophobe qui raconte n’importe quoi ?

Un établissement catholique privé parisien, soupçonné, à tort ou à raison, de tendances ou de dérives sectaires, sera soumis à une inspection, réclamée par le ministère de l’Education nationale. La Mairie de Paris a en effet demandé l’ouverture d’une enquête administrative, dénonçant une « guerre idéologique d’un autre temps » imposée aux élèves du groupe scolaire de Gerson.

« Une mission d’inspection générale a été diligentée par le ministre, qui aura pour objet de faire toute la lumière sur l’affaire », déclare-t-on solennellement au ministère de l’Education nationale, comme si des hordes d’intégristes armés avaient envahis les rues de la capitale. Des élèves et enseignants auraient dénoncé des « dérives intégristes » dans leur établissement situé dans le XVIe arrondissement, notamment pendant les cours de catéchèse.

Des représentants de l’association Alliance Vita auraient, paraît-il, qualifié de semi-meurtrières les jeunes filles ayant recours à la pilule du lendemain et auraient, paraît-il, assimilé l’avortement à un homicide volontaire, pendant une intervention en classe sur la contraception. L’association Alliance Vita dément avoir tenu ces propos et dénonce le mensonge, la calomnie et le procédé lâche visant à salir son image et à jeter le discrédit sur son travail.

Selon une autre rumeur, « plusieurs associations proches de l’Opus Dei » auraient été invitées à intervenir dans cet établissement (ça veut dire quoi « proches » de l’Opus Dei ? De quelles associations parle-ton ici ?). « On veut faire de cette école un établissement Opus Dei et faire partir ceux qui s’y opposeraient », allègue le syndicat FEP-CFDT Paris.

L’Opus Dei confirme que deux enseignants employés dans l’établissement font en effet partie de leur communauté et que cela n’a aucune incidence (tout au moins directe et systématique dirais-je) sur leur activité professionnelle.

Seulement deux enseignants membres de l’Opus Dei et une seule intervention d’Alliance Vita ont donc déclenché cette hystérie politico-médiatique ; il est en effet plus facile de taxer les catholiques « d’intégristes » plutôt que de remettre au pas l’islam français et ses dérives islamistes.

Ce type d’engagement privé (deux enseignants membres de l’Opus Dei) n’interfère pas en quoi que ce soit dans le projet éducatif et dans l’enseignement dispensé, confirme le chef d’établissement. L’établissement privé « sous contrat » (avec l’Etat) rassemble une école primaire, un collège et un lycée. Selon le ministère, l’inspection devra aussi déterminer dans quelle mesure ce qui relève de l’éducation nationale dans le respect du contrat souscrit avec l’Etat est respecté.

A lire les propos – ridicules et disproportionnés – des médias ainsi que du ministère concerné, « l’inspection » de l’établissement ressemble – déjà – à une croisade anticatholique, que dis-je, à une Inquisition cathophobe. Il ne manque plus que la guillotine, et, alors – hop ! – le catholicisme français sera définitivement rayé de la carte, effacé de la page du temps…

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Source :

http://www.bfmtv.com/societe/un-lycee-prive-parisien-accuse-derives-sectaires-756285.html

 

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

12
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz