Publié par Hervé Roubaix le 6 mai 2014

DEMENTELEMENT D'UN RESEAU DE TRAFIQUANTS DE DROGUES

Un drame terrible s’est produit à Versailles et il aura fallu 20 ans pour que les faits éclatent et l’enfer s’arrête pour les victimes.

Jugez – je recopie intentionnellement la dépêche sans la modifier :

Sous le toit familial régnait la perversité : un père et son fils ont été condamnés aujourd’hui à des peines de 3 ans à 15 mois ferme par le tribunal de Versailles pour des agressions sexuelles commises ces vingt dernières années sur sept fillettes de la famille.

Un père de 59 ans, Romuald, et ses deux fils de 33 et 30 ans, Jean-François et Gilbert, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Versailles pour des faits d’attouchements et de corruption de mineurs sur cinq nièces et cousines, entre 1993 et 2013. Dans une deuxième affaire, Jean-François a en outre été jugé pour des agressions sexuelles sur ses filles de 3 et 6 ans commises en mars 2013.

Romuald a été condamné à 3 ans de prison ferme et son fils Jean-François à deux peines de 18 et 15 mois ferme. Son frère, Gilbert, retardé mental et le moins impliqué, a été relaxé. Le ministère public avait requis 4 ans de prison dont deux avec sursis pour le père, jusqu’à 4 ans de prison dont un avec sursis pour Jean-François et 4 mois avec sursis pour Gilbert.

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N’avez-vous rien remarqué d’étrange dans ce récit ?

Les prénoms des prédateurs sexuels sont tous indiqués – un fait rarissime. Et ce ne sont pas des prénoms qui évoquent des origines étrangères – sauf s’ils ont été modifiés sans que la dépêche ne le précise.

Les autres cas d’agressions, de crimes, de viols, sont-ils donc commis par des personnes aux prénoms à consonance extra héxagonale ?

Le 21 avril dernier, le quotidien régional Le Progrès établissait un classement – très banal pour nous de ce coté de l’Atlantique, car il relève à la fois de la liberté d’expression et du droit à l’information des citoyens – qui a fait scandale dans une France embourbée dans l’interdiction de dénoncer les effets négatifs de l’immigration. Le Progrès a interrogé la police pour connaître les grandes tendances, « qui fait quoi », et faire son travail d’investigation journalistique : révéler au public les spécialités de la délinquance par nationalité dans le Rhône, sans contrevenir à la loi qui interdit les statistiques par nationalité.

Ainsi donc, la police, la gendarmerie et les douanes ont livré à Annie Demontfaucon les grandes tendances de leurs observations et arrestations.

Evidemment que sur le terrain, ce profilage est indispensable : la police, pour enquêter, oriente ses recherches selon les types de délit.

Ainsi apprend-on que :

• L’attaque des distributeurs bancaires : ce sont les gitans.

• La copie de cartes bancaires avec faux lecteur : plutôt les Bulgares ou les Russes.

• Le cash-trapping (réglette qui retient les billets) : les Roumains.

• Le collet marseillais (dispositif installé dans la fente du distributeur qui capture la carte) : plutôt des bandes venues des banlieues marseillaises – là vous constatez que l’origine ethnique n’est pas mentionnée.

• La ferraille : les Roms, français et étrangers.

• Les stups : les caïds des cités.

• Le cannabis: les bandes des cités et des familles marocaines.

• L’héroïne, de plus en plus les Albanais.

• La cocaïne, pas de groupes bien déterminés mais des personnes qui fréquentent les lieux festifs. On voit néanmoins l’émergence de Dominicains.

• Les braquages : cela va des très jeunes des cités, aux toxicomanes, en passant par les bandes très organisées.

• Vols par effraction : 1/3 les casseurs de l’Europe de l’Est (mafieux géorgiens en tête, réseaux albanais, 2/3 les jeunes mineurs des banlieues, les toxicomanes et les gens du voyage.

• Les cambriolages « éclairs » de sociétés (ils savent vider en quelques minutes un magasin de vêtements ou d’électroménager) : gens du voyage et gangs des cités.

• Vol de portefeuilles ou de sacs dans les transports: majorité des mineurs roms.

• Le vol à l’étalage : les femmes Roms.

• Le vol par ruse, au domiciles des personnes âgées : les manouches.

• la prostitution : Europe de l’Est (Roumanie, Albanie et Bulgarie), black (prostituées de Guinée équatoriale, Nigéria, Sierra Leone, représentent en 2012 40 % des tapineuses), et petite percée Rom. Dans le plus haut de gamme, les Russes et les Ukrainiennes sur le net.

• Contrebande de cigarettes : Kosovar, mafias ukrainiennes, polonaises et biélorusses.

• Contrefaçon de cigarettes : Chine, mais difficile à appréhender.

• Trafic d’armes : ex-Yougoslavie, manouches, mafias des Balkans. Clientèle : les caïds des cités.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/05/02/97001-20140502FILWWW00345-viol-de-pere-en-fils-3-ans-de-prison.php

http://www.leprogres.fr/rhone/2014/04/21/delinquance-criminalite-organisee-qui-fait-quoi-dans-le-rhone

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