Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 juin 2014

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Une rumeur a été lancée sur l’ouverture d’un bordel au nom évocateur de « croissant chaud » à Amsterdam, qui proposerait des « prostituées halal » à sa clientèle musulmane.

Des prostituées halal ?

Les jeunes femmes du Croissant chaud ne boivent pas d’alcool, ne se droguent pas, et elles prient cinq fois par jour.

Mais ce n’est pas tout…

Le concept de prostituées halal se trouve dans le Nikah al-Mut’ah, le « mariage de plaisir ».

Le client signe un contrat de mariage temporaire avec la prostituée, lequel peut durer de quelques heures à quelques jours. A l’expiration du contrat, le couple n’est plus marié, et le « mari » doit payer une « dot » à sa « femme ».

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En réalité, on ne trouve pas trace de ce « croissant chaud » à Amsterdam. Il semble que l’origine du hoax soit un site internet belge.

Mais ce qui n’est pas vrai pour Amsterdam l’est pour El-Hawamdia, un village d’Egypte situé à 20 km au sud du Caire.

Chaque été, selon l’agence de presse IPS, de riches touristes des Etats du Golfe envahissent l’Egypte pour fuir la chaleur oppressante de la péninsule arabique et s’installent dans des hôtels luxueux et des appartements du Caire.

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Image d’archive

De là, les riches touristes saoudiens se rendent dans leurs luxueux 4X4 dans le village voisin d’El Hawamdia, un village pauvre situé à 20 km au sud du Caire. Des intermédiaires les attendent le long des routes, et leurs proposent des locations très courtes durées, et surtout, fournies de ce qui fait la spécialité de la ville : des plaisir sexuels avec des mineures – dans le strict respect de la sharia.

Selon IPS, ce sont des milliers de fillettes de 11 à 18 ans qui sont vendues chaque année par leurs familles à ces vieux riches sous le couvert d’un Nikah al-Mut’ah, un « mariage de plaisir » halal qui durera de quelques heures à quelques semaines, selon les arrangements.

Les « intermédiaires » offrent également la livraison des fillettes dans les hôtels du Caire ou séjournent les saoudiens, rapporte IPS.

Combien ?

Une jeune prostituée pour une journée de « mariage » est facturée 800 livres égyptiennes, environ 80 euros. L’argent est partagé entre l’intermédiaire et les parents de la fille. Pour l’été complet, le prix va de 20 000 livres (2 000 euros) à 70 000 livres (7 100 euros), selon l’âge, les plus jeunes étant les plus prisées.

La prostitution halal a été interdite par une loi égyptienne en 2008. Mais la loi n’est pas appliquée. Le pays est au bord de la faillite, et il a un besoin vital de ces très riches touristes.

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Selon Azza el-Ashmawy, directeur du Centre contre le traffic d’enfants du Conseil national de l’enfance et de la famille egytpien, certaines fillettes ont été mariées 60 fois avant d’arriver à l’âge de 18 ans.

Et tout ceci est parfaitement légal : aucun musulman ne conteste le fait religieux qu’un homme peut se marier avec une fillette pré-pubère. A la fois le coran et les hadith l’autorisent, et Mohammed lui-même s’est marié et a eu un rapport sexuel avec Aisha quand elle n’avait que 9 ans.

Au Liban, le Hezbollah propose même des prostituées halal pour assurer son recrutement :

Les musulmans s’imaginent donc qu’il est facile de tromper leur Dieu avec le stratagème du Nikah al-Mut’ah et de lui faire croire qu’il s’agit d’autre chose que de la prostitution ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hervé Roubaix pour Dreuz.info.

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