Publié par Guy Millière le 24 juin 2014

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Je n’ai pas assisté aux cérémonies de commémoration du 6 juin. J’étais alors à dix mille kilomètres de la France. J’ai écrit alors ce que j’avais à en écrire.

J’ai lu depuis une bonne part de ce qui s’est écrit dans ce pays sur le sujet.

J’ai dû constater que si divers propos étaient assez scrupuleux et respectueux des faits essentiels, d’autres l’étaient beaucoup moins et dégageaient le parfum rance du ressentiment.

Je me dois, dès lors, d’y revenir, pour dire ce qui doit l’être.

Un peu plus de vingt ans après une guerre où l’Europe s’était catastrophiquement déchirée et précipitée vers un suicide collectif, et après avoir montré, lors des négociations du traité de Versailles, que ses dirigeants n’avaient décidément tiré aucune leçon de leurs errances destructrices, les Etats Unis se sont montrés au départ réticent à s’engager dans ce qui leur semblait un deuxième suicide collectif européen, mais ils n’en ont pas moins fini assez vite par le faire. Avec toute la puissance décisive dont ils sont capables.

[column col= »1/4″][message_box title= » » color= »red »]Roosevelt n’en a pas moins sauvé l’Europe occidentale du pire et permis que prenne fin la shoah[/message_box]
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Franklin Roosevelt n’a pas, en raison de mauvais conseillers tels Alger Hiss, qui s’est révélé être un agent communiste, pris toujours les meilleures décisions et a renoncé à pénétrer l’Allemagne nazie par les Balkans tout en fournissant l’Union Soviétique massivement en matériel militaire pour en faire un allié de l’Occident, ce qu’elle n’a en fait jamais été. Il n’en a pas moins sauvé l’Europe occidentale du pire et permis que prenne fin la shoah.

Harry Truman a été le premier chef d’Etat occidental à reconnaître Israël, et la stratégie d’endiguement qu’il a mise en place a permis que survive ce qu’on a appelé le monde libre. Ses successeurs, Eisenhower et Kennedy, Johnson, Nixon, Ford, ont sauvé la planète d’une hégémonie totalitaire.

Carter s’est révélé désastreux et a montré qu’un président américain faible et myope pouvait conduire les cinq continents au bord du gouffre, mais il a vite été remplacé par Ronald Reagan, qui a gagné la « guerre froide » et fait tomber l’empire totalitaire soviétique.

Bush père et Clinton ont géré les années post soviétiques sans voir que montait le totalitarisme islamique, mais George Walker Bush lui, a vu, et a pris la mesure du danger. Il a dû agir dans un contexte où un homme censé être successeur de de Gaulle s’est conduit plutôt en disciple de Pétain en France, ce qui a gravement compromis l’unité occidentale, mais il a agi et porté un coup d’arrêt décisif à l’avancée du nouveau totalitarisme. Le nombre de djihadistes tués en Irak a été considérable. Le programme d’armes de destruction massive irakien (qui existait bel et bien, j’y reviendrai), a été stoppé et broyé. L’Irak est devenu un pays stable et allié des Etats Unis.

George Walker Bush a été remplacé par un idéologue islamo gauchiste plus effroyable que Carter, je suis le premier à le savoir, hélas. Je n’ai pas écrit deux livres sur Obama sans me documenter. Cet idéologue islamo gauchiste a défait ce que George W Bush avait fait, je suis le premier à le savoir, oui. Et, entre mille sutres choses, il a livré l’Irak au islamistes iraniens et aux djihadistes de l’EIIL, je sais.

Il n’empêche.

Les Etats Unis ont été tout au long du vingtième siècle et restent aujourd’hui ce que Madeleine Allbright a appelé il y a quelques années la « puissance indispensable », et ce que mon ami Yves Roucaute a appelé la « puissance de la liberté ».

[gdl_icon type= »icon-arrow-right » color= »#FF0000″ size=“25px »]Sans eux, c’est un fait, la Première Guerre Mondiale aurait duré plus longtemps, aurait été plus meurtrière et aurait conduit à des catastrophes bien plus importantes que celles qu’elle a provoqué. Et si la France et le Royaume Uni avaient respecté les principes énoncés par Woodrow Wilson dans sa déclaration en quatorze points de janvier 1918, le monde germanique n’aurait vraisemblablement pas été plongé dans la tourmente qui a conduit à la victoire du national-socialisme.

La France était massivement pétainiste pendant la guerre, on l’oublie vite, et non, la France n’a pas été libérée par la Résistance française, mais par l’US Army

[gdl_icon type= »icon-arrow-right » color= »#FF0000″ size=“25px »]Sans eux, la Deuxième Guerre Mondiale se serait achevée par la victoire des puissances de l’axe, Winston Churchill aurait été un dirigeant courageux, mais vaincu. L’Europe aurait été soumise à Hitler ou Staline, et la planète soumise à un cartel de dictatures totalitaires. De Gaulle aurait été un marginal (la France était massivement pétainiste pendant la guerre, on l’oublie vite, et non, la France n’a pas été libérée par la Résistance française, mais par l’US Army).

La shoah aurait pu être menée, sinistrement, à son terme. Le système Auschwitz aurait fait bien plus de six millions de morts juifs. Israël n’aurait jamais pu renaître.

Sans eux, l’Europe centrale serait toujours derrière le « rideau de fer ». L’empire soviétique ne serait pas tombé. La Chine ne se serait pas ouverte au capitalisme.

Nous serions dans un monde bien moins libre, bien plus pauvre, bien moins inventif. L’Europe serait bien plus soumise qu’elle ne l’est déjà à l’islamisation en cours.

Obama ne peut provoquer les désastres qu’il provoque que parce que, sans la puissance américaine, il n’y a personne pour défendre la liberté, le droit, la démocratie, la libre entreprise sur terre. Strictement personne.

Une dette si immense vis-à-vis des Etats Unis que nous ne pourrons jamais nous en acquitter

Nous avons, nous qui sommes attachés à la liberté économique et politique et au droit naturel des êtres humains, une dette si immense vis-à-vis des Etats Unis que nous ne pourrons jamais nous en acquitter.

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Seuls ne le voient pas ceux qui détestent la liberté économique et politique et le droit naturel des êtres humains, et qui ne voient pas que sans ces valeurs là, ils ne seraient, tout simplement, pas vivants aujourd’hui.

Seuls ne le voient pas ceux qui adhèrent à un totalitarisme ou à un autre, ou se font compagnons de route ou idiots utiles d’un totalitarisme ou d’un autre (ceux qui adhèrent à un totalitarisme ou à un autre ne le voient pas, en fait, parce qu’ils ne veulent pas voir, et parce qu’ils savent que les Etats-Unis sont essentiellement anti-totalitaires, et que cela les met en rage).

Discerner que tant de gens en France ne voient pas, et qu’il se trouve encore en ce pays des gens pour glorifier Staline, Lénine ou Marx, pour accorder à De Gaulle une place démesurée, pour regretter Saddam Hussein, pour reconstruire l’histoire ça et là de manière vomitive, pour cracher sur l’Amérique d’une manière ou d’une autre ou pour se réjouir qu’elle s’érode présentement grâce à un imposteur installé à la Maison Blanche suffit à montrer qu’il y a décidément quelque chose de pourri dans ce pays.

[column col= »1/4″][message_box title= » » color= »red »]Nous devons notre idée de la liberté au peuple juif et au judaïsme[/message_box]
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Il est cinq endroits sur terre où j’ai tenu à emmener mes enfants, en leur expliquant. L’un d’eux est Massada en Israël, parce que j’y ai trouvé une forme ancienne de la célèbre phrase de Patrick Henry, qui dit « la liberté ou la mort ». Nous devons notre idée de la liberté au peuple juif et au judaïsme. Un autre est Auschwitz pour qu’ils n’oublient pas où le ressentiment a conduit l’Europe. Un troisiėme est le cimetière américain de Colleville sur Mer où reposent tant de jeunes Américains, tombés pour que nous puissions avoir encore l’opportunité de vivre libres. Un quatriėme est ce qui reste du mur de Berlin, pour qu’ils se souviennent de ce qu’a été le communisme. Un cinquième est l’Independance Hall à Philadelphie, car c’est là qu’a été promulguée l’indépendance des Etats Unis et que souffle encore l’esprit des pères fondateurs.

Je les ai, bien sûr emmenés aussi à San Antonio, pour The Alamo, Jim Bowie et Davy Crockett, à Crawford, pour The Western White House et George W. Bush, à la Ronald Reagan Library, sur les hauteurs de la Simi Valley, au Nord de Los Angeles, pour le souvenir du plus grand Président américain du vingtième siècle et pour l’espoir qu’il aura un successeur à même de balayer les miasmes des années Obama, si indignes de l’Amérique que j’aime.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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