Publié par Abbé Alain Arbez le 28 juin 2014

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Dès dimanche, au cœur d’une Europe issue essentiellement des valeurs judéo-chrétiennes, le ramadan sera pratiqué par des dizaines de millions de personnes de culture islamique, individus ou familles installés depuis quelques décennies ou plus récemment, dans nos nations démocratiques. Les télévisions s’en feront largement l’écho aux heures de grande écoute…

Chaque année, l’impact social du ramadan se renforce, alors même qu’il se déplace dans les agendas en raison d’un calendrier lunaire ; ce mois fortement identitaire est de plus en plus observé en France, forte de ses X millions de disciples de Mahomet (chiffre tabou)… Certains sociologues sont même persuadés qu’il y a aujourd’hui en France plus de pratiquants musulmans du ramadan annuel que de pratiquants catholiques d’une seule messe mensuelle ! Certains prédicateurs de mosquées n’hésitent d’ailleurs plus à annoncer : islam, première religion de France.

Et, en tout cas, première religion dans les prisons…

Dans ce mois qui est l’un des piliers de l’islam, l’essentiel se joue autour du prétendu « jeûne », exigé de tout musulman, (à l’exception des enfants, des personnes âgées et des femmes enceintes). Dans le coran (qui, rappelons-le en passant – ne revêt aucun statut de révélation pour les juifs et les chrétiens), Allah, le Dieu de Mahomet, affirme que le jeûne est « obligatoire aux musulmans comme il le fut aux juifs ». La télé illustre l’événement en nous montrant des scènes de partage convivial dans les quartiers, avec des messages larmoyants d’autorités politiques envers les musulmans.

Quel jeûne ?

Précisons tout de même – vu l’ambiguïté du vocabulaire – qu’il ne s’agit en aucun cas d’un jeûne au sens biblique : obéir à une loi imposant de ne pas boire ni manger durant les heures de la journée et autorisant à se rattraper largement la nuit n’est pas un jeûne au sens traditionnel ! Cette alternance contradictoire du jour et de la nuit incite surtout au conformisme rituel et aux excès alimentaires. Dans le même ordre d’idée, prendrait-on au sérieux un célibat à temps partiel ?

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Dans la tradition biblique, méconnue du coran, le jeûne est une démarche spirituelle avant d’être une loi à observer : il a pour but la conversion du coeur, la libération du péché et le renouveau de la conscience. (Voir premier et nouveau testaments). Nul doute que de nombreux musulmans, fidèles à leur éducation, cherchent sincèrement à mieux répondre aux injonctions du coran afin de renforcer leur « soumission » aux lois d’Allah.
Mais c’est aussi du mot « ramadan » que vient le terme familier « ramdam » qui signifie : faire du bruit, déranger les voisins. Ce qui montre bien le décalage de vie diurne et nocturne du ramadan, lequel entraîne des nuisances de voisinage et pose de sérieux problèmes de coexistence dans de nombreux quartiers, en confirmant la ghettoïsation.

Ce qui interpelle, ce n’est pas seulement la montée en puissance de visibilité des signes d’appartenance à l’islam, tels que le voile ou la pratique du ramadan. C’est le contenu lui-même de cette période de trente jours qui nous renvoie à la posture islamique envers le non-musulman.

Visage bon enfant ?

La festivité de la « rupture du jeûne » et la médiatisation bon enfant de ses aspects conviviaux ne doivent pas cacher ce qui se joue et s’abrite derrière ce pilier de l’islam ! Pendant le mois de « jeûne », le musulman doit lire l’ensemble du coran, y compris, donc, s’imprégner de nouveau des passages les plus belliqueux à l’égard des juifs et des chrétiens, (qu’il dénomme à tort membres des « religions du livre », car c’est l’islam, la religion du livre, aux versets intouchables). Le ramadan n’est pas un « carême » musulman comme le répètent benoîtement les médias.

« ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens ! »

Exemples significatifs de ce qui est remémoré durant le ramadan : « ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens ! » (5.51) Ou encore : « Combattez ceux qui ne croient pas en Allah, ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Allah et son prophète ont déclaré illicite ! » (9.29)
« Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage » (37.4) « Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Allah qui les a tués… » (8.17)

Et parmi les cinq prières quotidiennes, revient la « fatiha » la prière-matrice du coran, dans laquelle il est affirmé au verset 7 – selon les commentateurs officiels d’hier et d’aujourd’hui – que les juifs sont « sous la colère d’Allah » et que les chrétiens sont des « égarés loin de sa volonté ». La plus grande offense à Allah est, selon le coran, le shirk, le fait que – d’après l’islam – l’homme Jésus soit associé à la transcendance de la divinité. Les « associateurs » (les disciples de Jésus) sont condamnés, pour leur blasphème, à être éliminés de la surface de la terre afin de satisfaire Allah.

Ce qui nous donne une fois de plus l’image d’une religion tenaillée par son ambition de supériorité (« l’islam domine mais n’est pas dominé ! », selon le hadith). Donc certains adeptes habituellement dénommés « modérés », mais remotivés par leur ramadan, risquent en conséquence d’avoir à un moment ou à un autre des comportements agressifs ou même des pulsions carrément djihadistes envers leurs hôtes et voisins « infidèles », tellement démonisés par l’Ecrit sacré qu’ils relisent jour après jour, et la prière « contre les autres » qu’ils répètent inlassablement…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

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