Publié par Michel Garroté le 25 juin 2014

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Michel Garroté, réd en chef –- L’acteur américain Eli Wallach est décédé mardi à l’âge de 98 ans. Ses rôles de méchants truculents et bonhommes dans les Westerns de Sergio Leone ont marqué l’histoire du cinéma, notamment Le Bon, la Brute et le Truand.

Il restera célèbre pour cette réplique culte de Clint Eastwood (Blondin), entendue dans Le Bon, la Brute et le Truand, dont Eli Wallach (Tuco) est la victime : « Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuses » (You see, in this world there’s two kinds of people, my friend : those with loaded guns, and those who dig. You dig).

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À 98 ans, Eli Wallach vient d’entrer dans la légende du 7e art dans la peau de Tuco, son personnage de méchant léonien le plus attachant. Il éprouvait une vraie délectation pour les rôles de truands sympathiques.

Né en 1915 dans le quartier de Brooklyn, à New York, Eli Wallach commence sa carrière au théâtre à la fin de la deuxième Guerre mondiale après avoir servi sur la base militaire américaine d’Hawaï.

Sur les planches, il interprétera avec jubilation Shakespeare et quelques pièces de son auteur favori, Tennessee Williams. Il apparaît dans Baby Doll en 1956 d’Elia Kazan, puis dans le dernier film de Marilyn Monroe signé John Huston, en 1962, The Misfits.

En 1960, il joue dans son premier film culte, Les Sept Mercenaires. Le personnage haut en couleur de Calvera, le chef de quarante bandits mexicains, marque les esprits. Face aux monstres sacrés Yul Brynner et Steve Mc Queen, les héros, il est le méchant nécessaire à la mécanique du film.

Désormais, cette composition impeccable de gangster va lui coller à la peau. En 1966, Dans la Le Bon, la Brute et le Truand — face à celui qui allait devenir l’un de ses meilleurs amis dans la profession, Clint Eastwood — il est Tuco dit le Truand. Dans un formidable numéro de cupidité volubile et de rouerie, Eli Wallach devient l’indispensable faire-valoir du bon Clint Eastwood.

Le talent de l’acteur new-yorkais est utilisé par Gérard Oury qui en 1969 donne à Eli Wallach le rôle d’un chef mafieux, caricatural et jaloux, qui ne veut pas que sa fille épouse Le Cerveau interprété par David Niven, aux côtés de deux grands acteurs : Jean-Paul Belmondo et Bourvil.

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En 1990, Francis Ford Coppola signe la troisième partie du Parrain. Il confiera à Eli Wallach le rôle de Don Altobello, un chef de famille de Cosa Nostra dont le l’apparente bonhommie cache des intentions machiavéliques.

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Elie Wallach continua de travailler alors qu’il avait passé ses 90 ans. En 2006, Dans The Holiday, une excellente comédie de Nancy Meyers, il partagea l’affiche avec la nouvelle génération des stars américaines, Cameron Diaz, Kate Winslet, Jude Law, qui ont alors été pris sous le charme du comédien.

Il reviendra encore dans Mystic River de son ami Clint Eastwood, dans le thriller économique Wall Street 2 : l’argent ne dort jamais, avant son ultime tour de piste, dans Ghostwriter, il y a quatre ans.

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Pour ce qui me concerne, c’est dans Le Bon, la Brute et le Truand, qu’Eli Wallach, aliasTuco le truand, fut le plus éblouissant, avec ses mimiques et ses répliques. Le truand est mort. Moi je l’aimais bien.

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

Source :

http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/06/25/03002-20140625ARTFIG00124-eli-wallach-le-cinema-pleure-la-mort-de-son-plus-celebre-truand.php

   

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