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Publié par Michel Garroté le 22 juillet 2014

avion-ukrainien-SU-25

Michel Garroté, réd en chef –- Comme je l’ai déjà écrit dans mon article précédent (voir lien vers source en pas de page) concernant le même événement, sur dreuz.info, nous n’aimons pas les thèses complotistes. Cela dit, j’ai été très surpris que nos médias aient accusés – quelques minutes seulement après le crash – les ukrainiens russophones d’avoir abattu le Malaysia Airlines MH17. J’ai également été très surpris que nos médias aient systématiquement écarté les analyses techniques contestant la version officielle (ce ne sont pas les sites Internet qui publient ces analyses techniques qui m’intéressent, ni le profil idéologique de ceux qui publient ces analyses techniques ; la seule chose qui m’intéresse, ce sont les analyses techniques elles-mêmes).

Les images prises par un satellite américain prouvent-elles que l’avion malaisien a été abattu par les militaires ukrainiens ? Le renseignement américain dispose-t-il de photos prouvant que la responsabilité pour l’avion civil abattu dans le ciel de Donetsk incombe aux troupes ukrainiennes ? A-t-on observé la montée d’un chasseur ukrainien SU-25 en direction du Boeing malaisien qui se trouvait alors à une distance de 3 à 5 km ? Le Su-25 peut-il atteindre une altitude de 10.000 mètres ?

Dispose-t-il de missiles air-air qui peuvent tirer jusqu’à 12 km et garantissent la destruction d’un objectif jusqu’à 5 km ? Pourquoi Kiev a donné au Malaysia Airlines MH17 la permission de survoler une zone de guerre ? Pourquoi parle-t-on de nouvelles sanctions contre la Russie dans les médias, devenus propagandistes pro-ukrainiens, alors que l’enquête ne fait que commencer ? Pourquoi croire tout ce que racontent les Ukrainiens qui se distinguent essentiellement par la corruption et le chaos ? Je verse au dossier l’analyse ci-dessous, qui, même si dans le futur elle s’avérait erronée, permet au moins de lire autre chose que ce qui se raconte dans notre presse mono-neurone.

L’analyste Robert Parry écrit (extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page) : Malgré les doutes internes à la communauté de renseignement américaine, le gouvernement Obama et les médias nationaux américains continuent d’accuser les rebelles ukrainiens et le gouvernement russe d’avoir tiré sur l’appareil de la Malaysia Airlines. Situation semblable à celle de l’été dernier concernant l’attaque au gaz sarin toujours non élucidée en Syrie.Dans les deux cas, plutôt que de laisser une délégation d’experts indépendants enquêter, le très agressif département d’État du président Obama et les principaux médias américains ont simplement décidé de désigner leurs opposants dans ces deux crises, Bachar el-Assad en Syrie et le président russe Vladimir Poutine en Ukraine, comme les coupables. Pourtant, certains analystes du renseignement américain ont exprimé leur désaccord par rapport à cette sagesse conventionnelle instantanée.

Concernant la destruction de l’appareil malaisien jeudi, j’ai été informé que plusieurs analystes de la CIA se référant à des photos de reconnaissance satellite américaine suggèrent que le missile anti-aérien qui a détruit le vol 17 a été tiré pas des troupes ukrainiennes à partir d’une batterie gouvernementale, et non par des rebelles prorusses en lutte contre le régime de Kiev depuis le départ du Président Viktor Ianoukovitch le 22 février.Selon une source informée des résultats provisoires, les soldats aux commandes de cette batterie semblent porter des uniformes ukrainiens et pourraient avoir été en état d’ébriété, considérant ce qui ressemble à des bouteilles de bière dispersées sur le site. Mais la source a précisé que ces informations ne sont pas complètes et qu’on ne peut de fait pas écarter une responsabilité de la part des rebelles.

Une information contraire a été donnée par le Washington Post et d’autres médias américains. Samedi, le Post a rapporté que « vendredi, les responsables américains ont déclaré qu’une évaluation des renseignements préliminaires indiquait que l’avion a été détruit par un missile SA-11 sol-air tiré par les séparatistes ». Mais l’objectivité de l’administration Obama, qui a fermement soutenu le régime de coup d’État, est en cause ainsi que les raisons précises de ses affirmations.Même avant les évènements du 22 février, des responsables de l’administration Obama encourageaient ouvertement les protestataires recherchant le renversement de Ianoukovitch.

Après que Ianoukovitch et les membres de son gouvernement s’enfuirent devant la foule des contestataires et les attaques des militants néo-nazi, le département d’État américain a rapidement déclaré « légitime » du nouveau gouvernement et s’est félicité de la nomination d’Arseniy Iatsenyouk, comme nouveau premier ministre.À mesure que se déroulent les événements, l’administration Obama a toujours pris le parti du régime de Kiev et a toujours enfoncé Moscou.Et, depuis jeudi, quand le vol de la Malaisie a été abattu tuant 298 personnes, le gouvernement ukrainien et l’administration Obama ont désigné du doigt les rebelles et le gouvernement russe, sans même attendre les résultats d’une enquête sérieuse qui ne commence que maintenant.

Un des arguments de l’administration américaine a été que le système de missiles anti-avions BOUK, qui a apparemment été utilisée pour abattre l’avion, était « de fabrication russe ». Mais cet argument est plutôt ridicule puisque presque toutes les armes militaires ukrainiennes sont de « fabrication russe ». L’Ukraine, après tout, faisait partie de l’Union soviétique jusqu’en 1991 et a continué à utiliser du matériel militaire principalement russe.On n’a pas plus expliqué pourquoi le gouvernement américain pouvait affirmer que le missile était un SA-11 alors qu’il existe d’autres versions du système de missiles BOUK.

Pratiquement tout ce que les responsables américains ont dit semble conçu dans le but de porter les soupçons sur les Russes et les rebelles et de dédouaner les forces gouvernementales. Se référant à plusieurs reprises à la sophistication du missile SA-11, l’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Samantha Power, a déclaré : « Nous ne pouvons pas exclure l’assistance technique russe ». Mais cette formule signifie implicitement que l’administration peut aussi l’exclure. En lisant entre les lignes des comptes rendus de la presse américaine, on peut discerner les lacunes relatives à l’influence russe supposée dans la tragédie de jeudi. Par exemple, Craig Whitlock du Post a rapporté que le général de l’Air Force Philip M. Breedlove, commandant américain des forces de l’OTAN en Europe, a déclaré le mois dernier : « Nous n’avons pas encore vu de véhicules [russes] de défense aérienne à proximité de la frontière ».

Étant donné l’ampleur de ces systèmes de missiles BOUK et le fait qu’ils doivent être transportés sur des camions, il serait difficile de les soustraire à la surveillance aérienne intensive des États-Unis sur la frontière entre l’Ukraine et la Russie au cours des derniers mois.Le Post a signalé que « le contre-amiral John Kirby, le secrétaire de presse du Pentagone, a indiqué que les responsables de la défense ne pouvaient pas apporter de preuves précises qu’un système de missile SA-11 sol-air avait été transporté de la Russie en Ukraine orientale ».En d’autres termes, le mystère n’est toujours pas résolu. Il se peut que les rebelles – face aux bombardements intensifs de l’armée de l’air ukrainienne – ont demandé aux Russes de leur fournir des armes anti-aériennes plus perfectionnées que les missiles lancés à l’épaule que les rebelles ont utilisés jusqu’à présent pour abattre des avions militaires ukrainiens.

Il est possible, aussi, qu’un détachement rebelle ait pris l’avion civil pour un avion militaire ou même que quelqu’un dans l’armée russe ait lancé la fusée fatidique sur l’avion à partir de l’espace aérien russe.Mais le gouvernement russe et les rebelles contestent tous deux ces scénarios. Les rebelles disent qu’ils n’ont pas de missiles qui peuvent atteindre l’altitude de 10.000 mètres où se situait l’avion de la Malaysia Airlines. Outre leur non-participation à la tragédie, les Russes affirment que l’armée ukrainienne dispose de systèmes antiaériens BOUK en Ukraine orientale et que le radar d’une batterie était actif le jour de l’accident.Le Ministère de la Défense russe a déclaré que « L’équipement russe a détecté le 17 juillet l’activité d’un radar Koupol, déployé au sein d’une batterie BOUk-M1 près de Styla [un village à quelque 30 kilomètres au sud de Donetsk] », selon un rapport de la chaîne RT.

Ainsi, il n’est pas exclu qu’une unité militaire ukrainienne – peut-être un groupe mal supervisé – ait tiré le missile intentionnellement ou par accident. Pourquoi l’armée ukrainienne aurait-elle intentionnellement visé un avion volant vers l’est, vers la Russie reste cependant un élément difficile à comprendre. Propagande répétée ?Mais peut-être la question la plus importante est que le gouvernement Obama et le corps de presse des États-Unis devraient arrêter de porter des jugements trop hâtifs. C’est comme s’ils étaient obsédés par la volonté de tenir un rôle dans la « guerre de l’information » – c’est-à-dire à justifier les hostilités contre des Nations adversaires – plutôt que d’informer de façon responsable le peuple américain.

Il est dangereux de créer d’une hystérie collective contre la Russie qui possède l’arme nucléaire. Comme nous l’avons déjà vu en Ukraine, les événements peuvent échapper à tout contrôle. Les fonctionnaires du Département d’État américain ont probablement pensé qu’ils construisaient leur carrière en encourageant le coup d’État ukrainien du 22 février, et ils pourraient bien avoir raison, du moins pour ce qui est de leur avancement dans la hiérarchie à Washington.

Mais ils ont aussi déterré la hache de guerre entre les Ukrainiens « ethniquement purs » dansl’ouest ukrainien et les Russes dans l’est ukrainien.Ces tensions, nombreuses, remontant à la Seconde Guerre mondiale et même avant, sont devenues des haines inextinguibles avec des centaines de morts des deux côtés. La méchante petite guerre civile ukrainienne a également rendu possible l’horreur de jeudi (le crash du Malaysia Airlines MH17).

D’encore plus grandes calamités pourraient se produire si les « anti-diplomates » du Département d’État américain réussissent à rallumer la Guerre froide. L’écrasement du vol 17 de la Malaysia Airlines devrait nous servir d’avertissement quant aux dangers de la surenchère internationale, conclut Robert Parry (fin des extraits adaptés ; voir liens vers sources en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

michel.garrote@romandie.com

Sources :

http://consortiumnews.com/2014/07/19/airline-horror-spurs-new-rush-to-judgment/

http://www.les-crises.fr/le-drame-aerien-incite-a-de-nouveaux-jugements/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+les-crises-fr+%28Les-Crises.fr%29

http://www.dreuz.info/2014/07/qui-a-abattu-le-malaysia-airlines-mh17/

   

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