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Publié par Michel Garroté le 23 juillet 2014

djihadiste-syrien

Michel Garroté, réd en chef –- La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme (tu parles…) a eu le toupet d’appeler à une enquête sur de possibles « crimes de guerre » (n’importe quoi…) commis par Israël à Gaza. « Il y a une forte possibilité que le droit international humanitaire ait été violé, d’une manière qui pourrait constituer des crimes de guerre », a-t-elle osé déclarer. Et elle a demandé une enquête sur chaque incident. Sur « chaque incident » ? Qui va payer et qui va mener les enquêtes sur « chaque incident » ? La responsable de l’ONU participe à une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’Homme de l’organisation internationale à Genève. Honte à l’ONU ! Honte à la haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme ! On a envie de lui répondre : Parlez-nous de Mossoul et non pas de Gaza !

Mossoul

Le Figaro revient sur l’enchainement des évènements à Mossoul : Des informations alarmistes ont commencé à circuler. Des fonctionnaires chrétiens n’ont pas été payés, et, à la mosquée, où se fait la distribution des bons d’achat de bombonnes de gaz, les chrétiens devaient soudainement attendre pour les obtenir. Mardi, deux jours plus tard, c’est la stupeur: les maisons des chrétiens sont taguées de la lettre «N», comme nassarah (chrétiens).

Puis, le lendemain matin, les notables sont convoqués par les djihadistes à l’archevêché syriaque catholique pour leur expliquer de «nouvelles règles de vie». Flairant le piège, ils n’y vont pas. «C’était humiliant de s’entendre dire dans une église comment on devait vivre dans une ville où nos ancêtres habitent depuis deux mille ans», fait valoir un autre chrétien, qui préfère rester anonyme.

Les nouveaux maîtres de la ville sont furieux qu’on leur résiste. Le soir même, des haut-parleurs, hissés sur des véhicules circulant dans les quartiers chrétiens, expliquent ces «nouvelles règles de vie»: «Devenez musulmans et sujets du califat, ou alors payez la jyziah (l’impôt que les mécréants doivent payer aux musulmans), ce qui n’empêchera pas les hommes de devoir combattre avec nous. Sinon, partez, sans emporter quoi que ce soit. Et si vous ne respectez aucune de ces conditions, entre vous et nous, il n’y aura que l’épée». C’est-à-dire la mort assurée.

Les chrétiens ont jusqu’à samedi midi pour quitter Mossoul. Et, pour que le message soit bien compris, le vendredi matin, une lettre est distribuée chez de nombreux chrétiens. Mais, comme personne ne bouge, le soir même, vers 19h30, des représentants du califat reviennent en colère à l’archevêché: «Comment osez-vous nous désobéir et ne pas venir à la réunion à laquelle on vous avait conviés?».

Des djihadistes s’emparent alors de portraits d’évêques de Mossoul dans la salle du diwan, avant de les incendier. Depuis, on ignore dans quel état se trouve l’archevêché syriaque. Alertés, des voisins musulmans auraient alors tenté de s’opposer aux exactions contre l’Église, avant de se faire tancer: «Bande de mécréants! De quoi vous plaignez-vous, on veut transformer cette église en mosquée!».

En fuyant Mossoul, de nombreux chrétiens se sont fait rançonner aux barrages, y compris des femmes qui ont été dépouillées de leurs bijoux par d’autres femmes, mais djihadistes, celles-là. «C’est bien la preuve de l’existence d’un plan de sortie des chrétiens de Mossoul», souligne Faraj Benoit Camura, de l’ONG Fraternité en Irak, qui vient en aide aux chrétiens de l’ancienne Mésopotamie.

Depuis, d’autres rumeurs courent dans les camps de réfugiés de Qosh et Qaraqosh, où d’autres familles se sont repliées. Le couvent Saint-Georges, sur les hauteurs de Mossoul, aurait été occupé. La porte du couvent dominicain de l’Horloge – offerte par l’impératrice Eugénie – a été défoncée.

Sarcelles

Les chaldéens de Sarcelles : « nous sommes partis pour fuir les islamistes et nous les retrouvons ici ». La communauté compte 20’000 membres en France, dont 8’000 vivent dans la ville du Val-d’Oise. Qu’ils viennent de Turquie ou d’Irak, les Chaldéens de Sarcelles se mobilisent pour la diaspora. Une manifestation a été organisée le 8 juillet et un appel aux dons lancé. «Les dons affluent, la communauté est très généreuse», indique le père Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne de Sarcelles.

Les fidèles estiment que toute l’attention des Français est portée sur les morts à Gaza et pas assez sur l’Irak. «C’est au moins aussi grave», tonne la secrétaire de l’église Saint-Thomas. Quant aux violences de dimanche, «nous sommes partis pour fuir les islamistes et nous les retrouvons ici», regrette Habib.

Encore Mossoul

Lu dans Le Figaro à propos de la persécution des chrétiens en Irak : Malgré des condamnations fortes, la communauté internationale est restée immobile jusqu’à présent. Le Conseil de sécurité a condamné les persécutions dans une déclaration adoptée lundi soir par les 15 pays membres. Ils ont rappelé que de tels agissements étaient «susceptibles de constituer un crime contre l’humanité».

De son côté, l’Organisation de la coopération islamique (OCI) a parlé de «crime intolérable», proposant son aide humanitaire pour les déplacés. Tout comme la France, qui s’est dite «mobilisée pour que les droits des communautés chrétiennes soient respectées».

Mais personne n’est encore passé des mots aux actes. «La Cour pénale internationale doit être saisie sur ce qui s’est passé à Mossoul», estime Patrick Karam, président de la coordination des chrétiens d’Orient en danger, et conseiller régional UMP.

«A terme, il faut une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU qui protège les chrétiens d’Orient et responsabilise la communauté internationale sur le sujet. Il faut reconnaître que leur présence dans le berceau du christianisme est essentielle».

«L’absence de réaction internationale concrète à ce drame pose une vrai question: est-on prêt à voir émerger un régime théocratique totalitaire aux portes de l’Europe?», s’interroge Faraj Benoît Camurat, président de l’association Fraternité en Irak qui lance un appel aux dons pour leur venir en aide aux déplacés. «A Mossoul, nous sommes face à une purification religieuse bel et bien planifiée par l’Etat islamique.

L’exemple concret, c’est que les chrétiens ont été systématiquement fouillés et détroussés aux checkpoints de sorties de la ville». Actuellement, les minorités chassées de leurs territoires par l’Etat islamique trouvent refuge au Kurdistan, dans le Nord de l’Irak, où ils bénéficient de la protection des peshmergas.

À Paris comme à Mossoul, des Juifs et des Chrétiens sont haïs et menacés

Tribune de Jean-Christophe Fromantin député des Hauts-de-Seine : À Paris comme à Mossoul, des Juifs et des Chrétiens sont haïs et menacés à cause de leur appartenance religieuse. Et, dans l’un et l’autre cas, l’indignation cède progressivement sa place à la résignation, faisant craindre une banalisation de ce qui relève d’actes de haine contre l’humanité toute entière. A Paris on crie « mort aux juifs », à Mossoul on marque de la lettre « N » les maisons des Chrétiens et à Gaza des civils servent de boucliers humains.

On commence par insulter en toute impunité et on laisse mourir dans l’indifférence. Comment notre humanité en est-elle arrivée là ? N’a-t-elle pas connu suffisamment de crimes, de guerres et de terreurs pour se lever contre ceux qui véhiculent cette haine ? Sommes-nous à ce point anesthésiés pour ne plus nous mobiliser contre l’activisme antireligieux de quelques fous ?

Car chacun a un rôle à jouer pour éviter la spirale de la violence et retrouver la paix. De la tolérance à la diplomatie, l’éventail est suffisamment large pour permettre à tous d’agir pour la réconciliation. C’est avant tout notre responsabilité que d’exprimer, là où nous sommes, notre refus de toute forme de discrimination. Et, si le respect de l’autre, le dialogue inter-religieux et la mise en place d’une laïcité ouverte aux expressions religieuses sont la toile de fond qui structure le vivre ensemble, l’Etat doit être le garant de cet équilibre.

Il doit faire preuve de la plus grande autorité dès que les libertés religieuses sont menacées, dès que l’antisémitisme pointe ou dès que le racisme s’invite dans les relations sociales. Il ne doit pas laisser crier « mort aux juifs » dans les rues de Paris, sous aucun prétexte. Il ne doit pas laisser sans voix sa diplomatie quand des Chrétiens sont menacés en Irak. Il doit se mettre au service de la paix au Proche-Orient, allant jusqu’à l’implication personnelle et sans relâche de son Président.

Dans la torpeur de l’été, le risque est grand que la dignité et la vie d’hommes, de femmes et d’enfants ne soient que des faits d’actualité. Il nous appartient d’en faire ces causes qui donnent à notre engagement son sens et sa vérité.

Parlez-nous de Mossoul et non pas de Gaza !

Reproduction autorisée avec mention :

M. Garroté réd chef www.dreuz.info

michel.garrote@romandie.com

  

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