Publié par Michel Garroté le 22 septembre 2014

 

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Michel Garroté réd chef – Si vraiment Obama et Hollande voulaient anéantir l’Etat Islamique (EI), ils enverraient des troupes au sol en Syrie et en Irak pour encercler – et ainsi contenir – les mercenaires formés et rémunérés par l’EI. Et alors seulement, ils passeraient à des frappes – non pas ponctuelles mais massives – jusqu’à asphyxier l’EI. Or, tel n’est pas le cas.

Aux Etats-Unis, la Chambre des représentants a donné son aval à l’amendement de Barack Hussein Obama d’armer et de former, pour un montant de 500 millions de dollars, les islamistes syriens opposés au régime laïc de Bachar Al-Assad, par 273 voix contre 156. Le texte doit maintenant être adopté par le Sénat, avant la promulgation présidentielle.

Barbara Lee, élue démocrate de Californie, s’interroge : « Il y a trop de questions sans réponses à mes yeux pour que je soutienne cet amendement. Comment ferons-nous pour garantir que les armes américaines que nous fournirons aux rebelles syriens ne tombent pas entre de mauvaises mains, comme c’est arrivé avec les rebelles que nous soutenions en Libye ? ».

La question est en effet de savoir comment fait Obama pour distinguer les rebelles islamistes « modérés » des rebelles islamistes « immodérés », quand on sait que ces rebelles islamistes syriens, opposés à Al-Assad, passent régulièrement d’un groupe « modéré » à un groupe « immodéré ». Et quand on sait que les armes, déjà livrées par Obama aux rebelles islamistes syriens, se sont retrouvées en Irak aux mains de l’Etat Islamique (EI), qu’Obama allègue maintenant vouloir combattre.

Quant à la France socialiste, elle entre en guerre contre l’Etat islamique parce que François Hollande s’imagine que cela va le faire remonter dans les sondages publiés dans son pays. A cet égard, voici L’analyse de Jean-Dominique Merchet : « C’était cousu de fil blanc, tant le tempo des opérations militaires est désormais dicté par l’agenda politique de François Hollande. Les premières frappes de l’armée de l’air (française) contre des cibles de Daesh (l’Etat islamique) en Irak viennent d’avoir lieu, au lendemain de la conférence de presse du chef de l’Etat. Un communiqué de l’Elysée précise que les Rafale ont détruit un dépôt logistique des terroristes dans le nord-est de l’Irak.

Jean-Dominique Merchet ajoute : Cette localisation signifie que le bombardement a eu lieu non loin des lignes de front avec les Kurdes et non sur les arrières de Daesh. Lundi (15 septembre), déjà, les premiers vols de reconnaissance avaient été annoncé au moment même de l’ouverture de la conférence internationale sur l’Irak à Paris. Pour François Hollande, la guerre commence par ces mots : Les premières bombes françaises ne vont pas tarder à tomber en Irak. Cela se fera vite, a assuré le président de la République lors de sa conférence de presse, alors que les milieux militaires expliquent que ces frappes, peu intenses, dureront sans doute longtemps », conclut Jean-Dominique Merchet.

Il y a un autre point qui mérite d’être relevé : le 18 septembre, les députés français, à l’initiative du Ministre français de l’Intérieur, ont voté une interdiction de sortie du territoire pour toute personne soupçonnée de vouloir partir et faire le djihad. C’est complètement idiot. Si des terroristes en herbe veulent quitter la France pour faire le dhihad en Syrie, en Irak et ailleurs, qu’on les laisse partir ! L’on sait très bien que ces jeunes fanatiques hallucinés des banlieues françaises passent facilement de la délinquance au djihad.

Par conséquent, plus ils sont nombreux à quitter la France, moins celle-ci comptera de voyous recyclés terroristes dans ses cités, surtout si nombre d’entre ne reviennent pas, ayant été tués là-bas. Il fut un temps où la France faisait tout pour empêcher les terroristes de s’implanter sur son territoire Aujourd’hui, elle fait tout pour les empêcher de le quitter. Ce qui compte, sachant qu’ils sont formés en terre d’islam pour commettre des attentats en France, c’est justement qu’ils ne reviennent surtout pas.

Le projet de loi aurait dû prévoir, non pas une interdiction de sortie du territoire français, mais au contraire, une interdiction de revenir pour les djihadistes sur le territoire national. A ce propos, il faut ici préciser que les djihadistes européens qui rejoignent l’Etat Islamique (EI) en Syrie et en Irak sont payés comme tout mercenaire. Dès lors, pourquoi ne pas supprimer les prestations sociales et aux familles des adolescents partis faire le djihad hors de France ?

Michel Garroté réd chef www.dreuz.info

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