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Publié par Michel Garroté le 29 septembre 2014

FL-combattante

Ceci est une chrétienne

Michel Garroté, réd. Chef  —  Le patriarche syriaque catholique Ignace Youssef III Younan déclare : « Les chrétiens du Proche-Orient auront un avenir quand la famille des Nations s’engagera vraiment pour la liberté religieuse ». « Nous, les évêques, ne sommes ni militaires ni politiciens mais ce qui est clair, c’est que l’EI [Etat Islamique] doit être stoppé ».

« Quels que soient les moyens qu’il faille employer pour cela. Le dialogue ne stoppe pas les extrémistes. La violence s’impose, je ne saurais pas dire de quel genre de violence », conclut le patriarche syriaque catholique Ignace Youssef III Younan.

De son côté, Mgr Silvano Tomasi, évêque catholique, déclare : « le pape François demande que la communauté internationale stoppe l’agresseur injuste. Cela fait partie de la doctrine sociale de l’Église, selon laquelle un agresseur injuste doit être stoppé et désarmé. L’Église doit constituer une sorte de conscience de la communauté mondiale. Elle appelle à l’action mais l’aspect technique ne fait pas partie de sa mission ».

Mgr Silvano Tomasi ajoute : « L’usage de la violence pour stopper l’agresseur est possible, cela ne signifie pas mener une guerre. Un policier qui utilise la violence pour faire régner l’ordre dans un quartier, ne déclare pas pour autant la guerre à la population de ce quartier ».

« De la même manière, la communauté internationale devrait désarmer l’agresseur pour faire revenir la paix dans ces régions où ces pauvres chrétiens sont persécutés », conclut Mgr Silvano Tomasi.

Fait éclairant dans ce contexte, Un prêtre grec orthodoxe d’Israël a défendu l’Etat juif devant le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève hier mardi. Il a expliqué qu’Israël est le seul pays du Moyen-Orient où les chrétiens ne sont pas persécutés, en implorant les 47 nations membres d’arrêter la chasse aux sorcières du seul pays libre de la région.

« Aujourd’hui au Moyen-Orient, il y a un pays où le christianisme n’est pas seulement protégé, mais dispose également d’une liberté d’expression et de culte », a déclaré le Père Gabriel Naddaf. « C’est Israël, l’Etat juif. Israël est le seul endroit où les chrétiens au Moyen-Orient sont en sécurité ».

Selon le Père Naddaf, 120’000 chrétiens sont été chaque année au Moyen-Orient depuis une dernière décennie, soit 1’200’000 au total. « Cela signifie que toutes les cinq minutes un chrétien est tué à cause de sa foi », a-t-il déclaré.

« Ceux qui peuvent échapper la persécution aux mains des extrémistes musulmans ont fui. Ceux qui restent, existent comme des citoyens de seconde, voire de troisième zone, pour les dirigeants musulmans ».

Le Père Naddaf, qui dirige l’Eglise grecque orthodoxe de Yafia près de Nazareth, a soutenu qu’il « est temps que le monde accepte le fait que ceux qui veulent détruire l’Etat juif signent l’arrêt de mort de derniers chrétiens libres en Terre Sainte ». « Dirigeants du peuple, hommes de paix, arrêtez votre chasse aux sorcières contre l’unique pays libre de la région », a-t-il ajouté.

Autre fait éclairant dans ce contexte, des chrétiens d’Irak, menacés d’extermination par l’avancée de l’Etat islamique, commencent à former leurs propres groupes de résistance armés, estimant que parfois, même les forces kurdes et irakiennes, ne suffisent pas à les protéger, face aux djihadistes qui ont pris plusieurs villes et villages chrétiens, tel Sharafya, dans le nord de la plaine de Ninive, au nord. Les djihadistes qui avaient pris ce village en ont été délogés mi-août, mais un mois plus tard, ses rues sont toujours vides.

Les combattants de l’EI ne sont qu’à quelques kilomètres, dans le village de Tel Kef, et seuls quelques hommes en uniformes arpentent le secteur. A quelques kilomètres du village irakien de Sharafya se trouve la ville chrétienne d’Al-Qosh, posée à flanc de montagne, à l’ombre du monastère Rabban Hermizd. Aucun membre de l’EI n’a posé un pied à Al-Qosh, mais la population a fui début août, quand les djihadistes se sont emparés de plusieurs villages en contrebas.

Au premier abord, les groupes armés chrétiens irakiens ressemblent aux peshmergas, les forces kurdes : uniforme kaki et kalachnikov en bandoulière. Mais brodé sur la manche ou porté fièrement sur la poitrine, un écusson les distingue : le drapeau assyrien, barré de deux fusils.

Ces hommes appartiennent à une toute nouvelle brigade de protection des Assyriens, un peuple chrétien installé depuis deux mille ans dans la plaine de Ninive. Formée le 11 août, la brigade est baptisée Dwekh Nawsha dans la langue araméenne locale. Elle compte une centaine d’hommes, selon le lieutenant-colonel Odicho. Et 2’000 hommes se sont déjà portés volontaires pour organiser la résistance armée face aux mercenaires l’EI.

Afin de renforcer les rangs, une délégation de chrétiens assyriens irakiens s’est rendue au Liban pour rencontrer des membres du parti chrétien des Forces libanaises (FL), issu du principal groupe de résistance chrétienne aux Syriens durant la guerre au Liban de 1975 à1990. La création de Dwekh Nawsha en Irak rappelle l’engagement des Assyriens en Syrie voisine, où ils ont formé le Conseil militaire syriaque, qui se bat activement aux côtés du parti YPG des Kurdes syriens.

Aujourd’hui, à Al-Qosh, au milieu des rues désertes, impossible de rater le bâtiment du Mouvement démocratique assyrien. Son violet – la couleur du parti – tranche avec la couche de sable qui recouvre une grande partie de la région. A l’intérieur d’un bâtiment, des hommes en uniformes, armes au pied, sont assis autour de thés fumants. Ils sont tous chrétiens, civils dans leur immense majorité, et ont décidé de rester pour défendre Al-Qosh.

Une centaine de chrétiens en tout patrouillent de jour, et restent en alerte la nuit. Des peshmergas sont revenus, et gardent désormais l’entrée du village. « Peut-être qu’ils vont fuir à nouveau, alors on reste », dit Athra Kado, membre d’un groupe de résistance chrétien irakien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante :

Michel Garroté, réd. Chef www.dreuz.info

 

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