Publié par Michel Garroté le 7 octobre 2014

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Michel Garroté, réd. Chef   —   Au plan économique, l’Union européenne est-elle devenue pire que l’ex-URSS ?  Olga Solomatina, sur La Voix de la Russie, note que l’extrême-droite et des groupes politiques à la limite de l’exotisme vont supplanter les partis traditionnels de l’Europe. Sur fond de la crise économique le système des partis européen traverse une crise politique globale. Les nouveaux groupes politiques attirent par leurs appellations extravagantes et proposent des programmes qui ne le sont pas moins.

Les uns militent pour la séparation d’une région, les autres pour le retrait de l’Union européenne. Le Front National en France, le Parti pour la liberté aux Pays-Bas et le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni s’opposent à la migration en provenance des pays non-européens et prônent le refus de l’euro.

Les partis traditionnels européens se sont constitués autour des idéologies classiques : justice sociale chez les socialistes, défense des traditions chez les conservateurs et droits de l’homme chez les libéraux. Il y a de plus en plus de partis qui s’appuient sur des idées totalement novatrices et au premier abord irréalistes mais qui malgré cela rencontrent le succès. C’est dans les années 1970 que de nouveaux partis peu orthodoxes sont apparus sur la scène politique européenne. C’est notamment le cas des Verts. Plus récemment on a vu surgir des partis régionalistes comme en Ecosse ou en Catalogne.

L’apparition de nouveaux partis est un phénomène tout à fait normal, explique Konstantin Voronov du département des études politiques européennes de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie : « Dans les conditions de postmodernité l’Europe a connu un changement radical du paradigme politique ce qui a conduit à l’apparition de ces petits partis qui ne sont pas simplement populistes mais antieuropéens. Ces partis n’ont qu’un seul ordre du jour ce qui est lié à l’aggravation de la crise économique mondiale et les effets de celles-ci sur l’Europe. De nombreuses régions estiment que la séparation contribuera inévitablement à leur prospérité économique. Par exemple, la Catalogne pourrait très bien être parmi les meilleurs en Union européenne ».

Nombreux sont les Européens qui ont marre du diktat de Bruxelles, de sa réglementation mesquine dans tous les domaines ou presque. Konstantin Voronov : « Même le Gosplan soviétique (Comité étatique pour la planification – ndlr) n’a jamais pu proposer une réglementation de tous les aspects de l’activité économique ! Cela irrite et toute un nombre de partis eurosceptiques en profitent ».

Ces derniers citent souvent en guise d’exemple les Etats qui ne faisant pas partie de l’UE se portent à merveille, tels que la Suisse, la Norvège ou l’Islande. Ils reprochent à Bruxelles de ne pas pouvoir venir au bout des problèmes engendrés par les frontières ouvertes et l’afflux des migrants. La crise de la zone euro a également beaucoup contribué à la montée en puissance de ces nouveaux partis d’opposition. Tout cela se répercute sur le système des partis en Europe qui change et se transforme pour devenir méconnaissable, conclut La Voix de la Russie (voir lien ci-dessous).

Reproduction autorisée avec la mention suivante :

Michel Garroté, réd. Chef www.dreuz.info

http://french.ruvr.ru/2014_10_07/Nouveaux-partis-politiques-du-Vieux-continent-8815/

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