Publié par Michel Garroté le 21 octobre 2014

Premier et nouveau son et lumière "De Gaulle en grand" sur la Croix de Lorraine à Colombey-les-deux-Eglises

Michel Garroté, réd. Chef — Depuis plusieurs décennies, la police de la pensée décide qui est raciste et qui est antiraciste. Dans les années 1980, cette police de la pensée focalisait son combat essentiellement sur la droite nationale. A l’époque, les intellos-gauchistes traquaient l’antisémitisme, tantôt réel, tantôt présumé, en vogue dans les mouvances de Jean-Marie le Pen, feu François Brigneau et feu Jean Madiran notamment. Il est vrai que ces mouvances n’ont rien fait pour lever le doute sur leur antisémitisme.

Entre les ambiguïtés, les sous-entendus et quelques énormités, tel le « point de détail de l’histoire de la deuxième guerre mondiale », formule de le Pen pour définir les chambres à gaz, il est vrai qu’avec tout cela, les mouvances de la droite nationale n’ont fait qu’augmenter les soupçons relatifs à leur antisémitisme. La réhabilitation du maréchal Pétain réclamée par feu François Brigneau de son vivant et la confusion – typiquement maurrassienne – entretenue par feu Jean Madiran de son vivant entre mondialistes, francs-maçons et Juifs, cela aussi, n’a fait qu’augmenter les soupçons relatifs à l’antisémitisme de la droite nationale.

Il est frappant que la mouvance dite nationale et traditionaliste, en dépit, ou à cause, de ses effectifs pourtant extrêmement réduits (sur le terrain) et divisés, soit, encore et toujours, incapable de sortir de ses œillères et de ses anachronismes. Mais il reste cependant une réalité incontestable, à savoir qu’en cette période des années quatre-vingt, l’antiracisme prenait principalement les allures d’une lutte sans merci des intellos-gauchistes contre la droite nationale. C’est à dire d’une lutte entre deux minorités qui ne méritaient pas et qui ne méritent toujours pas la publicité imbécile – que leur ont fait et que leur font encore – certains journaleux zélés, journaleux à l’antiracisme douteux ; douteux parce qu’à géométrie variable, notamment sur la question d’Israël.

On peut ainsi se demander – quelle était à l’époque et quelle est aujourd’hui – la légitimité de cet antiracisme d’inspiration intello-gauchiste. Car les intellos-gauchistes – soi-disant antiracistes – étaient aussi, et sont encore, les porte-drapeaux de l’antisionisme. Et en cela, ils sont les catalyseurs d’une haine primaire, systématique et viscérale à l’égard d’un Etat juif et des citoyens juifs de cet Etat juif : l’Etat Israël. Pour ce qui me concerne, le problème numéro un – est et reste – l’idéologie islamiste et son racisme anti-judéo-chrétien. Et en ce qui me concerne, la priorité numéro un est et reste la défense et la valorisation de la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne.

Force est de constater que la police de la pensée n’a guère évolué depuis les années 1980. Elle a même empiré. Car c’est désormais la simple critique du multiculturalisme qu’elle voit comme un nouveau racisme. Elle cautionne l’interdiction de critiquer ceux qui demandent à la France de renoncer à la centralité de son identité. Nous sommes donc ici confrontés une fois encore à l’interdiction de défendre et de valoriser la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne. La pénalisation de la défense de la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne signifierait concrètement l’interdiction – et par conséquent la fermeture – de blogues tels que dreuz.info. En clair, l’accusation d’islamophobie est devenue un obstacle à l’expression de l’esprit critique.

Défendre la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne est donc – selon la police de la pensée – un délit d’islamophobie, délit qu’il faudrait pénaliser. En revanche, nul désir chez les soi-disant antiracistes d’inspiration intello-gauchiste de pénaliser ou d’interdire le racisme anti-juif qui – la plupart du temps – se cache derrière l’antisionisme. De fait, la police de la pensée veut pénaliser aujourd’hui la droite chrétienne, néoconservatrice et sioniste, comme elle a pénalisé le Front National et ses dérives antisémites il y a 30 ans. Ce procédé inique à notre endroit est très révélateur. Car il démontre que les soi-disant antiracistes mettent la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne dans le même panier que la société néo-maurrassienne. Leur préjugés idéologiques et leur crasse inculture va jusque-là.

La police politique veut pénaliser les fils spirituels de Jacques Maritain que nous sommes comme si nous étions des maurrassiens. La police de la pensée prône de façon inconditionnelle et exclusive une société soi-disant multiculturelle qui, de fait, donne la part belle à l’idéologie islamiste ; et qui, de fait, ostracise la pensée laïque judéo-chrétienne. Notons que ce choix est typiquement intello-gauchiste : peu importe que derrière la société multiculturelle se profile l’idéologie islamiste ; l’essentiel, pour les soi-disant antiracistes d’inspiration intello-gauchiste, c’est d’en finir avec la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne, société qu’ils méconnaissent et haïssent à la fois, avec finalement les mêmes œillères et les mêmes anachronismes que l’extrême-droite. L’antiracisme et son instrumentalisation, c’est cela.

Reproduction autorisée avec mention © M. Garroté, réd. Chef www.dreuz.info

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