Publié par Hildegard von Hessen am Rhein le 19 octobre 2014

« Entartete Kunst » ! « Attaques à la liberté de création », s’indigne Fleur Pellerin qui nous lance cette violente attaque vocabulistique tweetée, datant « des jours les plus sombres de notre histoire »

Salauds de Parisiens qui ont l’outrecuidance d’exprimer tout haut leur indignation contre un engin, dit « oeuvre d’art », choisi par le Comité Vendôme en association avec la ville de Paris, et un de ses représentant, Bruno Julliard, qui n’a jamais rien fait d’autre de sa vie que s’agiter dans les couloirs des syndicats étudiants, bien à l’abri financier.

C’est le produit de cette engeance fonctionnarisée, planquée, rémunérée par nos contributions fiscales.

Cette fange qui se sert au lieu de servir.

Qu’à cela ne tienne, on va justement se faire remarquer, puisque le contribuable, jamais associé, payera ! Je rappelle que l’héritage Delanoë a laissé de lourdes dettes aux bobos qui l’on élu, et par ricochet à tous ceux qui n’ont pas voté pour lui.

Madame la Ministre de la Culture Pellerin, socialiste, se déguise en Ministre de la Propaganda Staffel avec ses tweets d’un mauvais goût achevé.

Sur la sellette, ceux qui contestent l’exposition d’une « œuvre » de « l’artiste » pornocrate, scatologue, scatologiste, scatophile ou scatophage, l’Américain Paul MacCarthy, que l’on a installé sur la place Vendôme, joyaux de l’architecture de Jules Hardouint Mansart, considérée comme la place la plus luxueuse du monde.

Une sorte de plug anal monumental en plastique gonflable, de couleur verte … une couleur peu prisée des Français.

« Le vert, c’est à gerber », comme dirait l’autre …

« L’engin » n’étant pas à l’abri d’un concours d’arbalètes, l’on mettra en place un service de sécurité, avec l’argent du contribuable. Seulement, le contribuable, lui, en a plus que marre de se faire racketter pour les turpitudes d’élites à encéphalogramme plat au service d’une spéculation financière d’Etat dont elles déclaraient pourtant, par la voix de leur président, qu’elles étaient son ennemie.

Et ce qui se veut « art », de Paul McCathy à Daniel Buren, de Jeff Koons en passant par Takashi Murakami ou Lucio Fontana, est devenu pure spéculation financière d’économie mixte.

Certains tycoons asiatiques achètent ces « objets » pour les stocker dans des containers installés sur les docks de divers ports, attendant des jours meilleurs pour spéculer au mieux sur leurs investissements.

C’est la bourse à la connerie humaine financée par la connivence des élites de gauche. Voilà où se retrouvent ces « œuvres ».

Alors que l’art est fait pour être montré, regardé, médité, admiré, parce que les artistes parlent à vos yeux, à vos coeurs …

Et que disent vos yeux en regardant ce plug anal, dressé sur cette place majestueuse ? Chose que certains ont même voulu faire passer pour un « arbre » ? On est en plein Festivus Festivus, et Philippe Murray doit bien se marrer, de là haut.

Quelques courageux ont dégonflé la baudruche, « l’exposition » aura fait long feu, et l’artiste aura été molesté par des enragés, en guise de reconnaissance.

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Alors que Paul McCarthy est contesté par le public, je rappelle que de tous temps, après Giotto, à savoir après que l’art se soit émancipé de ses mécènes royaux, il devint le poil à gratter, sinon du public, mais aussi et surtout des élites. C’est sa fonction humaine, humaniste d’exister. Nous avons besoin de l’art et l’art a besoin de nous.

L’art, c’est comme l’air que nous respirons. Il nous est vital.

Je ne ferai ici pas un cours d’histoire de l’art, je n’en ai pas les compétences. Juste m’arrêter aux impressionnistes qui connurent turbulences, quolibets et insultes, dont Edouard Manet et Camille Pissaro, qui exposaient au Salon des Refusés, en 1863, toutefois, autorisé par Napoléon III, mais qui fut l’illustration de l’émergence d’une peinture en opposition au goût officiel.

Cela devint la fonction des artistes de critiquer, d’ouvrir les yeux de leurs contemporains sur la société dans laquelle ils vivent.

Le plug anal de MacCarthy, nous montrerait-il la merde dans laquelle le monde est plongé ?

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Que dire des colonnes de Buren, place du Palais Royal, initiative sous le règne Mitterrand, instiguée par l’inénarrable Jack Lang. Cela est l’art officiel de la France, et les « artistes officiels » la représentation.

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La France que ses élites ont fait dégénérer, ont vendue. Ainsi, la rénovation du Théâtre Impérial Napoléon III, au Château de Fontainebleau que l’on doit au Qatar.

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Il serait souhaitable de revenir à l’initiative de Jules Ferry qui libéra les artistes de la tutelle de l’Etat par un discours prononcé en 1881. Ce qui ferait disparaitre le ministère de la propaganda Staffel internationaliste socialiste.

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[message_box title= »M. Jules Ferry, président du Conseil des Ministres » color= »blue »]

Mesdames et Messieurs,

Bien que nous soyons dans un bâtiment de l’État, l’État est aujourd’hui votre hôte en ma personne, et je tiens à bien le dire et à bien le préciser, ce qui s’est fait cette année n’est pas seulement un essai, c’est à nos yeux une situation
définitive et qui se perpétuera.

Messieurs, vous voilà en République vous aussi, et, bien que vous ayez été un peu surpris au premier abord, je crois que vous commencez déjà à vous y accoutumer.

C’est, en effet, un très bon régime, que celui qui consiste à se gouverner soi-même ; vous venez d’en donner la preuve dans des conditions nouvelles, difficiles, mais que je considère, quant à moi, comme absolument satisfaisantes.
On est particulièrement propre, en effet, à vivre en République, quand on est, comme vous, une élite intellectuelle assez nombreuse, assez fortement constituée pour avoir un idéal élevé et pour faire passer, avant les visées particulières et avant les intérêts privés, les grands intérêts de l’Art français.

Vous avez essayé de ce régime, et vous avez montré du premier coup, que vous en étiez capables, Vous aviez à élire un jury sur les bases d’un suffrage, le plus large et le plus étendu qui ait encore été expérimenté. Qu’en est-il sorti ? Une assemblée qui comprend les plus respectés parmi les anciens et les premiers parmi les jeunes, et, du premier coup, votre suffrage universel a su mettre la main sur les meilleurs, dans tous les ordres et sans distinction d’école.

Puis, vous avez eu à décerner des récompenses, ou, du moins, vos élus, ces élus d’un choix si spontané et si excellent, ont eu à décerner des récompenses… Qui ont-ils choisi pour le placer au premier rang? Ils ont donné leur plus haute couronne à la grande tradition du grand art décoratif, au plus brillant représentant qui soit parmi nous de la grande école florentine, à Baudry !

Ce sont là, pour des premiers pas, des pas virils, et véritablement nous méconnaissions, à la fois et l’idée que nous nous sommes faite du rôle de l’État vis-à-vis des beaux-arts, et le grand exemple que vous venez de donner, si nous considérions comme une simple expérience ce qui est, je le répète, un régime définitif. Oui, Messieurs, nous avons abdiqué pour tout de bon, abdiqué pour jamais. Ce n’est pas là la fausse abdication de Charles-Quint, s’enterrant vivant au monastère de Saint-Just ; c’est une abdication définitive, j’ai l’honneur de vous le signifier.

Il faudra donc désormais et à tout jamais faire vos affaires, en matières d’expositions, comme vous les avez faites cette année, Car nous ne voulons plus en reprendre le gouvernement. Non pas qu’il nous fût incommode: mais il reposait sur une base essentiellement fausse, et l’on voyait plus clairement, d’année en année, ce qu’il y avait de contradictoire au fond de cette organisation. Qu’était-ce, en effet, Messieurs, qu’un jury, élu pour la plus grande partie, maître des récompenses et des admissions, maître du placement des ouvrages, puisqu’il donnait des numéros… Qu’était-ce qu’un jury élu, ayant la puissance de fait et n’ayant pas la responsabilité qu’il laissait tout entière à l’État.

Ne valait-il pas beaucoup mieux se résoudre à ce que nous avons fait, à ce que le Conseil supérieur des Beaux-Arts, après une longue et sérieuse discussion, a posé en principe ?

Le rôle de l’État n’est pas de faire les affaires des artistes ; le rôle de l’État n’est pas d’être votre ménagère, Messieurs ; vous devez régler vous-mêmes vos propres affaires. Le rôle de l’État est exclusivement un rôle d’enseignement et un rôle d’encouragement. Il doit bien concevoir et bien définir ce rôle d’encouragement : qu’il se garde bien d’encourager les fausses vocations, de multiplier les médiocrités besogneuses ; la séparation que nous avons faite a précisément pour but de couper court, en enfermant l’État dans sa véritable fonction, à des abus sur lesquels je n’insiste pas. »

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Revenons à la entartete Kunst, « l’art dégénéré », expression des nazis, en opposition « à leur goût » désignant essentiellement les peintres et musiciens juifs.

Nombre de chefs d’oeuvres furent détruits par ces barbares, et leurs auteurs voués aux gémonies, si ce n’est à l’exil, ou la mort.

Sans oublier l’autodafé d’auteurs juifs, Place Unter den Linden à Berlin en mai 1933.

Voilà qu’encore une fois on nous lançe un vocable nazi à la figure parce que certains contestent – et c’est bien leur droit – cette chose qui ressemble à un plug anal au beau milieu de la prestigieuse place.

Inversion des valeurs : c’est le peuple qui serait dégénéré, puisqu’il ne comprend décidément rien au « goût officiel ».

Madame Pellerin sacrifie à la mode du retour « de la bête immonde » par ses commentaires imbéciles. Comme pour sa prédécesseur Filippetti, c’est le niveau zéro pour cette fonction.

Elle méconnait le passé agité du monde artistique depuis Giotto.

Elle ignore que les artistes ne font jamais l’unanimité. Même les génies reconnus et populaires. Pourquoi cette référence violente au nazisme ? Pourquoi ne pas rendre la liberté aux artistes, comme l’instituait Jules Ferry, ce qui nous éviterait le goût officiel imposé par ce régime socialiste totalitaire.

Ils nous imposent leur goût et occultent de grands artistes, dont le témoignage pourrait contredire leurs choix politiquement corrects et bien pensants.

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Jeff Koons / Takashi Murakami

Et concernant Paul MacCarthy, voilà de lui l’« œuvre » que j’aimerai voir exposée devant la Grande Mosquée de Paris :

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