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Publié par Michel Garroté le 12 novembre 2014

EI-7

Michel Garroté réd chef  —  Sur la fin du mur de la honte à Berlin en 1989 et sur le Califat islamique en 2014, l’essayiste catholique italien Luigi Geninazzi a récemment publié l’excellente analyse que voici (texte adapté par mes soins ; voir lien vers source originale en bas de page) : « La chute du mur de Berlin a été avant tout une victoire de la dignité de l’homme et de la vérité. Une leçon qui a ensuite été rejetée et trahie, mais qu’il est urgent de redécouvrir aujourd’hui. C’est un événement qui a changé l’histoire, mais il s’est déjà transformé en mythe ».

« La chute du mur de Berlin est désormais devenue une icône glorieuse, l’image symbolique d’un changement destiné à faire date, que bien peu alors considéraient possible: la défaite du communisme en Europe, la fin de la division entre l’Est et l’Ouest, le début d’un monde nouveau. Et tout cela est arrivé en l’espace d’une nuit, le 9 novembre 1989, quand l’odieuse barrière de fil de fer barbelé et de béton qui divisait le vieux continent sembla s’affaisser brusquement comme si elle était en papier mâché ».

« Ce n’était pas seulement la fin d’un cauchemar, c’était le début d’un rêve: l’affrontement long et dramatique entre la démocratie et le totalitarisme avait été remporté par la première, et dans l’ivresse du moment, pour beaucoup, il a semblé que la victoire était acquise pour toujours. A compter de ce moment, le système libéral-démocratique n’aurait plus de rivaux et allait s’affirmer progressivement et inévitablement sur toute la planète. Bien sûr, il y aurait encore des tensions, des crises et des guerres, mais elles n’auraient plus un caractère idéologique et systémique ».

« Les choses ne se sont pas passées ainsi, comme nous le savons bien. Le monde est parcouru de spasmes et de défis globaux, qui en 2014, à vingt-cinq ans exactement de la fin du communisme en Europe, ont revêtu une physionomie agressive et dangereuse pour le maintien de la démocratie, au point que le Pape François les a qualifiés de troisième guerre mondiale conduite par morceaux ».

« Le terrorisme, qui a marqué l’aube du troisième millénaire, a fait un bond en avant mortel en passant d’une structure de groupes clandestins, le réseau Al-Qaïda, à une entité souveraine avec une armée, un territoire et un gouvernement violent et sanglant, l’Etat islamique, qui vise à la mise en place du Califat, non seulement dans les pays à tradition musulmane, mais aussi en Europe ».

« Dans le même temps l’Orient russe revendique à nouveau avec force son identité culturelle et politique, en réaffirmant, y compris militairement, un concept de sphère d’influence qui semble faire revivre la vieille logique de Yalta. L’Occident, confus et égaré, vit une crise profonde qui dévaste l’économie, mais, pire encore, est en train de subvertir les fondements éthiques de la société civile ».

« 1989, une illusion fugace ? Pas du tout. Nous devons laisser tomber le mythe et regarder ce qu’a effectivement représenté la chute du mur. Le terme est entré dans le lexique courant, mais ne correspond pas à la réalité. Le mur de Berlin ne s’est pas écroulé, il a été abattu. Pas en une nuit, mais au cours de nombreuses années. Il n’est pas tombé, il a été renversé par des gens tenaces et déterminés qui ont défié à mains nues un pouvoir intolérant et répressif ».

« L’Allemagne communiste avait déjà commencé à changer un mois avant qu’à Berlin le mur ne s’ouvre. En effet, le 9 octobre 1989 devant une église, la Nicholas Kirche de Leipzig, où chaque semaine, les manifestants se réunissaient pour prier, pour la première fois, la police renonça à intervenir avec les matraques et les lances à eau ».

« Tel l’admettra plus tard un chef de la Stasi : Nous étions prêts à faire face à n’importe quelle action de protestation, mais pas à des chœurs religieux et des bougies allumées. Keine Gewalt, pas de violence était leur devise. La longue vague de protestation pacifique au Moloch communiste était partie de Pologne en 1980. La première brèche dans le mur avait été ouverte sur le littoral baltique avec la naissance de Solidarnosc, le premier syndicat indépendant de tout l’empire soviétique ».

« Les travailleurs polonais relevèrent la tête et reprirent courage, s’appropriant l’exhortation désormais célèbre de Saint Jean-Paul II, le pape protecteur de Solidarnosc : N’ayez pas peur. Naquit alors un mouvement de peuples, dont quête de liberté devait contaminer toutes les autres pays d’Europe centrale et orientale (PECO), jusqu’à provoquer la reddition des dictatures communistes qui, par un surprenant effet domino, tombèrent l’une après l’autre à Varsovie, Budapest, Berlin, Sofia, Prague, puis à Bucarest. Sauf dans le cas de la Roumanie, le changement advint sans même casser une vitre ».

« Celle de 1989 a été appelée à juste titre la révolution pacifique la plus réussie de l’histoire. Des millions de personnes ont su affronter le mal avec un cœur libre de haine, ils ont su défier le pouvoir sans céder à la tentation de la violence. Ainsi a fleuri le printemps des peuples de l’est, enracinés dans la tradition chrétienne, ressource essentielle pour un mouvement anti-totalitaire comme l’avait déjà noté au dix-neuvième siècle, le laïc Tocqueville, selon lequel la religion, avec sa foi en un Absolu supraterrestre, limitait et relativisait le pouvoir terrestre des politiques ».

« 1989 n’est pas un mythe, c’est une méthode pour changer le cours de l’histoire quand tout semble souffler dans la direction opposée. C’est la méthode mise en œuvre par Lech Walesa, le leader de Solidarnosc, inflexible dans la défense des droits des ouvriers, mais en même temps ouvert au dialogue avec le gouvernement ».

« C’est la méthode proposée par Vaclav Havel, l’homme-symbole de la révolution de velours en Tchécoslovaquie, l’intellectuel timide qui, dans son livre, Le pouvoir des démunis, montre la voie de sortie de la résignation et de la soumission au mensonge du totalitarisme : une existence authentique, une vie dans la vérité, parce que le changement structurel doit commencer par un renouvellement de soi ».

« C’est cela, la leçon de 1989. Une leçon qui a malheureusement été rejetée et ignorée. A commencer par le monde islamique où la religion est souvent utilisée comme une massue pour frapper et détruire ceux qui sont considérés comme l’ennemi. L’espoir d’un changement non-violent qui a caractérisé le printemps arabe a été balayé par l’hiver du fondamentalisme qui a atteint son paroxysme dans le fanatisme idéologique et sanguinaire du califat ».

« Les choses ne vont pas mieux en Europe, où le communisme n’existe plus, mais où demeure la conviction des puissants de pouvoir conduire l’histoire au mépris de la liberté et de la dignité des citoyens », conclut Luigi Geninazzi (texte adapté par mes soins ; voir lien vers source originale en bas de page).

Reproduction autorisée avec mention M. Garroté réd chef www.dreuz.info

www.lanuovabq.it/it/articoli-muro-di-berlino-una-lezione-disattesa

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