Publié par Michel Garroté le 20 novembre 2014

Israël-enfants

Michel Garroté réd chef  —  Je lis dans le Figaro (extraits adaptés et commentés ; voir lien vers le Figaro en pas de page) : La reconnaissance de la Palestine divise les députés FN. Marion Maréchal Le Pen et Gilbert Collard ont exprimé des positions contraires, même si la ligne officielle du parti est favorable à la reconnaissance de l’Etat. Un désaccord qui illustre un trouble profond du parti sur le sujet. Ils ne sont que deux dans l’hémicycle, mais ils ne devraient pas voter de concert le 28 novembre prochain, lors de la présentation de la résolution PS invitant le gouvernement à reconnaître la Palestine en tant qu’Etat. Les deux députés du Rassemblement Bleu Marine, Marion-Maréchal le Pen et Gilbert Collard ont exprimé des positions antagonistes.

Une divergence qui oppose plusieurs cadres du Front National. « Je pense que je la voterais », confie Louis Alliot, invité du Talk du Figaro. Le vice-président du FN a rappelé la ligne officielle du parti : « Nous sommes nous pour la reconnaissance de deux Etats qui vivent dans la sécurité, qui se reconnaissent l’un l’autre, on ne peut pas continuer des négociations avec un Etat israélien et un Etat qui finalement n’existe pas pour la communauté internationale, il faut donc les reconnaître, à charge pour l’Etat palestinien de reconnaître l’Etat d’Israël et de lutter contre le terrorisme en son sein ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui ».

Une position assumée également par la députée du Vaucluse Marion Maréchal le Pen, qui a annoncé sur BFM TV qu’elle voterait la résolution. Mais la ligne officielle du parti ne semble pas partagée par tout le monde. Sur Twitter, son collègue Gilbert Collard a indiqué qu’il n’était pas favorable à cette initiative portée notamment par Benoît Hamon et Elisabeth Guigou. « En l’état actuel du texte de résolution sur la Palestine, et pour le moment, je ne peux, à titre personnel, que voter contre ».

Une hostilité partagée par le député européen FN Aymeric Chauprade. Face à quelques journalistes, ce spécialiste des affaires internationales du FN a indiqué « qu’à titre personnel », il ne soutenait pas l’initiative. « Un Etat palestinien est légitime, avec un territoire viable, un retour aux frontières de 1967, mais pour reconnaître un Etat, il faut reconnaître un véritable Etat, qui contrôle un territoire. Je pense qu’il faut d’abord arriver pour Mahmoud Abbas à reprendre l’autorité sur l’ensemble du territoire », a plaidé Chauprade.

D’après lui, « si la Palestine est reconnue demain officiellement, il ne se passera rien, ça montrera juste que Mahmoud Abbas n’a aucune autorité, ça va endormir encore plus les choses ». En août, Aymeric Chauprade avait déjà publié un texte illustrant ces divergences internes et prônant la construction d’un axe entre Israël et l’Occident contre la menace islamiste.

Dans Marianne, Florian Philippot avait dû rappeler que « la position du FN est la même que celle du FN de la campagne de 2012, le texte de Chauprade est une position personnelle, il n’y a pas de débat pour Marine Le Pen et moi-même » (fin des extraits adaptés et commentés ; voir lien vers le Figaro en pas de page).

Ainsi, donc, Louis Alliot, vice-président du FN, qui veut que l’on vote pour la reconnaissance de la Palestine, a rappelé la ligne officielle du parti : « Nous sommes nous pour la reconnaissance de deux Etats qui vivent dans la sécurité, qui se reconnaissent l’un l’autre, on ne peut pas continuer des négociations avec un Etat israélien et un Etat qui finalement n’existe pas pour la communauté internationale, il faut donc les reconnaître, à charge pour l’Etat palestinien de reconnaître l’Etat d’Israël et de lutter contre le terrorisme en son sein ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui ».

De son côté, Aymeric Chauprade, qui veut que l’on votre contre la reconnaissance de la « Palestine », a donc argumenté comme ceci : « Un Etat palestinien est légitime, avec un territoire viable, un retour aux frontières de 1967, mais pour reconnaître un Etat, il faut reconnaître un véritable Etat, qui contrôle un territoire. Je pense qu’il faut d’abord arriver pour Mahmoud Abbas à reprendre l’autorité sur l’ensemble du territoire. (…) Si la Palestine est reconnue demain officiellement, il ne se passera rien, ça montrera juste que Mahmoud Abbas n’a aucune autorité, ça va endormir encore plus les choses ».

Enfin, Florian Philippot, qui veut que l’on vote pour la reconnaissance de la « Palestine », a rappelé que « la position du FN est la même que celle du FN de la campagne de 2012, le texte de Chauprade est une position personnelle, il n’y a pas de débat pour Marine Le Pen et moi-même ».

La « ligne officielle » du FN, rappelée par Alliot, ligne qui veut que l’on vote pour la reconnaissance de la « Palestine », est : « Nous sommes nous pour la reconnaissance de deux Etats qui vivent dans la sécurité, qui se reconnaissent l’un l’autre, on ne peut pas continuer des négociations avec un Etat israélien et un Etat qui finalement n’existe pas pour la communauté internationale, il faut donc les reconnaître, à charge pour l’Etat palestinien de reconnaître l’Etat d’Israël et de lutter contre le terrorisme en son sein ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui ».

A lire tout cela attentivement, l’on est bien obligé d’admettre qu’aucune des options des divers dirigeants du FN n’est satisfaisante. L’option Louis Alliot (qui veut que l’on vote pour la reconnaissance de la « Palestine »), option qui est aussi la « ligne officielle du parti » : « A charge pour l’Etat palestinien de reconnaître l’Etat d’Israël et de lutter contre le terrorisme en son sein ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui ». Les arabes locaux, appelés « palestiniens » en Europe surtout à partir des années 1970 (notamment en France où le ministère des Affaires étrangères a planifié, avec la Ligue arabe, une stratégie rayant de fait Israël de la future carte du Proche-Orient), sont, de fait, dirigés et dominés par le Fatah et le Hamas. Or, le Fatah en tant que tel et le Hamas en tant que tel ne reconnaissent pas l’Etat d’Israël et ils continuent de promouvoir le terrorisme dans leurs médias et de pratiquer le terrorisme sur le terrain.

L’option Florian Philippot, qui est aussi l’option Marine Le Pen (qui veulent que l’on vote pour la reconnaissance de la « Palestine »), cette option est : « Il n’y a pas de débat pour Marine Le Pen et moi-même ». En clair, il n’y a pas et il n’y aura pas de débat au FN sur la reconnaissance ou la non-reconnaissance de la Palestine. Le FN reconnaît « l’Etat de Palestine » un point c’est tout.

L’option Chauprade (qui veut que l’on votre contre la reconnaissance de la « Palestine »). Depuis août 2014, Chauprade prônerait la construction d’un axe Israël-Occident contre la menace islamiste. Mais de façon globale, Chauprade prônerait un axe France-Russie-Iran. Il proposerait donc, si l’on a bien compris sa nouvelle « vision », un axe Israël-Occident-France-Russie-Iran… L’option Chauprade, c’est aussi un « Etat palestinien » avec un retour aux « frontières de 1967 » et le souhait que Mahmoud Abbas reprenne « l’autorité sur l’ensemble du territoire ». Or, au plan juridique, historique et géographique, il n’y a pas à proprement parler de « frontières de 1967 », ce d’autant que nous sommes en 2014 et que de toute façon le problème n’est pas né en 1967.

Quant au souhait que Mahmoud Abbas reprenne « l’autorité sur l’ensemble du territoire », elle pose au minimum trois problèmes. Premièrement, quelle autorité et sur l’ensemble de quel territoire. Deuxièmement, « l’Autorité palestinienne » du « Président » Abbas était, demeure et restera inexistante, car la seule autorité réelle qu’il exerce découle des décisions de l’OLP en général et du Fatah en particulier ; or, les composantes de l’OLP et les dirigeants du Fatah, lorsqu’ils s’adressent aux arabes locaux dits « palestiniens », continuent de promouvoir le terrorisme dans leurs médias et de pratiquer le terrorisme sur le terrain.

Troisièmement, lorsque Mahmoud Abbas s’adresse aux médias étrangers et diplomates étrangers, il dit une chose, et lorsqu’il s’adresse à ses cadres et à ses médias, il en dit une toute autre. Concrètement, lorsque Mahmoud Abbas s’adresse à ses cadres et à ses médias, il prône la « reconquête » de tout Israël y compris la totalité de Jérusalem.

Quant au supposé « Etat palestinien », Mahmoud Abbas  —  y compris lorsqu’il s’adresse aux médias étrangers et diplomates étrangers  —  n’a pas peur ou honte de leur dire que cet « Etat palestinien » en « Cisjordanie » (la Judée et la Samarie) sera « purifié » de toute présence juive, les Juifs étant interdits de séjour dans le futur Etat en question, qui serait le premier Etat judenrein depuis le IIIe Reich…

Reproduction autorisée avec mention M. Garroté réd chef www.dreuz.info

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2014/11/20/25005-20141120ARTFIG00052-la-reconnaissance-de-la-palestine-divise-les-deputes-fn.php

   

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