Publié par Guy Millière le 27 novembre 2014

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Guy Millière - Ce jeudi est le Thanksgiving Day, l'une des fêtes les plus importantes aux Etats Unis, célébrée chaque année depuis 1863, en souvenir du premier Thanksgiving Day, célébré, lui, en 1621, par les Pilgrim Fathers et leur entourage.

Il s'agissait alors de rendre grâce à Dieu d'avoir permis aux nouveaux arrivant d'avoir pu survivre sur leur terre promise. La parole de John Winthrop, souvent citée par Ronald Reagan, était dans leurs pensées : « Nous serons une cité sur la colline, les yeux du monde seront tournés vers nous ». John Winthrop signifiait par là que ce que les nouveaux arrivants devait bâtir avait à être exemplaire et constituer un espoir pour les peuples de la terre. C'est sur cet idéal que les Etats Unis se sont édifiés, et ils ont été, par delà les vicissitudes, un pays qui n'a cessé d'être fondamentalement tourné vers cet idéal. C'est pour cette raison que je suis profondément attaché aux Etats Unis. C'est pour cette raison aussi que lorsqu'on porte atteinte à l'idéal, je suis en colère. Je n'ai cessé de penser que Barack Obama était porteur d'une trahison de l'idéal. Je l'ai écrit, et cela, hélas, ne cesse de se vérifier.

Ce qui se passe présentement à Ferguson et dans d'autres villes américaines est une incarnation supplémentaire de la trahison. Barack Obama n'a cessé de vouloir rabaisser et déchirer les Etats Unis, et il n'a, dans ce cadre, jamais cessé de souffler sur les braises de la division raciale, aidé en cela par son Ministre de la Justice, Eric Holder.

Lors d'un incident tragique survenu en février 2012 à Sanford, en Floride : l'agression d'un surveillant d'un quartier résidentiel par un jeune Afro-Américain qui avait conduit à la mort de ce dernier, Barack Obama s'était déjà mal comporté, et bien que le surveillant du quartier résidentiel ait été acquitté, la vie de celui-ci a été détruite. Il a été accusé d'avoir commis un « crime raciste ». Sa tête a été mise à prix par des organisations racistes anti-blanches. Barack Obama est allé, à l'époque jusqu'à déclarer que le jeune Afro-Américain aurait pu être son fils !

Lors de l'incident tragique qui a conduit il y a quelques mois au décès de Michael Brown à Ferguson, Barack Obama a tenu des propos qui ne valaient guère mieux. Des émeutes ont eu lieu à l'époque et les propos de Barack Obama ont, plutôt, jeté de l'huile sur le feu (ceux d'Eric Holder aussi). Lorsque le grand jury s'est prononcé concernant la nécessité ou non d'inculper le policier qui a tiré sur Michael Brown, Barack Obama aurait pu parler autrement et se poser en garant des institutions : c'et ce qu'il n'a pas fait. Et tout en appelant au « calme », il a déclaré que la décision de justice qui venait d'être prise convenait à certains Américains, mais ne convenait pas à d'autres, qui étaient en colère, ajoutant que la colère de ces derniers était légitime ! Déclarer légitime une colère contre une décision de justice n'est pas conforme à un appel au calme et au rôle d'un Président des Etats Unis, a fortiori lorsque des émeutiers sont prêts à passer à l'action.

Des émeutes ont donc eu lieu. Plus graves que lors de la mort de Michael Brown. Des commerces, des immeubles et des voitures ont été incendiés. La responsabilité de Barack Obama est accablante (celle d'Eric Holder aussi). Le calme reviendra tôt ou tard, mais l'huile à nouveau jetée sur le feu risque d'avoir des conséquences plus durables.

Obama et Holder ne sont, je dois le dire, pas les seuls responsables. Les grands médias ont eux aussi jeté de l'huile sur le feu : ce qu'ils avaient fait déjà lors de la mort de Michael Brown et lors de celle du jeune Afro-Américain tué à Sanford (Trayvon Martin).

Le discours général a été qu'un « jeune noir sans armes a été tué par un policier blanc ; le policier a été acquitté par un jury composé d'une majorité de blancs ». Il était aisé de lire en filigrane : un policier raciste blanc a tué un noir innocent, juste parce qu'il était noir ; un jury raciste blanc a acquitté le policier raciste blanc par solidarité raciste.

[quote]La réalité est très différente : le jeune noir en question était un revendeur de crack[/quote]

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La réalité est très différente :

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  • Le jeune noir en question était un revendeur de crack. Il venait d'attaquer une épicerie, et d'y voler des cigares en agressant violemment l'épicier.

  • Il marchait au milieu de la rue, sous l'emprise de stupéfiants, en compagnie d'un complice.

  • Un policier lui a demandé de ne pas rester au milieu de la rue.

  • Le jeune noir s'est dirigé vers la voiture de police, a insulté et frappé le policier, puis a tenté de lui dérober son arme.

  • N'y étant pas parvenu, il a tenté de s'enfuir.

  • Le policier est sorti de la voiture de police et a demandé au jeune noir de s'arrêter.

  • Le jeune noir s'est rué avec violence sur le policier, qui a tiré, et tué le jeune noir.

  • On peut préciser que le policier mesure trente centimètres de moins et pèse quarante kilos de moins que sa victime.

  • Le grand jury a pris sa décision sur la base de trois rapports d'autopsie, de plusieurs expertises balistiques, et de rapports médicaux établissant les blessures subies par le policier, et la présence de l'ADN du jeune noir sur les blessures.

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La mort d'un jeune homme est tragique, même s'il s'agit d'un criminel. Mais on est loin des descriptions biaisées mises en circulation. Le jury a pris sa décision sur la base des faits, et le procureur l'a expliqué en détail. Le policier a pu parler à la télévision, entre deux discours falsificateurs à charge contre lui, et a répété ce qu'il a dit à la justice. Il était en légitime défense, même si le jeune noir n'avait pas d'arme. Il a agi comme un policier doit le faire en pareilles circonstances. Le jury a dit ce qu'il avait à dire. Justice est faite.

Non seulement en France madame Taubira a eu une éruption de racisme anti blanc et d'anti-américanisme, mais les grands médias, en présentant les faits d'une manière aussi biaisé que les grands médias américains se sont livrés à un exercice de désinformation supplémentaire. Ils disposaient des faits. Ils les ont tronqués et ont pratiqué le mensonge par omission.

On a entendu le discours sur la persistance du racisme que sont censés subir les noirs aux Etats Unis.

Quiconque connait la société américaine et l'analyse de manière honnête sait que les Etats Unis sont une société très largement aveugle aux couleurs de peau et aux appartenances ethniques. Les agressions de noirs par des blancs sont infiniment rares, tout comme les discriminations exercées par des blancs envers des noirs. Le parti républicain et le camp conservateur comptent dans leurs rangs des noirs d'une immense qualité : entre autres Allen West et Ben Carson. Des noirs conservateurs ont été élus ou réélus au Congrès lors de la récente élection, en Caroline du Sud ou en Utah. L'un des plus grands penseurs américains contemporains, Thomas Sowell, est noir.

[quote]Le triste résultat est une surdélinquance massive dans la population noire [/quote]

Le principal racisme aujourd'hui aux Etats Unis est le racisme anti blanc qui imprègne une large frange de la population noire, depuis le développement de la contre-culture dans les années 1960. Les noirs conservateurs sont l'objet d'une vindicte des noirs radicaux et politiquement corrects. Le parti démocrate entretient un électorat noir captif à coups d'allocations sociales et en flattant tout ce qui émane des conséquences de la contre-culture des années 1960.

Le triste résultat est une surdélinquance massive dans la population noire : si bien plus de noirs sont en prison, c'est que bien plus de noirs sont criminels. Le triste résultat est l'existence d'une sous-classe noire dans laquelle existent des contre-valeurs valorisant le crime, l'usage de drogue, la violence envers les femmes : tout cela est exalté, entre autres, dans le gangsta rap. Le triste résultat est le très grand nombre de mères célibataires noires et d'enfants noirs élevés sans père. Le triste résultat est l'auto-exclusion d'une large partie des noirs qui vivent dans des quartiers où le règne des gangs fait fuir les blancs. Le parti démocrate continue à s'appuyer sur tout cela et, tout en disant combattre les discriminations subies par les noirs, renforce l'auto-exclusion. Thomas Sowell a écrit qu'il avait eu la chance de grandir avant l'explosion de la contre-culture et l'auto-exclusion. Condoleeza Rice, ministre sous George Walker Bush, a déclaré qu'elle s'était tournée vers les Républicains et les conservateurs parce qu'ils incarnent les valeurs essentielles de l'Amérique et ne cultivent pas l'auto-exclusion qui maintient les noirs dans une marge délétère.

Si Michael Brown n'avait pas été élevé dans cette marge délétère, son destin aurait pu être différent. Chaque jour aux Etats Unis, des jeunes noirs sont tués par d'autres jeunes noirs, parce qu'ils sont les uns et les autres dans cette marge délétère. Là est la véritable tragédie. Un jeune noir a été tué dans le cadre d'une agression qu'il était en train de commettre, en Floride, en 2012. Un autre jeune noir a été tué cette année dans le cadre d'une agression qu'il était en train de commettre, à Ferguson. Ce sont deux exceptions à la règle. Si les médias cessaient d'être obnubilés de manière pavlovienne par les exceptions, et regardaient l'effroyable règle qui condamne tant de jeunes noirs à mourir dans la violence ou à finir en prison, on pourrait dire qu'ils informent vraiment, et qu'en pointant du doigt le réel problème, ils permettent de se pencher effectivement sur celui-ci.

Les émeutiers présentement aux Etats Unis sont dans la haine et l'autodestruction. L'occupant de la Maison Blanche est dans la haine et la destruction. Tous ceux qui prétendent informer et ne le font pas contribuent à la haine et à la destruction, et contribuent à enfoncer des millions de noirs américains dans une condition qui les condamne à avoir une vie violente, misérable et brève.

Les émeutes de Ferguson resteront un signe sombre sur les années Obama. L'information sur les émeutes de Ferguson restera un signe sombre sur les grands médias, aux Etats Unis, et en France.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

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