Publié par Les amis de Rachel Franco le 30 janvier 2015

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C’était hier ; les vies de Yohai, et de Dor, deux jeunes soldats israéliens ont été arrachées de ce monde par les terroristes du Hezbollah.

Tristesse, mes pensées sont lourdes et mon cœur pleure. Silence.

Ce matin, je lis dans les journaux que Madrid blâme Israel pour la mort d’un casque bleu espagnol, intervenue lors des échanges de tirs entre le Hezbollah et Tsahal.

Peu importe qu’il s’agissait de riposte à l’attaque terroriste du Hezbollah. L’essentiel est de condamner vite et bien, sans savoir, sans vérifier, sans comprendre.

Idiotie, manipulation, lâcheté, complicité. Silence.

C’était hier ; la commémoration de la Shoah est une cérémonie respectée par les Nations. Ils aiment les Juifs morts, faibles, soumis, persécutés. Ceux-là sont dignes de leurs considérations, de leurs empathies. Comme il est facile d’être bons et justes aujourd’hui ! Comme il est facile de pleurer sur les corps décharnés de ces Juifs d’hier. Comme leurs paroles se libèrent de toutes peurs et angoisses existentielles dès lors qu’il ne s’agit plus d’Israel !

Mais nous, Juifs d’aujourd’hui, forts et vivants, libres sur notre terre, sionistes engagés corps et âmes dans la guerre que nous livrent les fous d’Allah, nous sommes, à leurs yeux, comme une épine enfoncée profondément dans le talon de leurs pensées moutonnières.

Aveuglement, lâcheté et suicide. Silence.

C’était hier, à Toulouse ; plusieurs enfants et adultes allant à l’école sont assassinés à bout portant et leurs assassinats sont filmés par le terroriste, djihadiste français devenu un héros que voudront imiter tous les détraqués et paumés musulmans de France. L’essentiel est que le sang Juif coule, que le film de l’horreur des enfants assassinés en direct soit visionné par d’autres détraqués, qui jouiront de la mort de ces enfants Juifs. Combien de Francais sont-ils descendus dans les rues pour manifester et dans quelles villes?

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Révolte, solitude, dégoût. Silence.

Et si les assassinats de Juifs Francais qui ont eu lieu à nouveau, cette fois-ci à Paris dans un magasin cacher, n’avaient pas été précédés de l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et des policiers qui consacrent leurs vies à défendre les citoyens, combien seraient descendus dans les rues des villes de France, pour manifester leurs révoltes, leurs peines et leurs déterminations à lutter contre le terrorisme ?

Tristesse. Silence lourd comme une stèle mortuaire.

L’organisation  » Breaking the silence », une de fois de plus, surfe sur la liberté d’expression israélienne, pour semer le doute, la discorde, et le déshonneur sur Tsahal. Cette Association qui, dans tous ces rapports, vise régulièrement et systématiquement à délégitimer l’armée de défense d’Israel, pour faire suite à la dernière guerre à Gaza, a publié « ses dernières conclusions ». Elles sont tellement déconnectées de la réalité israélienne que ce rapport ne mériterait aucune mention si ce n’est que le silence qu’ils veulent briser est si éloigné de l’intensité du silence dont nous nous enveloppons dans les moments de douleur, qu’il me paraît essentiel de souligner comment les mots et les notions sont perverties lorsque leurs auteurs sont animés par des intentions politiques partisanes.

Mais de quel silence s’agit-il? Il n’est nul besoin de briser le silence; tout peut être dit en Israel, tout peut être écrit sans qu’il y ait le moindre danger.

Cette semaine, nous étudions la parasha de la Thora qui nous raconte, entre autres, le silence qui s’impose avant le passage de la mer rouge, le chant de Myriam qui rend louange au Maître des mondes, et l’attaque d’Amalek contre les enfants d’Israel.

Entre le silence et le chant, mon âme se déchire. Comment ma bouche pourrait-elle ignorer la tristesse, la douleur de celles et de ceux qui souffrent dans leurs chairs, la perte d’un être cher? Le silence est mon refuge et cependant tout mon être intérieur est prière, amour et reconnaissance pour notre Créateur.

S’il y a un temps pour tout, il y a aussi un temps pour le silence. Lorsque mon peuple a eu besoin du miracle de la division de la mer rouge et que Moïse a prié l’Eternel, il lui a été répondu que ce n’est pas le temps des prières et des cris. Le temps est venu d’avancer dans l’histoire, sans crainte et par la force de la foi des hébreux, les eaux de la mer rouge ont été déchirées.

Entends-on ce qui est dit ici? Il y a un temps pour résister par la force de la parole, de la prière, et il y a un temps pour l’action courageuse, pour défendre nos vies, guerre totale contre les islamistes divers et variés, et autres ennemis de notre peuple, qui sont bien-entendu aussi les ennemis de la France libre et démocratique; ce temps-là est un temps dans lequel la foi qui habite nos âmes impose le silence de l’introspection avant l’action et ce silence est d’une puissance extraordinaire, il est celui de la foi qui déchire les eaux de la mer rouge. Et la mer rouge est aussi notre mer intérieure, celle que nous devons traverser à pieds secs, dans la foi, avec la haute conscience de Sa direction dans nos vies et la nette vision de la réalisation de Son projet pour l’humanité en marche vers son essentialité.

Ce temps est celui qui aujourd’hui prépare les lendemains qui chanteront pour tous, sans que soient parqués dans les poubelles de l’histoire, tant d’hommes et de femmes qui ne souhaitent pas chanter le même rêve.

Viendra ensuite le temps du chant de Myriam, celui où les cœurs des Nations, enfin unis avec Israel, comprendront comment fonctionne la direction divine et se réjouiront de la fraternité universelle authentique retrouvée.

Israel, ma bien-aimée, tu te tiens seule face aux nations, mais tu es debout et ton regard et ton cœur sont tournés vers Lui. Si aujourd’hui, je ne sais pas encore chanter, tout au moins je sais me taire et je sais aussi identifier le doute ravageur de ceux qui, tels Amalek instillent le poison dans nos esprits, afin que tremblent nos mains face aux ennemis du peuple Juif.

Israel, ma bien-aimée, ton isolement est celui de la pierre précieuse, celui de la pierre d’angle du Temple de l’humanité.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rachel Franco pour Dreuz.info.

Jerusalem le 29 Janvier 2015

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