Publié par Magali Marc le 15 février 2015

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Pendant que les Conservateurs se préparent aux élections fédérales, en octobre prochain, et prennent la question sécuritaire à bras le corps, les Libéraux tergiversent, tentent de définir le problème. Mais les Québécois en ont ras le bol de la veulerie des Libéraux envers les Islamistes et ils se préparent à voter pour Harper.

Les Libéraux de Philippe Couillard n’ont toujours pas compris qu’ils ont un problème de logiciel : pendant que les lobbies musulmans veulent qu’ils luttent contre l’islamophobie au Québec, ils sentent la pression populaire mais restent accrochés à leur vision multiculturaliste du Québec et du Canada.

Le multiculturalisme devrait fonctionner ainsi :

On dit aux immigrants «vous êtes les bienvenus au Québec et vous avez, notamment, le droit de pratiquer la religion de votre choix».

Le problème c’est que les immigrants comprennent : « vous êtes les bienvenus de venir pratiquer votre religion au Québec ». Résultat, chacun vit dans sa petite bulle ethnico-religieuse exclusive, garantie par la constitution, et ne s’occupe pas de l’entourage social.

Pour les Juifs, les Bouddhistes, les Coptes, les Orthodoxes, les Témoins de Jéhovah, pas de problème ou si peu. De temps en temps, un certain agacement se manifeste face à des sectes comme les Hassidim qui ne s’intègrent pas à la société, font la fête bruyamment et installent des cabanes sur leurs balcons pour Souccot ; les Témoins de Jéhovah qui sont très prosélytes, et occasionnellement font la manchette pour leur refus de soins médicaux ; les Mormons qui pratiquent la polygamie et épousent des gamines trop jeunes pour donner leur consentement, etc.

Mais les Hassidim et les Témoins de Jéhovah sont absents des statistiques d’activités criminelles. Ils vivent en famille, ont des valeurs compatibles avec l’ensemble de la société.

Pour tout dire, ils nous foutent une paix royale!

[quote]Sondages après sondages, les arabo-musulmans sont les moins appréciés au Québec[/quote]

Le problème des musulmans, c’est qu’ils font beaucoup parler d’eux et pas en bien, depuis l’attaque du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles de New York. Sondages après sondages, on constate que les arabo-musulmans sont les moins appréciés au Québec.

Ils ont beau jeu d’accuser les médias de les montrer sous un mauvais jour, alors qu’ils ne se dérangent jamais pour dénoncer les attentats des terroristes islamistes, les viols et égorgements en Irak ou au Nigéria, les attaques contre les Chrétiens au Pakistan et continuent de pérorer que l’Islam est une religion de paix et d’amour.

La semaine dernière, les mauvaises nouvelles se sont accumulées et les médias n’ont pas pu faire autrement que d’en parler.

Je vous propose une petite chronologie de la semaine médiatique au Québec.

Lundi 9 février

Un sondage révèle que les Québécois appuient les mesures de Harper contre le terrorisme.

D’après un sondage Léger réalisé pour Le Devoir et Le Journal de Montréal, les trois quarts (74 %) des Québécois appuient le projet de loi qui donne plus de pouvoirs au service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et aux policiers dans leur lutte contre le terrorisme.

Une autre majorité nette de 62 % des Québécois appuie la mission militaire canadienne en Irak contre le groupe État islamique (EI).

On savait, l’automne passé, que les Québécois appuyaient l’intervention canadienne en Irak contre l’État Islamique, mais un appui majoritaire à des mesures antiterroristes, c’est du jamais vu.

Du coup, les sondeurs en avalent leur poutine de travers. Les Québécois, réputés pour être des socio-démocrates, sont suffisamment montés contre le terrorisme islamique pour appuyer un conservateur de droite ?

Ben oui.

Stephen Harper a gagné des points en janvier au détriment des Libéraux fédéraux menés par l’ineffable Justin Trudeau, le fils à papa dont la popularité s’étiole de mois en mois. C’est au point que le moribond Bloc Québécois, parti qui représente les indépendantistes à Ottawa, pourrait reprendre quelques sièges. Le NPD, parti social démocrate, encore fort au Québec, ne se sent plus très solide sur ses bases.

L’analyste politique, Chantal Hébert, écrivait dans le National Post le 2 février dernier :

«Les sables mouvants de la question sécuritaire sont cause que le NPD et les Libéraux luttent pour ne pas perdre pied pendant que les stratèges des Conservateurs se disent qu’ils ont une occasion inattendue d’élargir leur empreinte au Québec, l’automne prochain » (TDA)

Mardi 10 février

Point de Bascule révèle des déclarations troublantes de terroristes lors de leur procès.

Nous étions à peine remis de notre surprise de la veille, quand nous avons appris que Chiheb Esseghaier et Raed Jaser, les deux terroristes accusés d’avoir comploté de faire dérailler un train de passagers entre Toronto et New York, sont des islamistes convaincus.

Selon le site Point de Bascule, les deux suspects ont fait des confidences à un agent du FBI qui les a secrètement enregistrés. Ces enregistrements constituent la partie essentielle de la preuve fournie par la Couronne. (Les transcriptions sont tirées d’un rapport sur le procès publié par le Globe and Mail le 5 février 2015.)

Raed Jaser y déclare:

«L’islam est un monstre, une bête.» […] «L’islam est une arme très puissante, OK, et si c’est entre bonnes mains… alors vous pouvez démolir le monde entier […] L’islam est ici pour conquérir.» […] «Il n’y a pas de telles choses que vivre et laissez-vivre dans l’islam…»

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Dans ces enregistrements, on peut également entendre Chiheb Esseghaier expliquer que le carnage qui aurait résulté de leur plan terroriste est justifié parce que les musulmans ont le droit de commettre des actes ‘haram’, des actes défendus, pour sauver leur religion. Il dit :

«La nécessité de sauver la religion est plus importante que la nécessité de sauver des vies.»

Mercredi 11 février

Un imam khomeyniste perd son passeport canadien. La ministre de l’immigration, de la diversité et de l’inclusion Kathleen Weil, s’empêtre dans la sémantique de son patron et l’Assemblée Nationale demande la libération de Badawi.

Un cheikh nommé Ali Sbeiti que Poste de Veille décrit comme un imam basé à Montréal, principal guide de l’Association des jeunes libanais musulmans, membre de l’Association Bridges, financé par la République islamique d’Iran, et fanatique du Hezbollah, se voyait retirer son passeport canadien par les autorités fédérales. Cet imam a fondé plusieurs centres islamistes pro-Khomeiny au Canada et la GRC s’intéresse à lui depuis 2009.

Le même jour, la ministre de l’Inclusion, Kathleen Weil, s’enfargeait (expression québécoise qui signifie «s’empêtrer») dans la définition de l’intégrisme. Le matin, la ministre de la Diversité soutenait qu’elle travaillerait volontiers avec un intégriste pour se raviser en après-midi affirmant qu’un intégriste est quelqu’un qui «conteste la démocratie» et qu’une telle personne n’aurait pas sa place dans son cabinet.

Pendant que sa ministre de l’Immigration pataugeait dans les définitions, son patron, le premier ministre Philippe Couillard, lui, avait finalement décidé de rencontrer la femme de Raïf Badawi, espérant sans doute faire taire les mauvaises langues qui le soupçonnent de ménager le régime saoudien.

Après cette rencontre, le premier ministre et les parlementaires, sympathiques à la cause du blogueur saoudien, ne pouvaient faire plus qu’adopter une motion revendiquant sa libération.

Jeudi 12 Février

Couillard est à cran et un intégriste se plaint des médias

• Interrogé par les médias à propos de ses exercices de sémantique lors desquels il a tenté de différentier «intégrisme» et «radicalisme», et à propos du cafouillage de sa ministre la veille, Philippe Couillard perd patience et déclare :

«Personne ne sait de quoi il parle… Il y a une différence entre la pratique rigoureuse d’une religion et le radicalisme qui est dangereux pour la sécurité du monde. Et moi, c’est la sécurité du monde qui passe avant tout.»

Puis il plaide pour qu’on «laisse les musulmans tranquilles deux minutes» alors que personne n’en avait fait mention, ni la veille avec Mme Weil, ni pendant ce point de presse au cours duquel il a «pété les plombs» comme on dit chez nous.

Après cette mise au point, le premier ministre se dirige tout de go vers la réunion avec ses députés et refuse de commenter plus avant les propos confus de sa ministre.

On comprend donc, selon les dires du premier ministre du Québec lui-même, que personne ne sait de quoi il parle. C’est très éclairant.

• Un musulman se plaint des médias qui rapportent les mauvaises nouvelles de l’Islam causant ainsi le vandalisme dont serait victime une école musulmane.

Manque de pot, celui qui gémit de la sorte n’est nul autre qu’Adil Charkaoui, porte parole du « Collectif québécois contre l’islamophobie (CQCI)» qui se charge périodiquement de dénoncer «la dégradation du climat social à l’égard des Québécois musulmans.».

Poste de Veille le décrit comme un intégriste dont la mosquée relaie l’éloge du fondateur d’Al-Qaïda. Il a déjà dit et répété à des convertis que les femmes des non-musulmans pouvaient être capturées comme butin de guerre (une doctrine endossée par l’État islamique).

Quant au petit trou dans une vitre de l’école musulmane, il serait dû à l’état de délabrement de l’édifice et n’aurait rien à voir avec le vandalisme… Tout cela n’empêche pas les médias d’interviewer et de citer Charkaoui toutes les fois qu’il est question d’islamophobie et du climat social au Québec.

Vendredi 13 février

Harper promet de faire appel d’un jugement autorisant le port du niqab lors du serment de citoyenneté canadienne, l’Université Laval boycotte les prédicateurs intégristes, des Québécois expriment leur ras-le-bol lors d’une ligne ouverte, et le maire de Shawinigan refuse un permis de construire à une mosquée.

• Un juge de la Cour fédérale, Keith Boswell, répondant à la plainte d’une immigrante pakistanaise parrainée par son mari, avait estimé la semaine précédente que l’interdiction de porter le niqab ou la burqa lors de l’assermentation à la citoyenneté canadienne (décrétée en 2011 par le ministre de l’Immigration Jason Kenney) est contraire à la Charte canadienne des droits et libertés. La dame, installée au Canada depuis 2009, avait pourtant accepté de lever le voile pour obtenir son permis de conduire.

Le premier ministre canadien, Stephen Harper a aussitôt réagi disant qu’il ferait appel de ce jugement.

De passage au Québec, M. Harper a déclaré que :

« La plupart des Canadiens trouveraient offensant qu’une personne cache son identité au moment même où elle souhaite se joindre à la famille canadienne…»

• L’Université Laval se réserve maintenant le droit de refuser que des prédicateurs intégristes viennent discourir sur son campus. Ce haut lieu de savoir s’y prend un peu tard puisque l’imam Hamza Chaoui, un ex-étudiant en génie électrique, qui a récemment fait la manchette à cause de ses discours sur la Charia, a aussi prêché à la mosquée de l’université. Mieux vaut tard que jamais.

• S’exprimant à leur façon lors d’une émission de ligne ouverte à Radio-Canada, plusieurs Québécois ont tenu à remettre les pendules à l’heure.

Un chauffeur de taxi septuagénaire a résumé dans ses mots les interrogations de la population québécoise:

« J’ai rien contre les musulmans mais s’ils ne veulent pas s’habiller comme nous, manger comme nous, vivre comme nous, pourquoi ils viennent chez nous?»

L’homme s’est rapidement fait couper la parole par Simon Durivage qui s’est empressé de passer à un autre appel. Cette fois, c’était un musulman qui demandait en toute candeur pourquoi les médias font toujours le lien entre terrorisme et islam ?

Durivage a gentiment répliqué que même si, dans le passé, il y avait eu les attentats de l’IRA ou de l’ÉTA, ceux qui commettent des attentats en criant «Allahou Akbar» se réclament eux-mêmes de l’Islam.

Durivage a raison. Les médias ne sont pour rien dans la mauvaise image de l’Islam. Les journalistes et experts invités ont tous fait des pieds et des mains pour parler de détraqués, de fous, d’exclus, de drogués, de malades mentaux, de déséquilibrés, de loups solitaires, de jeunes portés sur la violence, etc. Tout sauf d’islamistes intégristes. Non, Simon Durivage ne mérite pas de se faire dire qu’il a présenté l’Islam de façon négative !

Et, in cauda venenum:

• Le maire de Shawinigan a du céder à la pression populaire et refuser la construction d’une autre mosquée dans un quartier industriel de sa ville, estimant qu’il y a d’autres quartiers plus propices.

Il en faisait une question de zonage, mais les simples citoyens présents à cette réunion du conseil municipal de Shawinigan l’ont compris autrement et ont exprimé leur satisfaction et leur méfiance envers l’Islam.

D’après le journal Métro, certains ont dit :

«On ne veut pas de musulmans, on ne veut pas d’intégristes, on ne veut pas que nos enfants se fassent recruter…l’islam est une religion violente… »

Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites!

C’est le genre de réflexion qui nous fait passer pour des islamophobes.

Ces nouvelles, discussions et débats sont venus, cette semaine, secouer notre bienheureuse torpeur hivernale. Vivement l’hiver prochain, qu’on hiberne!

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc pour Dreuz.info.

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