Publié par Magali Marc le 29 mars 2015

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«Hélas! l’esprit critique de la gauche semble s’arrêter là où commence son pouvoir. Elle ignore l’échec, ou, plutôt, elle n’en porte jamais elle-même la responsabilité. … L’incompétence, le mensonge ou l’intrigue sont inconnus dans ses rangs. Ses analyses sont toujours correctes, et, quand elle conduit à une politique s’achevant en désastre, on ne saurait sans mauvaise foi en tirer argument contre elle.» Jean François Revel, La Tentation totalitaire* (1975, chapitre 12, p.268)

Le 20 mars dernier, Agnès Gruda, chroniqueuse tout-terrain au journal La Presse, prédisait une défaite cinglante pour Benjamin Nétanyahou en se basant sur les avis «impartiaux» de ses amis gauchistes israéliens.

Elle a donc pondu une chronique intitulée «La fin de Bibi?» en ayant soin quand même de mettre un point d’interrogation, juste au cas où…

Dans ce texte, elle ergote sur le pourquoi de la «fin de Bibi» et s’appuie sur Moshe Maoz, le spécialiste gauchiste de l’analyse psychologique/et/ou/psychiatrique de l’attitude des Arabes musulmans envers les Juifs.

Cela donne un ton péremptoire, sans appel, du genre: «…«Beaucoup d’électeurs en ont assez de Bibi», tranche l’analyste israélien Moshe Maoz…».

Manque de pot, ses amis gauchistes se sont sérieusement plantés et Bibi a été largement réélu. Résultat: elle se venge en écrivant une autre chronique le 24 mars, intitulée: «La vérité toute nue».

Elle y écrit des énormités du genre :

«Les quatre millions de Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza continuent d’élire leurs représentants palestiniens, mais n’ont aucune prise sur le choix des dirigeants israéliens …»

Où a t-elle vu que les Palestiniens en Cisjordanie ou dans Gaza tiennent des élections pour élire leurs représentants? Dans ses rêves?

C’est avec ce genre d’acrobatie mentale qu’elle parvient à se convaincre que ce sont les dirigeants israéliens qui contrôlent la destinée des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, et donc leur nient le droit aux choix démocratique de leurs dirigeants!

C’est pire encore quand elle cite une ONG:

«Quelque 12 millions d’habitants se partagent aujourd’hui un territoire allant de la Méditerranée au Jourdain. Et le tiers d’entre eux continueraient donc à être « privés de représentation politique, tandis qu’Israël pourrait continuer à contrôler la région sans se soucier de leur opinion », écrivait Sarit Michaeli, de l’ONG israélienne B’tselem, au lendemain du vote de cette semaine.»

Dans la foulée de tous les gauchistes qui ne cessent de faire pression sur Israël pour négocier «la paix» avec les Palestiniens qui les attaquent, à commencer par Obama, Mme Gruda croit qu’Israël «contrôle la région» (si seulement c’était vrai!) et ne voit que la «droite israélienne» comme responsable de tous les maux … d’Israël et du Moyen Orient.

Selon elle, puisque Nétanyahou «rejette la solution des 2 États» il n’y a que trois options possibles:

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  1. Les Palestiniens se volatilisent, (elle admet que c’est un fantasme) ;
  2. Les Israéliens continuent «l’occupation» et cette situation d’«apartheid» ;
    ou bien
  3. Un État binational est formé dans lequel les Palestiniens peuvent enfin contrôler leur destinée mais ce serait la fin de l’État juif.

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On sent qu’elle préfère cette troisième solution, la meilleure pour ses amis palestiniens, celle qui sacrifie les Juifs.

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Sa chronique a fait bondir David Ouellette, le directeur du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CERJI).

Il défend l’idée que Nétanyahou n’a pas du tout renoncé à la solution des deux États, mais a simplement souligné que cette solution n’est peut-être pas envisageable étant donné «qu’évacuer la Cisjordanie aujourd’hui poserait un risque sécuritaire inacceptable pour Israël».

David Ouellette souligne que la raison de l’impasse actuelle vient d’avantage du refus de négocier d’Abbas – même lorsque Nétanyahou a imposé un moratoire sans précédent sur la construction dans les implantations de Cisjordanie, et du fait que :

«…les dirigeants palestiniens ont refusé toutes les offres de paix et d’État palestinien formulées par Israël en 2000, 2001 et 2008. Au grand dam de la communauté internationale et même de pays arabes.»

Il ajoute:

« Il faut décidément fermer les yeux sur la réalité pour ne pas voir que la démarche unilatérale adoptée par l’Autorité palestinienne n’est pas la conséquence d’une impasse diplomatique créée par une prétendue mauvaise foi israélienne, mais le produit d’une culture politique et d’une mythologie nationale palestiniennes jusqu’au-boutistes …»

Il pourrait ajouter que ce jusqu’au-boutisme a été encouragé par les Américains et les Européens.

David Ouellette estime que même dans l’hypothèse où l’Autorité palestinienne ferait preuve de pragmatisme et accepterait une solution diplomatique durable au conflit avec Israël, on peut difficilement imaginer que le nouvel État de Palestine «dirigé par un gouvernement faible, non-élu, corrompu et en conflit avec une opposition islamiste armée vouée à la destruction d’Israël ne connaîtrait pas le même sort que la Syrie…»

Le cerveau de la chroniqueuse de La Presse est imperméable aux raisonnements qui ne viennent pas de ses amis et des contacts qu’elle entretient auprès des médias et ONG gauchistes.

Concernant Agnès Gruda, il n’y a que 3 options possibles:

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  1. Elle se volatilise (c’est de l’ordre du fantasme) ;
  2. Elle cesse de décrire l’«occupation» israélienne comme un «apartheid» et fait un immense effort intellectuel pour comprendre ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient (un autre fantasme) ;
  3. Elle continue de diaboliser la droite israélienne, de faire la promotion d’un État unique palestinien et de la disparition d’Israël, auquel cas elle laisse tomber son masque et montre son antisionisme, c’est à dire la vérité toute nue !

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc pour Dreuz.info.

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