Publié par Gaia - Dreuz le 6 mai 2015

CRS-Trappes

Jeudi, jour de la visite du président de la République à Brest, 44 fonctionnaires de la CRS 13 de Saint-Brieuc, sur 74, s’étaient fait porter pâle. D’autres compagnies avaient dû être appelées en renfort pour assurer la sécurité de la visite présidentielle.

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Ils se sont fait remonter les bretelles. Le directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone, a fait part de son mécontentement mardi auprès des CRS de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), dont une majorité s’était fait porter pâle le jour du déplacement du président de la République à Brest, jeudi 30 avril.

Ce jour là, 44 fonctionnaires de la CRS 13 de Saint-Brieuc, sur 74, étaient portés malades. D’autres compagnies avaient dû être appelées en renfort pour assurer la sécurité de la visite présidentielle.

Jean-Marc Falcone a rappelé aux CRS «l’impératif de sécurité» et a demandé aux sept directeurs zonaux des CRS, présents à Saint-Brieuc avec le directeur central des Compagnies républicaines de sécurité, Philippe Klayman, de «relayer son message». Le directeur de la police a dit «avoir conscience de la charge pesant actuellement sur les forces de l’ordre» en raison de Vigipirate et du contexte de menace terroriste et ajouté «avoir ouvert des négociations» sur les revendications des CRS. Le DGPN «comprend d’autant moins ce mouvement d’humeur (…) ça ne se fait pas», a-t-il ajouté.

Les CRS dénoncent le manque d’effectif et la faible rémunération

Ce «mouvement d’absentéisme n’a rien à voir avec François Hollande», a commenté le délégué général CRS au syndicat Alliance Police Nationale, Eric Mildenberger, présent lui aussi à Saint-Brieuc. «C’était simplement une mission de plus alors que les fonctionnaires marnent depuis des semaines et des semaines», notamment depuis les attentats de janvier et le renforcement du plan Vigipirate, a-t-il précisé.

«Ce qui s’est passé à Saint-Brieuc s’est déjà passé dans 10 compagnies de CRS en France», a-t-il commenté. «Ça montre bien la fatigue et le ras-le-bol» des fonctionnaires. Trois compagnies de CRS de Toulouse s’étaient déjà mises en arrêt maladie début avril.

Outre le problème de manque d’effectifs, le représentant syndical a mis l’accent sur celui «de la rémunération», plus particulièrement la question de l’indemnité journalière d’absence temporaire (IJAT) lorsque les CRS sont en déplacement pour des opérations de maintien de l’ordre. Cette indemnité de 30 euros n’a pas été revalorisée depuis 13 ans selon le syndicat.

«On demande que la disponibilité opérationnelle des CRS, 24 heures sur 24, non compensée, et l’IJAT soient rémunérées à hauteur de 47 euros», ce qui correspondrait à un montant total de 17 millions d’euros», a-t-il développé.

«L’administration serait prête à mettre 17 M€, mais pour les CRS et les gendarmes mobiles», soit, a déploré le syndicaliste, 7 M€ pour les CRS et 10 M€ pour les gendarmes mobiles «alors que ces derniers sont logés gratuitement au titre de la disponibilité opérationnelle». D’autres mouvement de grogne sont donc à prévoir.

http://www.leparisien.fr/faits-divers/malades-pour-la-visite-de-hollande-les-crs-se-font-remonter-les-bretelles-05-05-2015-4748539.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

© Gaïa pour www.Dreuz.info

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