Publié par Schlomo Goren le 30 mai 2015

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La France recule au classement des pays les plus compétitifs

L’école suisse de commerce international Institute for Management Development (IMD) a publié mercredi son classement pour l’année 2015.

La France perd cinq places, et elle se retrouve au 32e rang du classement IMD des pays les plus compétitifs au monde.

Les Etats-Unis conservent leur première place. Ils sont récompensés pour la résilience de leur économie, leur capacité à créer des emplois et leur avance en matière de technologie et d’infrastructures. Ils sont suivis par la Suisse, Singapour et Hong Kong, trois pays régulièrement bien placés dans un autre classement, celui des pays les plus innovants. Alors que l’Allemagne est sixième en matière de compétitivité, il faut chercher la France… à la 32e place. L’Hexagone s’est même fait dépasser par l’Islande, malgré une timide avancée d’une place au classement.

Le Luxembourg fait son entrée dans le « top ten » du classement, en décrochant le 6e rang, alors qu’il se plaçait au 11e rang précédemment. Les autres pays figurant parmi les dix premiers du classement sont le Canada, la Norvège, le Danemark, la Suède et l’Allemagne, qui était encore sixième l’année passée, et qui a perdu en efficacité et occupe le 10e rang.

La France en revanche a perdu 5 places en 2015, glissant au 32e rang. Elle pâtit surtout d’une image exécrable auprès des dirigeants d’entreprise interrogés par l’IMD. Sur une échelle de 0 à 10 (0 signifiant que le pays n’encourage pas du tout le développement des affaires et 10 qu’il l’encourage beaucoup), la France est péniblement noté 4,13 par les dirigeants, se situant 50e sur 60.

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Le « petit pays de merde » qu’est Israël, ainsi qualifié cyniquement par Daniel Bernard, qui fut ambassadeur de France à Londres sous la présidence de Jacques Chirac en Grande-Bretagne », se trouve au 24e rang, et bien qu’ayant rétrogradé de cinq places par rapport au classement 2013, se trouve devant la France.

Pour l’IMD, les principaux défis à relever pour la France sont « la réduction des formalités administratives, la baisse des coûts du travail et de la charge fiscale, l’encouragement à l’investissement privé ». Par contre, les 5 indicateurs les plus attractifs de la France sont le niveau élevé d’éducation, la main-d’œuvre qualifiée, des infrastructures fiables, une forte culture Recherche et Développement, et une stabilité politique.

Le reste du classement de l’IMD montre qu’en Europe, la Grèce se relève malgré tout grâce à l’amélioration du rendement de ses entreprises. Ce critère lui permet de passer de la 57e à la 50e place.

En Europe de l’Est, l’Ukraine et la Russie ont perdu des places en 2015. L’Ukraine passe du 49e rang au 60e, et la Russie du 38e rang au 45e.

En Asie, la plupart des économies en perte de vitesse ont vu leurs économies domestiques décliner ou ont été lésées par des infrastructures vieillissantes ou peu développées, relève l’IMD.

Parmi les pays émergents, l’Afrique du Sud recule légèrement à la 52e place (- 1 rang) tandis que le Brésil pointe à la 56e (- 2 rangs). Le Mexique prend deux places, à la 39e. L’Inde stagne à la 44e. La Chine gagne une place, à la 22e. Cette tendance s’explique par des améliorations dans l’éducation et les dépenses publiques, relève l’IMD.

Le rapport 2015 a étudié la compétitivité de 61 pays sur la base de près de 350 critères. La Mongolie a fait son entrée pour la première fois dans ce classement cette année. Avec une croissance de 11,6 % en 2013, la Mongolie occupe le 57e rang du classement. La Mongolie tire sa croissance de l’exploitation minière, d’une consommation soutenue et d’un « bon environnement fiscal pour les entreprises ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

Méthodologie

Le classement de l’IMD, qui fait référence au niveau mondial, prend en compte plus de 300 critères, dont deux tiers de données statistiques (Etat de l’économie, commerce international, emploi, politique fiscale, bureaucratie, qualité de la main d’œuvre, accès aux capitaux, infrastructures, système de santé, dépenses de R&D…) et pour un tiers les résultats d’un sondage réalisé auprès de 4.300 dirigeants d’entreprise.

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